Comment s’est passé mon premier salon en tant qu’autrice ?

Comment s’est passé mon premier salon en tant qu’autrice ?

Qui dit sortie de nouveau livre, dit aussi campagne de communication pour le montrer. Et il n’y a rien de plus efficace que d’aller directement à la rencontre des lecteurs. C’est avec cette conviction que j’ai commencé à remplir mon calendrier de dates de signatures…

La première d’entre elles s’est déroulée ce samedi 11 novembre à la librairie Richer, à Angers. L’occasion pour moi de revenir sur mes émotions et les faits liés à cet événement.

Avant le salon

Tout a commencé par une rencontre. Non, il ne s’agit pas d’une histoire d’amour, mais bien de la manière dont j’ai eu l’occasion de participer à un salon littéraire pour la première fois. Lors d’un échange avec l’un des libraires de chez Richer (dont nous préserverons l’anonymat. Disons juste qu’il s’appelle N. et qu’il est célébré en Belgique le 6 décembre…), j’ai parlé de la sortie du Secret du vent. Et c’est ainsi que N. m’a invitée à me joindre à Richer 49, un salon qui regroupe des auteurs venus uniquement du Maine et Loire.

Très enthousiaste, j’ai contacté-relancé-harcelé (rayez la mention inutile) mon éditeur pour que les livres arrivent à temps à la librairie. Et j’ai aussi pu venir avec des exemplaires de De l’autre côté des mondes (il est tellement beau avec sa nouvelle couverture qu’il méritait sa place sur la table).

Pour la petite histoire, mes livres ne sont jamais arrivés… Heureusement que j’avais du stock à la maison que j’ai pu amener le jour-même de la séance de dédicace.

Quelques heures avant

Alors que j’étais jusque-là plutôt confiante, la nuit précédent la signature, j’ai cumulé des rêves étranges sur le sujet. Dans l’un d’entre eux, Little Finger m’obligeait à vendre des produits pour lui en même temps. (pour ceux qui ne le connaissent pas, Little Finger fait partie des personnages de Game of Thrones avec lequel il vaut mieux ne pas être en affaires).

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J’ai aussi rêvé que les autres auteurs s’étalaient sur la table et ne me laissaient pas de place, que j’étais payée avec des bons pour des tours en montagne russe (moi qui ai horreur de cela)… Bref, quand je me suis levée ce matin, j’étais loin d’être rassurée !

J’ai lancé un appel sur ma page Facebook pour demander des encouragements. Et je remercie encore tout ceux qui ont répondu à ma demande et dont j’ai senti la confiance et l’affection auprès de moi tout au long de la journée.

J’ai aussi eu l’occasion de covoiturer avec une autrice voisine (coucou Laure Manel), ce qui a bien contribué à faire baisser mon trac.

L’arrivée sur place

Et nous voilà aux portes de la librairie. Les tables sont bien installées. Il y a mon nom et mes livres dessus. Je suis à quelques pas de l’entrée, accueillie avec un cadeau du libraire (un beau stylo) et coachée par une « nounou » qui nous distribuera tout au long de la journée boissons chaudes (du thé pour moi, évidemment) et grignotages. L’accueil était vraiment extraordinaire.

De 15 h à 19h, je n’ai pas vu le temps passer. J’ai discuté avec mes voisins de table, j’ai présenté mes titres lors d’une table ronde, j’ai rencontré de nombreux lecteurs, dont la plupart me découvraient. Et quelle émotion !

C’est le moment où j’ai envie de remercier Héloïse, qui ne parvenait pas à se décider entre Le Secret du vent et De l’autre côté des mondes (et qui a pris les deux ! C’est aussi pour ça que j’essaye que mes livres ne coûtent pas trop chers, pour qu’ils soient accessibles à tous), ou encore le frère de Sylvie qui m’a acheté ce roman pour l’offrir à sa sœur, cette grand-mère qui voulait un titre pour son petit-fils et tous ceux qui se sont arrêtés et avec qui j’ai échangé !

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Le début d’une tournée

À la fin de la journée, j’étais sur mon petit nuage. Moi qui sors généralement épuisée des moments que je passe avec d’autres personnes, je suis repartie avec un tel niveau d’énergie que j’ai mis des heures à m’endormir une fois le soir venu.

Pour la première fois, j’ai compris ce que peut ressentir une rockstar à l’occasion d’une tournée. Oui, la comparaison est peut-être exagérée, mais c’est exactement le sentiment que j’avais !

Peut-être que je ne dirai plus cela après cinquante séances du même style… Seuls les briscards des séances de dédicace pourraient me le confirmer. Mais j’ai vraiment adoré ces échanges… et je suis repartie avec l’envie d’en faire plein d’autres.

Ce qui tombe très bien, puisque d’autres dates sont déjà prévues :

– le 25 novembre à la médiathèque de Goven

– le 2 décembre au Super U de Mazé

– le 3 décembre au salon du livre populaire à Elven

– le 7 avril au Festival ImaJn’ère à Angers (et voici d’ailleurs deux photos prise par eux lors de ce salon)

Mélanie De Coster - Richer 49

Mélanie De Coster Richer 49

D’autres dates sont encore en préparation, ne manquez pas de vous inscrire à ma newsletter pour les découvrir ! J’ai hâte de vous rencontrer…

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Le Secret du vent sort en version papier

Le Secret du vent sort en version papier

Il y a des moments clés dans la vie d’un auteur. Aujourd’hui, c’est celle de la sortie papier du Secret du vent. Elle a été précédée de nombreuses autres étapes.

lancement secret du vent

Un éditeur a sélectionné le titre

Nous sommes en 2012. Je déménage dans une région inconnue, que je me plais à découvrir. J’ai un peu plus de temps pour moi, un réel espace bureau. Je me remets à écrire un peu plus sérieusement. Et, sans vraiment trop y croire, j’envoie un manuscrit à une maison d’édition. Oui, à une seule. (je vous avais dit que je n’y croyais pas trop)

HQN à cette époque ouvre ses portes, et recherche de nouveaux auteurs, tous genres confondus. Je me dis que je n’ai rien à perdre à tenter l’aventure…

Le temps passe.

Et puis, un jour, je reçois un message sur mon téléphone « bonjour, nous avons lu avec attention votre manuscrit, L’île de la sorcière, et nous souhaiterions l’éditer. Est-il toujours disponible ? »

Je vous passe les sauts de joie un peu partout dans la maison, l’appel surexcité à mon chéri et la grosse respiration prise avant d’appeler l’éditeur.

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Mon roman, qui s’appelait donc à l’époque L’Île de la sorcière, reçoit plein de compliments. J’entends qu’il s’agit de bit-lit qui sort des poncifs du genre, qu’il est vraiment intéressant et qu’ils sont enthousiastes à l’idée de le présenter. Il sortira uniquement en numérique dans un premier temps, puis, si le succès est au rendez-vous, la parution papier pourra être envisagée.

Des hauts et des bas

Tout était bien parti pour le titre qui allait s’appeler Le Secret du vent. Même si, entre temps, l’éditrice avec laquelle j’étais en contact est remplacée et que la maison d’édition a l’air de se tourner de plus en plus vers la romance. Mon contrat était signé et tout le monde (moi la première) avait envie d’y croire.

Le titre sort, en numérique donc. J’ai quelques doutes sur sa couverture et je ne suis pas certaine que le positionnement sur l’histoire d’amour (qui ne constitue qu’une partie de l’histoire) soit vraiment adéquat. Mais je fais confiance.

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Le livre s’est vendu. Mais jamais suffisamment pour envisager la parution en papier. Je suis en partie responsable : j’étais persuadée à l’époque que c’était la maison d’édition qui se chargeait de la communication et de la promotion, et je suis restée inactive de ce point de vue-là.

Ils ont pourtant fait ce qu’ils pouvaient, ressortant même l’ouvrage dans un format Bundle avec une autre couverture.

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J’ai pourtant quelques bonnes critiques. Et de plus en plus de personnes me demandent s’il sortira un jour en papier…

Prendre l’imprimeur par les cornes

Après beaucoup d’hésitation, je me décide à contacter HQN pour savoir s’il est possible d’envisager que je récupère les droits papiers de ce roman. Je n’ai rien à leur reprocher, mais je veux tenter une autre approche pour mon titre.

On se met d’accord et le livre s’apprête à repartir pour une nouvelle aventure.

À ce moment-là, la question s’est posée : auto-édition ou recherche d’un éditeur classique ? Qui accepterait de récupérer uniquement les droits papiers du livre ?

J’ai préféré ne pas perdre mon temps et mon énergie et faire, cette fois, ce que moi je voulais pour ce titre.

C’est ainsi que j’ai opté, après plusieurs échanges avec une graphiste, pour une couverture qui me plaît vraiment.

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Et que j’ai même travaillé les pages intérieures pour proposer un livre qui soit aussi un bel objet à manipuler !

J’ai aussi revu le texte de la quatrième de couverture pour aller vers l’univers que je voulais vraiment mettre en avant dans ce roman.

Comment survivre sur une petite île de Bretagne quand on est une sorcière ? En refusant d’accepter ses pouvoirs.

C’est le choix que Gwenaëlle a fait des années plus tôt.

Mais le vent souffle, les légendes se réveillent… Et le passé de Gwenaëlle et de celles qui l’ont précédée la rattrape.

Alors que les éléments se déchaînent et que les événements se précipitent, comment assumera-t-elle son héritage ?

Et j’ai même concocté un petit booktrailer :

Et comme j’ai envie de lui donner un maximum de chance, Le Secret du vent peut même être commandé directement en librairie (il suffit de donner à votre libraire son titre et son auteur).

Dans les semaines qui viennent, je vais aussi participer à un certain nombre de séances de dédicaces. Essentiellement dans ma région mais je ne suis pas opposée à l’idée de me déplacer ailleurs.

Le Secret du vent est maintenant prêt à s’envoler !

Et si on parlait de la rentrée littéraire ?

Et si on parlait de la rentrée littéraire ?

J’ai eu l’occasion de discuter récemment avec un libraire (de la librairie Richer, pour ne pas donner de nom) à propos de la rentrée littéraire. Voilà les faits que j’en ai retenus, qui intéresseront autant les lecteurs que les auteurs.

à propos de la rentrée littéraire

La rentrée littéraire en chiffres

chiffres rentrée littéraire

Chaque année, entre mi-août et octobre, ce ne sont pas des dizaines de titres qui paraissent, mais des centaines… Oui, rien que ça ! Parmi eux, il y avait, en 2017, 81 nouveaux romans. Autant dire que ce n’est pas très facile de parvenir à se faire remarquer dans cette avalanche de titres qui arrivent en librairie.

Mais, justement, parviennent-ils tous sur les rayons et les tables de nos libraires préférés ?

D’après le libraire, quand un éditeur sort quelques dizaines de titres pour la fin de l’été, il n’en présente réellement que cinq ou six aux libraires. Oups ! Et double-oups quand on sait que le libraire va sans doute lui-même effectuer une sélection parmi ces ouvrages.

À leur décharge, il est presque impossible de tous les lire : même moi, qui suis une dévoreuse de livres, je ne lis pas 500 romans par an… et encore moins sur deux mois !

Mais, dans ce cas, comment être mis en avant ?

Faites vos jeux… et vos choix

Pour cette fameuse rentrée littéraire, les éditeurs aiment mettre en avant des titres qui sont susceptibles d’être nominés pour des prix, voire d’en remporter. Goncourt, Renaudot, Fémina… Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, n’est-ce pas ?

Certains auteurs sont aussi invariablement attendus en septembre, comme Amélie Nothomb, toujours ponctuelle.

Mais pour les autres, est-ce vraiment une si bonne affaire que cela de paraître à cette période de l’année ? Quelle chance a réellement un titre d’arriver jusque dans les mains des lecteurs (et de devenir un best-seller, par exemple ?).

le jeu de la rentrée littéraire

Ce n’est pas qu’une histoire de hasard, même s’il entre aussi en ligne de compte. Les libraires sont très fiers de pouvoir dire, à propos d’un auteur « celui-là, c’est moi qui l’ai découvert en premier », et de participer à son succès. La qualité du titre, le bouche-à-oreille, la présence au bon moment… Tout cela a son importance.

Parce qu’il faut bien reconnaître que les éditeurs, particulièrement les plus gros, n’ont pas les moyens humains ni financiers de défendre tous leurs titres avec la même vigueur.

D’un point de vue personnel, je trouve tellement dommage de publier un ouvrage pour ne pas lui donner ensuite toutes ses chances. J’entendais dire récemment que le nombre de ventes moyen d’un roman, en France, tous auteurs confondus, était de 350 exemplaires. Ce qui signifie que, dans de nombreux cas, les éditeurs ne gagnent même pas d’argent en les publiant ! Alors, certes, on peut toujours imaginer qu’ils continuent par amour des textes, mais dans ce cas-là, encore une fois, pourquoi ne pas aller au bout de la démarche au lieu de les laisser dépérir de leur petite mort ?

La rentrée littéraire, une bonne affaire ?

Ce que j’en retiens, personnellement, c’est que voir son titre inscrit au catalogue d’un éditeur en septembre est loin d’être une garantie de réussite pour la survie du livre.

Mais peut-être que vous avez une autre opinion sur la question, ou un éclairage différent à m’apporter. Je suis curieuse de toutes les expériences que vous auriez à me communiquer sur le sujet…

 

 

À partir de quand peut-on dire qu’un livre a du succès ?

À partir de quand peut-on dire qu’un livre a du succès ?

Le succès… Voilà bien un terme vague qui représente tout un tas de rêves et de fantasmes pour bon nombre de personnes. Quels sont les signes du succès, à partir de quand peut-on dire que l’on en a et faut-il toujours en avoir plus ? Autant de questions que de nombreux artistes se posent (de ce point de vue là, les auteurs n’ont rien à envier aux célébrités qui sont placardées dans les entrées des cinémas).

Je me suis penchée sur cette question. Du point de vue littéraire uniquement (même si, là encore, le terme littéraire est à prendre au sens large… Disons du point de vue de l’écrit).

de quoi dépend le succès d'un livre

Un best-seller, c’est un tirage de combien d’exemplaires ?

J’avoue, sans aucune honte, que je suis la première à dire « le jour où j’écrirai un best-seller, je… » (me payerai une femme de ménage, terminerai d’aménager mon jardin, partirai plus souvent en voyage… Merci de ne rayer aucune de ces mentions, toutes aussi utiles les unes que les autres).

Je prononce cette phrase avec beaucoup d’autodérision, mais il n’empêche que j’ai un tout petit peu envie d’y croire quand même. Je ne vais pas vous mentir : si je pouvais vivre de l’écriture (ce que représente pour moi un best-seller), je serais ravie. Et c’est certainement le cas pour la plupart des auteurs.

Mais c’est quoi un best-seller ?

Si l’on s’en tient au chiffre des ventes, les palmarès sont impressionnants : en 2016, l’auteur le plus vendu en France a vu partir 1 833 300 exemplaires de ses œuvres. Ce qui est plutôt pas mal, du moins en résultats financiers (je ne parlerai pas ici de la valeur ou non des ouvrages qui se vendent bien. Il est depuis longtemps établi que cela n’a qu’un impact relatif sur les ventes).

Vous savez pourtant ce qui rend ce nombre encore plus époustouflant ? C’est que l’on commence à parler de best-seller dès qu’un titre dépasse quelques milliers de ventes (5 000 en moyenne). Ce chiffre dépend bien sûr du genre de l’ouvrage, certains se vendant mieux que d’autres.

Néanmoins, si vous entendez dire qu’un roman a dû être réédité parce que le premier tirage s’est révélé insuffisant, c’est plutôt bon signe pour l’auteur…

Et le tirage moyen, il est de combien ?

Le tirage moyen dépend évidemment des moyens des maisons d’édition. Certaines peuvent se permettre d’investir plus en masse. Il varie aussi selon la notoriété de l’auteur ou la confiance qu’a l’éditeur en sa réussite.

Une chose est sûre : ce tirage ne cesse de diminuer d’année en année, alors même que le nombre de titres produit augmente.

Mais passons aux chiffres : en 2015, selon les sources, le tirage moyen se situe entre 5 000 et 7 500 exemplaires.

On pourrait donc en déduire que tout best-seller est un titre qui nécessite une réédition tellement le public s’est précipité dessus (et là, je ne peux m’empêcher d’imaginer une horde de personnes se jetant sur les livres et donnant des coups de coude pour être les premiers à attraper leur « précieux »… Oui, je sais, je rêve).

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Cependant, ce résultat ne concerne que l’édition dite « classique ». Dès qu’il s’agit d’impression à la demande ou d’édition numérique, il n’y a pas de tirage initial.

Voilà qui complique donc la recherche de ce qui fait un best-seller.

Un best-seller en auto-édition, c’est possible ?

Voyons un petit peu ce qu’il en est. Aujourd’hui, les maisons d’édition traditionnelles scrutent les ventes des auteurs indés. Pourquoi ? Pour leur racheter illico presto leurs droits dès qu’un titre semble attirer les faveurs du public. Certains considèrent qu’ils cèdent à la facilité, en oubliant leur devoir de « découvreur de talent », d’autres ajoutent que le succès n’est pas lié à la qualité… Peu importe, nous n’allons pas nous mentir : l’édition, c’est aussi du commerce. Et si cela fonctionne, après tout, pourquoi les éditeurs devraient-ils se priver de cette manne ? Comme le rappelait récemment un éditeur lors d’une conférence : la réussite de certains gros titres leur permet de financer aussi des ouvrages d’auteurs inconnus, plus risqués, qu’ils ont également à cœur de défendre. Vu comme ça, c’est déjà plus intéressant n’est-ce pas ?

Mais comment étudier les chiffres de vente d’un autoédité ? À partir de quand considère-t-on qu’il a réussi son pari ? Quand il rentre dans le top 100 d’Amazon ? Dans le top 10 ? Quand il y reste un temps suffisamment long ?

Avouez que ce n’est pas toujours facile à déterminer… D’après plusieurs études, les stars de l’auto-édition dépassent les 10 000 exemplaires, principalement en format numérique, moins cher que le format papier. C’est à ce stade qu’ils sont contactés par des éditeurs. Ils font d’ailleurs un pari : personne ne peut garantir que les ventes sont réussies. Ce n’est pas le même acte de dépenser 2,99 € ou d’en donner 16 € pour un livre papier. Cependant, le marketing se basant sur des phrases telles que « ce livre est déjà un succès » semble toujours efficace de nos jours.

Le succès se mesure-t-il uniquement en chiffres ?

Si je m’arrête quelques instants sur ces considérations, je suis surtout étonnée de voir l’importance des chiffres dans un univers aussi littéraire. Il n’y aurait donc que cela qui compte ? Et le succès d’estime, les marchés de niche, l’idée de ne pas vendre beaucoup, mais aux personnes à qui le livre va vraiment plaire ?

le succès n'est pas une question d'argent

Ah oui, mon banquier intervient pour me dire que c’est bien joli tout ça, mais que ce n’est pas avec trois commentaires élogieux que je vais payer mon loyer…

Certes, certes (cela dit, si vous voulez commenter mes livres sur Amazon, il paraît que c’est bon pour votre karma… et pour m’aider à me faire connaître).

Néanmoins, je vous avouerais que quand quelqu’un me dit « j’ai adoré ton roman », cela fait naître beaucoup plus de papillons dans mon ventre que quand je vois que j’ai réalisé une vente de plus.

Et si, finalement, le succès dépendait essentiellement des repères que l’on se fixe soi-même ? Quand on commence comme auteur, vendre cinquante romans c’est déjà énorme ! Cela représente tellement de lecteurs qui vont découvrir notre univers et qui ne l’auraient jamais connu si le livre était resté enfermé dans le tiroir de notre imagination.

Parce que ce que j’aime moi, c’est créer tout un monde, pas le vendre. Et ce petit endroit spécial, inclus dans les pages de mes livres, je considère déjà qu’il a du succès si quelques personnes ont envie de s’y promener avec moi.

Pour moi, le succès, ce n’est pas se mesurer aux autres pour savoir qui a le plus gros chiffre de ventes. Je n’apprécie pas plus un livre parce que des milliers de personnes l’ont aimé avant moi. Le succès, c’est plaire à quelqu’un que je ne connais pas et qui me découvre. D’un point de vue humain, cela me suffit.

le succès depend ce qu'on met dedans

Oui, je voudrais vendre suffisamment pour pouvoir passer ma vie à écrire. Mais je n’écris pas pour gagner de l’argent. La nuance est là. Et j’espère qu’elle sera toujours présente en moi !

Mais je suis curieuse… Pour vous, c’est quoi le succès ?

Comment j’ai construit votre carnet de gratitude

Comment j’ai construit votre carnet de gratitude

L’idée de préparer un carnet de gratitude m’est venue simplement en discutant avec mes filles. Elles voulaient aussi pouvoir noter chaque jour ce qu’elles avaient apprécié ou vécu de positif, mais elles avaient du mal à trouver des idées.

J’ai compris qu’elles ne devaient pas être les seules dans cette situation, et le départ était lancé…

comment j'ai construit votre carnet de gratitude

Retrouvez le goût des listes

La mode des bullet journal m’a fait comprendre une chose : en réalité, tout le monde aime les listes. Surtout quand elles sont bien présentées. (oh, d’ailleurs, vous trouverez de jolis exemples de bullet journal sur le compte instagram de la fille au carnet)

Pour ce carnet, j’ai commencé à construire, dans ma tête, des listes de petites choses qui rendent la vie plus belle. Pour la plupart, elles sont évidemment liées à ma propre expérience, mais je pense qu’elles restent assez universelles : une bonne pâtisserie, un moment de qualité avec un ami, un joli paysage…

pge intérieur carnet de gratitude

L’idée, c’était de vous inciter à noter toutes ces petites parcelles d’existence, dans ce carnet, au fil de vos pérégrinations… Vous pourrez ainsi les retrouver à la fin de l’année et vous dire que oui, vous avez vécu un certain nombre de beaux moments pendant les mois écoulés.

Surtout qu’on a souvent tendance à se rappeler surtout les événements tristes, malheureux ou dramatiques… Il est temps que cela change, non ?

Des images toujours plus belles

Proposez des pistes pour remplir votre carnet, c’était déjà une bonne chose. Mais je voulais aussi que ce soit un bel objet, quelque chose que vous ayez envie d’utiliser au quotidien, qui soit déjà beau avant même que vous ne commenciez à y intégrer ce qui vous rend la vie plus belle.

J’ai donc laissé parler mon goût de l’esthétique, pour trouver des images qui correspondent à chaque fois aux thèmes proposés par les listes.

Et de belles images, de préférence. Je vous ai montré dans le précédent article l’une d’entre elles, il y en a d’autres, avec parfois un peu de poésie et de tendresse, souvent beaucoup de douceur…

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Je tenais à ce que vous vous sentiez bien rien qu’en regardant le carnet. J’espère que ce sera le cas.

Je vous offre un peu d’inspiration

Comme je l’ai dit aussi, dans ce carnet, vous trouverez des citations sur la gratitude. Je n’ai pas voulu y insérer des phrases que j’aurais rédigées moi-même, mais plutôt vous montrer que la gratitude est un sentiment universel. Vous y trouverez ainsi des mots prononcés par des personnalités du monde entier, des petites phrases qui devraient vous donner envie de partager ces sentiments à votre tour.

La gratitude est le secret de la vie. L’essentiel est de remercier
pour tout. Celui qui a appris cela sait ce que vivre signifie.
Il a pénétré le profond mystère de la vie.
Albert Schweitzer

Et vous comprendrez alors que remercier la vie, c’est quelque chose qui peut vraiment vous aider à l’améliorer, plus encore que de mieux en profiter.

Dites merci, ça vous fera du bien !

Dites merci, ça vous fera du bien !

En tant qu’auteur, j’ai rarement l’occasion de dire merci publiquement. À part à la fin de mes ouvrages, ou dans leurs dédicaces, quand je remercie ceux qui m’ont soutenue, aidée, encouragée, suivie… Mais je n’ai jamais eu à préparer un discours pour les Oscar (heureusement d’ailleurs, je suis sûre que j’oublierais quelqu’un et que je m’en voudrais à vie !)

Dire merci, c’est important, pourtant… Vous savez que vous avez tout à gagner à le faire régulièrement ?

Dites merci, ça vous fera du bien !

Comment la gratitude peut changer votre vie

Il n’y a pas qu’aux êtres humains que l’on peut dire merci (et encore, nous ne le faisons déjà pas assez). Nous pouvons aussi remercier le soleil qui nous réchauffe, le vent qui nous rafraîchit, le livre qui nous a fait rêver… En réalité, remercier l’univers ou qui de droit pour tout ce qui construit nos bonheurs quotidiens, c’est un excellent moyen d’être encore plus heureux. Et même d’améliorer sa santé. Cela a même été scientifiquement prouvé !

D’après une étude de Robert Emmons, un professeur américain, noter chaque jour nos expériences positives, aussi petites soient-elles, procure une baisse du niveau de stress, une meilleure qualité du sommeil, une plus grande détermination, une performance accrue et une chute du risque de dépression !

Le pouvoir de la gratitude n’est donc plus à démontrer : cela a déjà été fait !

 

Pourquoi je vous parle de gratitude

Sur ce blog, je vous présente souvent mes avancées en tant qu’auteur, des conseils pour mieux écrire, des détails sur mon parcours… Et bien, la gratitude, c’est un concept que j’ai découvert, que j’ai mis en œuvre… et que j’avais envie de partager avec vous.

Je ne voulais plus me contenter de seulement partager des articles sur le sujet via ma page Facebook, j’avais envie d’aller plus loin. Avec vous. Pour vous.

Et, graduellement, l’envie de vous construire un carnet de gratitude, pour vous aider à mieux vous rendre compte que oui, vous aussi vous profitez de la vie, a pris de l’ampleur…

Ce qu’il y aura dans ce carnet

Pour une fois, je ne vais pas vous raconter d’histoire. Le carnet de gratitude que je vous ai préparé, c’est un outil, pour vous. J’aurais pu concocter quelques contes pour vous démontrer l’efficacité de la gratitude… mais j’avais envie que vous vous appropriiez cet outil en le construisant vous-même. Ce sera donc à vous d’écrire dedans, tout au long des pages que je vous ai réservées…

Mais il ne s’agit pas d’un simple carnet avec une couverture inspirante… J’ai voulu vous aider à trouver des pistes de ce qui vous rend heureux. Parce qu’on oublie parfois de se contenter de l’ordinaire de notre vie : un arc-en-ciel, une glace avec des pépites de chocolat, un fou-rire… Donc dans VOTRE carnet de gratitude, je vous propose des listes thématiques, à remplir au gré de vos envies.

Et comme j’aime les jolies choses, j’ai cherché des photographies et des images qui le rendent plus beau… Ainsi que des citations du monde entier qui vous rappelleront de dire « merci la vie ».

Un petit aperçu sur votre carnet ?

Le carnet de gratitude sera bientôt proposé à la vente… Je vous en reparlerai dès qu’il sera disponible. Mais je n’allais pas vous laisser ainsi sans plus d’informations sur lui. Voici un petit coup d’œil indiscret sur sa couverture et sur une page intérieure…

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Alors, vous aimez ?

Dans les prochains jours, je vous parlerai un peu plus de la manière dont j’ai préparé ce carnet…

Pourquoi prendre un agent littéraire ?

Pourquoi prendre un agent littéraire ?

Le monde de l’édition, je le connais sous différents angles. J’ai travaillé en maison d’édition, j’ai auto-édité un livre, j’en ai publié d’autres chez des éditeurs… Je suis ce que l’on appelle maintenant un auteur hybride et je suis un peu plus consciente de mes compétences dans ce domaine.

Je sais :

  • écrire
  • corriger
  • communiquer sur les réseaux sociaux
  • gérer de la logistique
  • aller à la rencontre des lecteurs sur des salons

Par contre, je ne suis absolument pas une commerciale. Me vendre reste un acte assez difficile pour moi, que ce soit pour convaincre une librairie de présenter mes titres ou pour séduire un éditeur. Il faut savoir dire « je suis la meilleure, mon livre est absolument génial » sans avoir l’impression de raconter une nouvelle fiction. Ce n’est pas le rôle dans lequel j’excelle.

Je devais donc trouver une autre manière de rentrer en contact avec ceux qui veulent me lire…

Percer dans l’édition

Vous savez combien de titres paraissent chaque année, tous réseaux confondus ? Et combien de manuscrits sont envoyés à des éditeurs sans jamais réussir à se transformer en livres ?

Beaucoup.

Beaucoup trop.

(et c’est là que vous voyez que je suis une littéraire, et pas une matheuse : j’ai toujours été incapable de retenir des chiffres. Si ces derniers vous intéressent, vous en trouverez quelques-uns dans cet article).

Pour être lu par une maison d’édition, il est possible :

  • d’envoyer son manuscrit par la poste
  • d’utiliser son réseau pour être mieux présenté
  • de rencontrer un professionnel de cette maison lors d’un salon littéraire et de nouer le contact.

Je ne fais pas partie de ceux qui disent que l’envoi par la poste ne sert à rien. Mon conte pour enfants paru chez Hemma, tout comme Le Secret du vent, chez HQN, ont été découverts de cette manière. Il faut de la patience, et un bon texte, mais ça reste un circuit qui fonctionne.

Sauf que… Sauf que, justement, il ne faut pas être trop pressé. Dans le monde de la SFFF, une maison d’édition reconnue l’est aussi pour les longs délais de ses réponses aux auteurs. Plus d’un an pour recevoir même un refus, ça peut être usant.

l'auteur doit être patient - Mélanie De Coster

 

L’agent littéraire : un modèle anglo-saxon ?

J’ai grandi, en tant que personne comme en tant qu’auteur, en puisant dans l’univers littéraire anglo-saxon. Un monde où les agents littéraires sont omni-présents. Même les réussites des écrivains qui m’ont marqué, comme Stephen King ou JK Rowling, doivent beaucoup à leurs agents.

Pour moi, très tôt, il a donc été logique de souhaiter être représentée par un agent. Or, cette spécificité culturelle était encore loin d’être développée en France il y a quelques années. Pire, certains affirmaient même que les éditeurs rejeterraient le poulain d’un agent plutôt que de lui prêter attention.

Faisons immédiatement une pause : j’ai beaucoup de mal à croire qu’un éditeur voudrait passer à côté d’un auteur talentueux et d’un titre intéressant. Qu’il soit ou non présenté par un agent.

Dans mes débuts en tant qu’écrivain, je n’avais pas d’autres options que de proposer mes textes à des agents anglophones. Mais comme j’écris en français, j’avais quand même peu de chances de les intéresser.

Quelques années plus tard, on a commencé à parler aussi d’agents littéraires en France. Mais ceux-là non plus ne se seraient alors pas retournés sur moi : ils ne suivaient que les auteurs déjà bien installés et reconnus, si possible avec quelques best-sellers à leur actif. Nous ne jouions pas vraiment dans la même cour…

agents littéraires - mélanie De Coster

 

Et puis, l’année dernière, j’ai appris qu’un syndicat des agents littéraires se formait en France. Avec une charte qui leur est propre. (depuis, ce syndicat en a rejoint un autre, le Sfaal).

À l’époque, j’ai donc repris mon bâton de pèlerin virtuel et j’ai été frapper à la porte des agents d’auteurs regroupés au sein de ce syndicat.

Les agents littéraires en France de nos jours

Je ne vais pas vous mentir : nombre des agents du syndicat continuent de ne prendre dans leurs écuries que les auteurs qui ont déjà du succès. C’est très bien pour eux, même si leur rôle alors est plus celui d’un conseiller en investissement qu’autre chose, d’après ce qui en paraît en tout cas dans la presse. Je ne les jugerai pas, mon contact avec eux a été plus que limité jusqu’à présent.

Pourtant, la donne est en train de changer dans le paysage des agents littéraires en France. On voit des auteurs reconnaître qu’ils font appel à un agent, comme Samantha Bailly, dans le but souvent essentiellement de défendre leurs droits.

Moi, je cherchais un agent à la mode anglo-saxonne : une personne qui croirait suffisamment en moi pour aller me représenter auprès des éditeurs. Même si je n’ai encore explosé aucun compteur de ventes.

l'agent littéraire, un chevalier - Mélanie De Coster

Et… Cela existe.

J’ai contacté plusieurs agents, en leur demandant s’ils pensaient que De l’autre côté des mondes pourrait convaincre un éditeur, en leur rappelant mon parcours littéraire jusque-là, et en leur précisant que je travaillais sur un nouveau projet. Et l’un de ces agents a demandé à voir ce nouveau projet. Il a été convaincu, enthousiaste même, alors que le roman n’était pas encore fini. Le livre, c’était De Biblioteca (qui prendra un jour un autre titre, je l’espère, à moins qu’Umberto Eco me le cède). L’agent, c’était Editio Dialog.

Le contact avec un agent

Je profite de cet article pour remercier Editio Dialog, dont je peux maintenant dire qu’il s’agit de mon agent. Pour son humanité, son enthousiasme, sa patience… Pour tout ce qui fait qu’un échange avec un professionnel du livre ne doit pas nécessairement être froid et mercantile. On parle ici de passion, d’art, de transformation… Et c’est aussi tout ça que je retrouve chez cet agent.

Si je devais cependant donner quelques conseils à un auteur qui souhaite contacter un agent littéraire, c’est de lui apporter de la matière. Je ne suis absolument pas certaine que mon agent aurait choisi de me représenter si je n’avais pas déjà quelques titres à mon actif. Et si je ne lui avais pas démontré que j’étais, justement, active dans ce domaine.

Je suggérerais aussi de prendre le temps de lire le contrat. Chacun peut ou non y trouver son compte. Mais il s’agit de chiffres, de droits et et devoirs, et il ne faut jamais signer un contrat sans l’avoir étudié de près.

 

Aujourd’hui, De Biblioteca est entre les mains de mon agent. Il va toucher des éditeurs par ce biais-là. J’ai envie de croire que ce sera plus rapide, peut-être plus efficace que si je l’avais envoyé moi-même. Seul l’avenir nous le dira.