La saison des salons, c’est maintenant !

La saison des salons, c’est maintenant !

Si vous regardez attentivement ma page dédicaces (que vous consultez régulièrement avec beaucoup d’attention, j’en suis sûre), vous avez noté que mon emploi du temps des semaines à venir va être… comment dire… un peu chargé.

Et oui, les salons reprennent !

la saison des salons

Pourquoi participer à des salons ?

En effet, pourquoi faire des heures de route (sous la pluie, en hiver… mm, excusez-moi),

s’enfermer pendant tout un week-end dans une salle municipale et regarder des gens marcher devant moi ?

Vous avez plusieurs choix devant vous :

  • parce que je suis maso
  • parce que j’ai plein de temps à perdre
  • parce que j’aime rencontrer des lecteurs.

On commence à se connaître, maintenant, vous et moi, alors je suis sûre que vous savez quelle sera ma réponse (indice : c’est la dernière).

Oui, participer à des séances de dédicace, des salons et autres, c’est l’occasion de rencontrer de nouveaux lecteurs, de revoir ceux qui ont déjà lu mes titres et qui ont plein de choses à dire dessus, de discuter avec plein de gens qui aiment les livres (ou pas, même si cette réponse me surprend toujours autant)… Bref, ça peut être assez épuisant pour une introvertie comme moi… (un jour je ferai un article sur les introvertis…)

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Mais c’est en même temps tellement satisfaisant, ça m’apporte tellement d’ondes positives que je suis toujours prête à recommencer !

Ce que cette année de salons m’a appris

J’ai du mal à croire qu’il y a seulement un an que j’ai réellement commencé à participer à des salons de manière régulière, professionnelle, en tant qu’autrice.

Et que je suis maintenant plutôt bien équipée. En général, vous me verrez avec :

  • des marque-pages à distribuer

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  • un roll-on pour faire joli et mieux vous aider à me repérer

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  • un terminal de paiement pour que tout le monde puisse régler par carte au besoin (en commandant par ce lien, vous obtiendrez une remise sur celui que j’utilise)
  • des tampons pour agrémenter mes signatures (un jour, je saurai dessiner)
  • des décorations sur ma table de dédicace : des figurines, ma petite loutre tricotée main…
  • un nouveau présentoir pour mes livres
  • et même, pour mes prochains salons, un déguisement !

Parce que oui, quand je vois les jolies tenues qui se promènent sur les salons du fantastique auxquels je participe, j’ai moi-aussi envie de participer à l’ambiance !

Salon généraliste ou  fantastique ?

Dans mes prochaines dates, vous voyez un joli mix entre des salons purement centrés sur l’imaginaire (les aventuriales, Scorfel, le Salon Fantastique de Paris…) et d’autres plus généralistes (même si j’ai tendance à dire qu’un roman, c’est toujours de l’imaginaire, apparemment il y aurait une nuance plus appuyée).

Même si je me sens dans mon élément dans les salons fantastiques (et oh, on se retrouve entre gens qui aiment la même chose, elle est pas belle la vie ?), c’est intéressant aussi de participer à des salons plus ouverts à d’autres styles. Ne serait-ce que parce que je n’aime pas l’idée de mettre des gens dans des petites cases, de se fermer, de se ghettoïser… Je ne pourrais pas m’arrêter là, et refuser de rencontrer des gens qui, peut-être, n’aiment pas particulièrement le fantastique. S’ils aiment les livres, déjà, on est sur la même longueur d’ondes !

Un message pour vous

Même si ça en a parfois l’air, je n’écris pas juste ces articles pour le plaisir de pondre des mots pour moi toute seule devant mon écran.

J’aime quand ce que j’écris sur ce blog peut vous apporter quelque chose, à vous en tant que lecteurs et lectrices, comme en tant qu’auteurs et autrices.

Pour ceux qui aiment plonger dans les pages d’un livre, les parcourir, et qui viennent en salons pour nous rencontrer : Continuez ! Venez nous voir, venez découvrir des livres, des auteurs, des genres que vous connaissez peut-être moins. Profitez-en pour faire des découvertes et, surtout, n’ayez jamais peur de nous parler. On adore ça, nous, échanger avec vous !

Pour ceux qui prennent des tas de notes et noircissent des pages : participez ! Se présenter à un salon, ça peut être angoissant, déroutant. Mais c’est aussi un endroit où vous allez recevoir beaucoup d’amour, et ça en vaut la peine. Vous n’êtes pas obligé d’avoir plein de matériel pour vous présenter. Venez avec vos livres, votre identité… Et laissez la magie opérer !

 

Photo by Jaredd Craig on Unsplash

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Tu fais quoi ce week-end ? J’écris en groupe

Tu fais quoi ce week-end ? J’écris en groupe

Quand j’ai annoncé que j’allais passer le week-end près de la forêt de Brocéliande (waw ! ) mais que je resterais enfermée devant mon ordinateur, certains n’ont pas compris mon enthousiasme. Et pourtant, pour moi, ce n’était pas loin d’être le week-end idéal. Voilà pourquoi…

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Comment régler le problème majeur d’un auteur ?

Vous voulez savoir quel est le problème numéro 1 d’un auteur ? Non, ce n’est pas trouver des idées (loin de là). Ni même l’accord du participe passé (non, mais franchement, vous nous prenez pour qui?) Et c’est rarement un problème de robinet (quoique parfois de train, pour aller sur des salons littéraires).

Non, le problème principal que rencontrent la plupart des auteurs, c’est le manque de temps. Parce qu’il est très difficile de nos jours de vivre de l’écriture (plus de 80 000 auteurs déclarant leurs revenus touchent moins de 8 800 euros de droits d’auteur par an, ce qui correspond à 80 % des auteurs dits professionnels) et que la grande majorité des auteurs et autrices en France ont donc un travail en plus. Ainsi qu’une vie de famille, pour certains d’entre eux.

Quand vous vous plaignez d’avoir une vie tellement chargée que vous n’avez même pas le temps de lire un livre, pensez qu’eux doivent trouver les heures nécessaires pour l’écrire (et qu’elles sont beaucoup, beaucoup plus nombreuses que le temps que vous consacrerez à les parcourir)

Pour trouver du temps pour écrire, nous avons donc généralement la possibilité de :

  • ne pas dormir la nuit
  • nous lever très tôt le matin (dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne)
  • refuser toute vie sociale

Autant vous dire que lorsque l’on nous propose de nous libérer un créneau dans notre emploi du temps juste pour écrire, nous sommes plutôt enthousiastes. En tout cas, moi, je l’ai été. Et voilà comment je me suis retrouvée un week-end entier à partager une table avec plein d’ordinateurs.
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Comment ça se passe un week-end d’écriture ?

Pour bien prévoir votre week-end d’écriture, vous devez avoir :

  • de quoi écrire. Ordinateur ou carnet de note, au choix de l’usager.
  • Du carburant. Thé, café, trucs salés et sucrés à grignoter.
  • Un casque, pour vous isoler du bruit éventuel ou pour ne pas déranger les autres avec de la musique.

Et c’est tout ! L’Association des Auteurs Indépendants du Grand Ouest, dont je fais partie, a fourni tout le reste : un gîte, de la nourriture, de l’électricité (ainsi que des jeux de société et de la bonne humeur, beaucoup de bonne humeur).

Dans tout cela, vous mettez donc une grande table, des prises électriques en suffisance et des gens déterminés à travailler. Et, très vite, vous verrez plein de têtes penchées vers des écrans qui se remplissent de mots à mesure que le temps passe. Avec des petits bruits de clavier pour rythmer leur avancée.

Et le résultat est à la hauteur : certains ont terminé un scénario, d’autres ont finalisé leurs corrections, écrit de nouveaux chapitres, tracé les grandes lignes de leurs histoires à venir. Quand on veut travailler, et que l’on est là pour ça, on est assez efficace.

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1 694 mots en deux heures de travail, pas mal, non ?

Et vous ne pouviez pas faire ça chez vous ?

Vous avez déjà essayé de travailler depuis chez vous. D’ignorer complètement ce gros tas de poussière qui vous éternue au nez à chaque fois que vous passez devant. Comme votre enfant qui veut absolument vous montrer son dernier dessin. Ou votre vieille tante qui doit vous raconter au téléphone sa dernière opération.

Il est très difficile d’arriver à consacrer un week-end entier, sans se laisser distraire ni avoir mauvaise conscience, à l’écriture. Et puis, il faut bien le dire : de nombreux écrivains sont des procrastineurs (et ce n’est pas Lionel Davoust qui me contredira). Donc les bonnes excuses pour faire autre chose (y compris traîner sur les réseaux sociaux, hum…) ne manquent pas dès qu’il s’agit d’écrire. La moindre scène qui bloque peut nous entraîner dans des mécanismes de défense incroyablement étudiés.

Ce qui ne peut pas être le cas quand vous avez payé pour vous enfermer devant votre ordinateur ! Imaginez un peu le sens de la culpabilité exacerbée qu’entraînerait le fait d’avoir sciemment décidé de négliger votre famille et gaspillé vos deniers pour, au final, n’avoir rien de tangible à produire ! Non, vraiment, le fait de décider de passer un week-end à l’extérieur, consacré à l’écriture, est terriblement plus efficace que de tenter le même travail chez soi.

Sans compter que…

Il y a des bénéfices secondaires

Avez-vous été attentif pendant la lecture de cet article ? Si oui, vous vous rappelez que je vous ai parlé de bonne humeur. Si non, ce n’est pas grave, je vais vous expliquer un peu plus en détail ce qu’il en est.

D’abord, la bonne compagnie. Vous passez le week-end en compagnie de personnes qui partagent les mêmes objectifs, angoisses, volontés… que vous. Vous êtes sur la même longueur d’ondes. Vous vous comprenez. Rien que ça, déjà, ça n’a pas de prix.

Ensuite, la facilité. Vous n’avez à vous occuper de rien. Vous êtes là pour écrire, point. Ok, vous allez préparer les repas (plus ou moins, oups, j’ai souvent été distraite de ce point de vue-là). Voire faire un peu de vaisselle. Mais en groupe, ce qui est déjà plus sympa. Et les courses comme les menus ont été établis à l’avance. Vous avez juste à vous laisser porter (et à vous concentrer sur l’écriture, yeah)

Ensuite bis, les bons moments. Je ne vais pas prétendre que l’on a écrit 24 h/24 non stop. Déjà parce qu’il faut dormir, même un peu. Ensuite parce qu’il faut manger (voir le point précédent). Et puis aussi parce que le cerveau ne peut fonctionner en surtension en permanence sans griller. Ce qui occasionne d’ailleurs des conversations souvent très délirantes (les lamas ! Les cloportes ! La décapitation ! Seuls les initiés comprendront…) Et que tout ça, c’est plutôt chouette. Les repas duraient d’ailleurs un peu longtemps tellement nous discutions. Mais ça ajoute un bonus non négligeable à l’esprit du week-end.

 

Bref, au cas où vous ne l’aurez pas compris, c’est le genre d’expérience que tout auteur devrait vivre au moins une fois dans sa vie. Ou une fois dans l’année. Ou une fois par mois ?

Photo by Jessica Castro on Unsplash