Pourquoi prendre un agent littéraire ?

Pourquoi prendre un agent littéraire ?

Le monde de l’édition, je le connais sous différents angles. J’ai travaillé en maison d’édition, j’ai auto-édité un livre, j’en ai publié d’autres chez des éditeurs… Je suis ce que l’on appelle maintenant un auteur hybride et je suis un peu plus consciente de mes compétences dans ce domaine.

Je sais :

  • écrire
  • corriger
  • communiquer sur les réseaux sociaux
  • gérer de la logistique
  • aller à la rencontre des lecteurs sur des salons

Par contre, je ne suis absolument pas une commerciale. Me vendre reste un acte assez difficile pour moi, que ce soit pour convaincre une librairie de présenter mes titres ou pour séduire un éditeur. Il faut savoir dire « je suis la meilleure, mon livre est absolument génial » sans avoir l’impression de raconter une nouvelle fiction. Ce n’est pas le rôle dans lequel j’excelle.

Je devais donc trouver une autre manière de rentrer en contact avec ceux qui veulent me lire…

Percer dans l’édition

Vous savez combien de titres paraissent chaque année, tous réseaux confondus ? Et combien de manuscrits sont envoyés à des éditeurs sans jamais réussir à se transformer en livres ?

Beaucoup.

Beaucoup trop.

(et c’est là que vous voyez que je suis une littéraire, et pas une matheuse : j’ai toujours été incapable de retenir des chiffres. Si ces derniers vous intéressent, vous en trouverez quelques-uns dans cet article).

Pour être lu par une maison d’édition, il est possible :

  • d’envoyer son manuscrit par la poste
  • d’utiliser son réseau pour être mieux présenté
  • de rencontrer un professionnel de cette maison lors d’un salon littéraire et de nouer le contact.

Je ne fais pas partie de ceux qui disent que l’envoi par la poste ne sert à rien. Mon conte pour enfants paru chez Hemma, tout comme Le Secret du vent, chez HQN, ont été découverts de cette manière. Il faut de la patience, et un bon texte, mais ça reste un circuit qui fonctionne.

Sauf que… Sauf que, justement, il ne faut pas être trop pressé. Dans le monde de la SFFF, une maison d’édition reconnue l’est aussi pour les longs délais de ses réponses aux auteurs. Plus d’un an pour recevoir même un refus, ça peut être usant.

l'auteur doit être patient - Mélanie De Coster

 

L’agent littéraire : un modèle anglo-saxon ?

J’ai grandi, en tant que personne comme en tant qu’auteur, en puisant dans l’univers littéraire anglo-saxon. Un monde où les agents littéraires sont omni-présents. Même les réussites des écrivains qui m’ont marqué, comme Stephen King ou JK Rowling, doivent beaucoup à leurs agents.

Pour moi, très tôt, il a donc été logique de souhaiter être représentée par un agent. Or, cette spécificité culturelle était encore loin d’être développée en France il y a quelques années. Pire, certains affirmaient même que les éditeurs rejeterraient le poulain d’un agent plutôt que de lui prêter attention.

Faisons immédiatement une pause : j’ai beaucoup de mal à croire qu’un éditeur voudrait passer à côté d’un auteur talentueux et d’un titre intéressant. Qu’il soit ou non présenté par un agent.

Dans mes débuts en tant qu’écrivain, je n’avais pas d’autres options que de proposer mes textes à des agents anglophones. Mais comme j’écris en français, j’avais quand même peu de chances de les intéresser.

Quelques années plus tard, on a commencé à parler aussi d’agents littéraires en France. Mais ceux-là non plus ne se seraient alors pas retournés sur moi : ils ne suivaient que les auteurs déjà bien installés et reconnus, si possible avec quelques best-sellers à leur actif. Nous ne jouions pas vraiment dans la même cour…

agents littéraires - mélanie De Coster

 

Et puis, l’année dernière, j’ai appris qu’un syndicat des agents littéraires se formait en France. Avec une charte qui leur est propre. (depuis, ce syndicat en a rejoint un autre, le Sfaal).

À l’époque, j’ai donc repris mon bâton de pèlerin virtuel et j’ai été frapper à la porte des agents d’auteurs regroupés au sein de ce syndicat.

Les agents littéraires en France de nos jours

Je ne vais pas vous mentir : nombre des agents du syndicat continuent de ne prendre dans leurs écuries que les auteurs qui ont déjà du succès. C’est très bien pour eux, même si leur rôle alors est plus celui d’un conseiller en investissement qu’autre chose, d’après ce qui en paraît en tout cas dans la presse. Je ne les jugerai pas, mon contact avec eux a été plus que limité jusqu’à présent.

Pourtant, la donne est en train de changer dans le paysage des agents littéraires en France. On voit des auteurs reconnaître qu’ils font appel à un agent, comme Samantha Bailly, dans le but souvent essentiellement de défendre leurs droits.

Moi, je cherchais un agent à la mode anglo-saxonne : une personne qui croirait suffisamment en moi pour aller me représenter auprès des éditeurs. Même si je n’ai encore explosé aucun compteur de ventes.

l'agent littéraire, un chevalier - Mélanie De Coster

Et… Cela existe.

J’ai contacté plusieurs agents, en leur demandant s’ils pensaient que De l’autre côté des mondes pourrait convaincre un éditeur, en leur rappelant mon parcours littéraire jusque-là, et en leur précisant que je travaillais sur un nouveau projet. Et l’un de ces agents a demandé à voir ce nouveau projet. Il a été convaincu, enthousiaste même, alors que le roman n’était pas encore fini. Le livre, c’était De Biblioteca (qui prendra un jour un autre titre, je l’espère, à moins qu’Umberto Eco me le cède). L’agent, c’était Editio Dialog.

Le contact avec un agent

Je profite de cet article pour remercier Editio Dialog, dont je peux maintenant dire qu’il s’agit de mon agent. Pour son humanité, son enthousiasme, sa patience… Pour tout ce qui fait qu’un échange avec un professionnel du livre ne doit pas nécessairement être froid et mercantile. On parle ici de passion, d’art, de transformation… Et c’est aussi tout ça que je retrouve chez cet agent.

Si je devais cependant donner quelques conseils à un auteur qui souhaite contacter un agent littéraire, c’est de lui apporter de la matière. Je ne suis absolument pas certaine que mon agent aurait choisi de me représenter si je n’avais pas déjà quelques titres à mon actif. Et si je ne lui avais pas démontré que j’étais, justement, active dans ce domaine.

Je suggérerais aussi de prendre le temps de lire le contrat. Chacun peut ou non y trouver son compte. Mais il s’agit de chiffres, de droits et et devoirs, et il ne faut jamais signer un contrat sans l’avoir étudié de près.

 

Aujourd’hui, De Biblioteca est entre les mains de mon agent. Il va toucher des éditeurs par ce biais-là. J’ai envie de croire que ce sera plus rapide, peut-être plus efficace que si je l’avais envoyé moi-même. Seul l’avenir nous le dira.

 

Des parutions en jeunesse

Elles ne sont pas tout à fait récentes, mais voici quelques-unes des couvertures présentant certaines de mes anciennes parutions en presse jeunesse. Il pourrait y en avoir d’autres cette année, je ne manquerai pas de vous en tenir informés, évidemment !

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Et si vous avez envie de vous occuper à lire un peu pendant les frimas hivernaux (qui alternent de manière très agaçantes avec des températures presque printanières… Je ne sais plus si j’ai froid ou pas, ce qui est totalement ridicule), vous pourrez aussi (re)lire mon précédent blog d’auteur par ici

Rencontres au clair de lune

Les éditions HQN m’avaient donc fait confiance pour Le Secret du vent… et ils l’ont prouvé en le rééditant dans le cadre d’un « coffret » collectif paru en automne dernier (oui, oui, pour Halloween… Une bonne occasion pour frissonner en douceur) : Rencontres au clair de lune

Vous y retrouverez Le Secret du vent mais aussi les textes d’autres auteurs qui ont édité des textes fantastiques chez HQN.
Vous ne trouvez pas que la couverture donne envie de se blottir sous un plaid bien épais une nuit de pleine lune et de savourer sa lecture ?

le Secret du vent

Le Secret du vent est la seule romance que j’ai écrite à ce jour… sur fond de fantastique bien sûr.

 Résumé : Une île bretonne entourée de brume… Des secrets de famille murmurés par le vent… Le souvenir de tragédies gravé dans la roche…
Maël est revenu. Maël, mon Maël, est de retour sur l’île. Enfin. Mais son arrivée réveille les vieilles histoires et rallume les braises des rancœurs passées. Je le sens bien : on murmure sur mon passage, les regards se teintent de suspicion et mes talents de guérisseuse ne sont plus considérés avec bienveillance. Je ne devrais pas me rapprocher ainsi de lui, je le sais, c’est dangereux. Mais c’est plus fort que moi. Il est mon phare dans la brume, et avec la tempête qui approche, j’aurai plus que jamais besoin de lui… 

Pour ce roman, que j’ai situé dans l’île de Sein, même si je ne la nomme jamais, je me suis longuement documentée sur la vie des insulaires et sur quelques traditions bretonnes. L’univers que j’ai créé est plein de brume et de mystère, comme de rites ancestraux qui se répètent de génération en génération. En le lisant, vous découvrirez le secret des origines d’une jeune femme rousse aux pouvoirs particuliers.

Édité chez HQN

De l’autre côté des mondes

Ce livre est paru en auto-édition il y a quelques années, à une époque où je m’intéressais à ce mode d’édition et où j’avais envie de prendre un peu les choses en main par moi-même.

Je suis un peu revenue de l’auto-édition depuis, sans doute parce que je n’ai pas vraiment une âme de démarcheuse commerciale, mais cela ne m’empêche pas d’être fière du petit succès qu’il a déjà eu jusqu’ici. Dans les prochains jours, je vous posterai quelques liens vers des critiques et je vous parlerai des derniers échos le concernant.

Résumé : « Les temps changent » affirme l’Homme aux Noix. Les Bâclés ne le contrediront pas, eux les anciens rejetés de la classe, maintenant sauveurs de l’humanité. Ils ne sont pas très nombreux, cinq ou six, selon les versions. Mais ils sont attendus dans Laléa. Avant de rencontrer le Balafré, ils devront éviter des ombres armées de griffes, trouver des fermes invisibles, apprivoiser des êtres de légende… Apprendre, aussi, à reconnaître leurs amis. Laléa a besoin d’eux. Les Bâclés ont peut-être aussi besoin de Laléa. Merlin, leur professeur, sera leur guide dans leur traversée vers cet autre monde. Il sait que son aide ne sera pas suffisante. Et pourtant, il ignore encore qui hurle dans la nuit, et quels animaux se créent dans les secrets des châteaux. Les Bâclés avancent… 

Actuellement, ce roman est toujours disponible en édition numérique sur Amazon

Un conte de Noël

L’un de mes tous premiers textes pour enfants édités, l’histoire de lutins qui cherchent comment gâter le père Noël… et qui trouvent une idée douce et originale à la fois. La fête de Noël est une de mes fêtes préférées, j’aime tout ce qui l’entoure, du sapin au chocolat, en passant par les chants de Noël et les biscuits préparés en famille.

J’ai d’abord écrit ce conte pour mes neveux et nièces, les premiers représentants de la génération suivante dans ma famille… il a depuis été repris dans plusieurs rééditions de ce recueil collectif, intitulé Sur les pas du père Noël et d’abord édité aux éditions Hemma

J’étais très heureuse de voir ce titre apparaître chez une maison d’édition belge, ce qui était un peu un retour aux sources pour moi.