Interview de Mélanie de Coster

une nouvelle interview est en ligne

Notre passion au fil des pages

pixiz-14-11-2017-22-39-47– Bonjour, comment allez vous ?

Bonjour, je vais très bien merci. J’ai pleins de projets en ce moment, et ça me donne toujours la pêche !

– Pouvez vous nous parler un petit peu de vous, votre parcours ?

Je m’appelle Mélanie De Coster, j’ai 40 ans (oups) et j’écris des romans. Je viens de Belgique, j’ai vécu à Paris, dans le sud de la France, maintenant près d’Angers.

J’ai toujours écrit, mais cette région me porte particulièrement parce que je n’ai jamais été aussi productive que depuis que je m’y suis installée.

– Présentez nous un peu votre/vos romans

Mes romans tournent souvent autour de l’univers fantastique. C’est un monde dans lequel je me sens à l’aise. Déjà parce que j’en lis beaucoup, mais aussi parce que je peux en définir moi-même les limites.

De l’autre côté des mondes parle d’un groupe de jeunes handicapés moteurs qui découvrent un…

View original post 1 142 mots de plus

Publicités
Écolo et auteur, c’est possible ?

Écolo et auteur, c’est possible ?

J’écris des livres. Et je m’intéresse à la préservation de notre planète. Est-ce qu’il y a un rapport entre les deux ? Pour moi, oui. Je vais vous expliquer pourquoi. Et, surtout, comment je le mets en pratique.

Ecolo et auteur, c'est possible ?

Un auteur est-il une personne responsable ?

J’écris des livres. Avant tout parce que j’aime raconter des histoires (et que mes personnages m’infligeraient mille tortures si je les abandonne). Mais j’ai toujours aussi été consciente de ma responsabilité en tant qu’autrice.

Quand j’étais (beaucoup) plus jeune, j’étais incapable de mettre en scène un véritable méchant. C’est une des raisons pour lesquelles j’aurais sans doute beaucoup de mal à écrire du polar. Pour moi, créer un personnage qui soit vraiment, intrinsèquement et profondément mauvais, prêt à commettre des atrocités, c’était impossible. C’était comme d’amener volontairement sur la planète quelque chose de mauvais. Pourquoi vouloir faire ça au monde ?

Pour la folie, merci de repasser plus tard-2.jpg

J’ai (un peu) évolué sur ce pan de l’écriture, mais il n’en reste pas moins que je sais que ce que j’écris porte aussi un message. Parce que les livres nous apprennent aussi la vie. Je suis sincèrement persuadée que je tiens mon esprit ouvert et mon empathie de tous les romans que j’ai pu lire. Et je tiens à transmettre ces notions dans mes textes aussi.

Je préfère qu’un lecteur me dise « je ne regarde plus les personnes en fauteuil roulant de la même manière grâce à votre roman » que « j’ai appris comment découper un corps en cinq parties grâce à vous ».

(et je ne critique absolument pas ceux qui mettent en scène des meurtriers, c’est juste qu’ils me font trop peur pour que j’aie envie de rentrer dans leur tête)

Quel est le lien entre l’écriture et l’écologie ?

Si le contenu de mes textes est important, ce qui les entoure l’est tout autant. Et je ne vous parle pas de l’image de couverture, de la manière dont je communique ou des séances de dédicace. Ni même de la mise en page du livre.

Mais, tout simplement, de l’objet dans ce qu’il a de plus pur : le papier. Et la manière dont il est choisi et imprimé.

Parce que oui, j’aime bien les arbres, mais j’aime tout autant les livres papier. Et que je ne suis pas prête, je l’avoue, à renoncer aux deuxièmes au profit des premiers.

Ce qui ne m’empêche pas de chercher un moyen pour protéger la planète tout en produisant mes livres. Et donc, toujours dans un esprit responsable, de montrer « le bon exemple » (oui, j’étais l’aînée de ma famille, le bon exemple, c’est un concept que je connais très bien).

C’est quoi un livre écolo ?

Un livre écolo, c’est un livre qui utilise des procédés un peu moins cra-cra que les autres pour arriver sur le marché.

Pour ma part, en tant qu’autrice indépendante, j’ai regardé un peu ce que les imprimeurs proposaient. Et si j’ai décidé de faire imprimer mes livres par BOD, c’est :

  • pour que vous puissiez les commander facilement en librairie
  • pour qu’ils soient imprimés sur un papier FSC

    logo-fsc-forets-pour-tous-pour-toujours

Ce label FSC signifie que « le produit est fabriqué à partir d’un minimum de 70 % fibres de bois issues de forêts certifiées FSC et/ou de fibres recyclées post-consommateur, et de 30 % maximum de Bois contrôlé (control wood) et/ou de fibres recyclées pré-consommateur. »

Du bois issu de forêts gérées de manière responsable, c’est plutôt pas mal, et ça correspond assez à mon engagement. Dans l’impression sur demande (qui évite des stocks de livres imprimés pour rien puis jetés quand plus personne n’en veut, et donc un gaspillage de ressources conséquent), cette option supplémentaire était importante pour moi.

Et moi j’y gagne quoi en tant qu’autrice indé ?

Personnellement, et comme je tiens à être transparente avec vous, je gagne moins d’argent avec un livre imprimé via BOD que si je le mets en ligne directement sur Amazon.

Mais le double avantage cité plus haut (vous pouvez faire vivre votre libraire en commandant mes livres chez lui ET je contribue à la préservation de la planète) vaut, pour moi, ce léger sacrifice.

Cette forêt existe peut-être grâce à nous !.jpg

La question que je me pose, c’est si, pour vous, en tant que lecteur, c’est un détail qui a aussi son importance ?

 

 

Photo by Becca Tapert on Unsplash
Photo by arvin febry on Unsplash
Photo by Casey Horner on Unsplash
Photo by Tyler Lastovich on Unsplash