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L’Attraction de la terre, mon nouveau roman

Mon nouveau titre, L’Attraction de la terre, sort dans moins de 10 jours, il est donc temps de vous en dire un peu plus à son sujet. Vous allez tout savoir : de quoi il parle, bien sûr, mais aussi les coulisses du projet et comment il a été travaillé. Et vous aurez même une information en plus si vous lisez bien tout !

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De quoi parle L’Attraction de la terre ?

L’Attraction de la terre, comme Le Secret du vent, se déroule sur l’île de Sein. Ça, c’est pour le cadre géographique, qui a été ici encore plus travaillé. Il y a des vrais morceaux de Bretagne dedans, avec la mer Celtique, quelques passages qui se situent à Audierne et à Brest… Je commence à connaître de mieux en mieux ce petit bout de territoire et ses spécificités. Quelques-unes se retrouvent dans le roman, et certaines anecdotes devraient vous amuser. J’avoue que c’est un plaisir de creuser ainsi dans les caractéristiques d’un endroit pour mettre un peu de réel dans une histoire qui est totalement inventée.

Dans ce livre, vous allez retrouver Gwenaëlle, l’héroïne duSecret du vent (ou faire sa connaissance, puisque j’ai écrit les deux livres pour qu’ils puissent se lire de manière individuelle. Mais j’y reviendrai par la suite). Elle a pris quelques années, son couple s’est laissé happer par le quotidien, et elle est à cet âge où l’on se demande si la vie qu’on mène est bien celle dont on rêvait. Elle est donc en pleine croisée des chemins… et les événements vont venir la bousculer.

Ces événements tournent autour de Max. Max, c’est son fils adoptif. Si Gwenaëlle a appris à maîtriser ses pouvoirs de sorcière, lui tente plutôt de les étouffer. Les seuls moments où il les utilise, c’est quand il doit ranger sa chambre ! Max a 16 ans, et c’est un adolescent typique… ou presque. Car Max vit très isolé sur cette petite île qu’il n’a jamais quittée. Il se sent seul, différent des autres, et il refuse de s’avouer que ses pouvoirs magiques ne sont pas sa seule différence.

Quand Antonin, de quelques années son aîné, revient sur l’île et que Max se sent irrépressiblement attiré par lui, ce dernier devra pourtant reconnaître ce qui (ou qui) fait battre son cœur plus vite que d’ordinaire.

Ce n’est pas si facile pour lui. D’une part, parce que nous sommes dans les années 80, et que l’homosexualité vient à peine d’être dépénalisée (et qu’il n’est pas évident de se construire différemment quand on vit dans une communauté isolée, sans contact avec l’extérieur). De l’autre parce que des sorcières l’attaquent, bien décidées à l’éliminer (quitte à faire beaucoup de dégâts autour de lui au passage… Mais c’est pour la bonne cause, diraient-elles).

Il y a même de la musique des années 80 dans le roman… et j’ai concocté une playlist spéciale pour retrouver les titres que mes personnages écoutent

Voilà donc un petit aperçu de ce qui se passe dans L’Attraction de la terre… (avec quelques loutres en plus !)

Pourquoi avoir choisi de parler de ces thèmes ?

Dans Le Secret du vent, sous couvert d’une histoire d’amour et de magie, j’avais beaucoup parlé de la vie dans un endroit isolé, de la difficulté de se sentir différent, de l’envie d’être accepté et non plus jugé… Pour moi, c’était l’un des principaux aspects du roman (bon, j’avoue, il y avait aussi beaucoup de tempêtes et d’événements surnaturels… Je me suis fait plaisir aussi).

Le jugement que l’on peut avoir sur les autres est un thème qui revient souvent dans mes romans, je ne vais pas le nier. Dans ce roman, il y a un peu plus d’action que dans Le Secret du vent (certaines lectrices qui l’ont lu en avant-première, et là aussi je reviendrai là-dessus plus tard, ont particulièrement apprécié les scènes de batailles). Max se retrouve donc plus exposé à sa propre crainte du regard des autres qu’à leurs critiques (bon, sauf en ce qui concerne les femmes qui veulent le tuer… qui, elles aussi, véhiculent toujours les mêmes clichés de « on veut détruire ce qui est différent de nous, sans se poser de questions »).

C’était important aussi pour moi de montrer que, parfois, on s’empêche de vivre des choses importantes pour nous parce qu’on a trop peur de ne pas être dans le moule qui est attendu. J’aime bien raconter des histoires qui font voyager, qui font vibrer, qui font rêver… mais, derrière, elles transmettent toujours un message.

Donc, oui, L’Attraction de la terreparle d’une histoire d’amour entre garçons. Et ce n’est pas le thème principal non plus. Parce que l’amour, quel qu’il soit, n’est qu’une des facettes de notre vie. Et là, dans la vie de Max, l’attaque des sorcières qui cherchent à le tuer occupe quand même beaucoup de place.

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En ce qui concerne Gwenaëlle (on ne va pas l’oublier non plus), je crois que j’avais envie aussi de montrer à quel point on peut se perdre, justement, à trop tenter de se fondre dans ce fameux moule. Gwenaëlle a un chemin à faire. Elle a une quarantaine d’années, mais elle n’a pas encore fini d’évoluer, contrairement à ce qu’elle croit. Et ça aussi, c’est important à dire : il n’est jamais trop tard pour devenir qui vous avez envie d’être !

Comment j’ai travaillé ce roman ?

Quand j’avais écrit Le Secret du vent, j’avais terminé sur une fin ouverte. Je n’avais pas envie de quitter tout de suite Gwenaëlle, et je savais déjà que d’autres sorcières, un peu moins sympas qu’elle, patientaient dans l’ombre.

J’avais laissé tout cela en attente, pourtant. Puis, de plus en plus de lecteurs m’ont demandé cette suite. Avec de plus en plus d’insistance. Et comme je suis une faible femme, je n’ai pas su résister à la tentation.

J’ai donc commencé à réfléchir à la suite de ce roman. Très vite, il est apparu important pour moi que ce deuxième tome puisse se lire indépendamment du premier. Il y a des liens entre les deux titres, évidemment, des événements ou l’apparition de certains personnages qui seront plus compréhensibles en ayant toutes les données en main. Mais il peut très bien se lire tout seul parce que, si le premier tome était celui de Gwenaëlle, celui-ci est le tome de Max. Elle est présente, et bien présente, mais c’est son aventure à lui dont il est question.

J’ai donc travaillé ce roman en laissant chacun parler à tour de rôle. Ils vivent la même histoire, mais chacun de leur côté, et c’est une forme de construction qui était assez intéressante. Les chapitres sont très courts, aussi, pour que chaque lecteur puisse rapidement retrouver son personnage préféré (je me demande qui remportera le plus votre adhésion ?).

Même la maquette a été travaillée

Pour ce roman, comme le premier tome est édité en numérique chez HQN, et en auto-édition pour le papier, je n’ai pas eu à réfléchir longtemps sur le type d’édition que j’allais choisir : l’auto-édition s’est imposée d’office.

Afin d’être certaine de vous offrir la meilleure qualité de texte possible, j’ai donc fait appel à plusieurs bêta-lecteurs (que je remercie mille fois et plus). J’ai été confortée dans certains choix, j’ai modifié d’autres aspects en suivant leurs remarques… Bref, le livre fini a subi un travail éditorial réel (plusieurs de ces bêta-lecteurs travaillent dans le milieu du livre… et tous sont avant tout des lecteurs).

Comme j’aime bien que les livres soient beaux aussi, j’ai repris la maquette pour y insérer des illustrations intérieures (ça, c’est un petit cadeau fait à moi comme aux lecteurs du format papier).

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Comme je voulais qu’il y ait un esprit de continuité entre les deux tomes, la couverture a été réalisée par la même graphiste que celle qui a réalisé le format papier du Secret du vent.

Une île, de la magie, de l'amour...

Et voilà donc, maintenant vous en savez un peu plus sur L’Attraction de la terre. J’ajouterai qu’il sort le 29 mai. Et, si vous avez eu le courage de tout lire jusqu’au bout, je peux aussi d’ores et déjà vous révéler qu’il y aura un troisième tome !

 

 

 

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Pourquoi l’auteur indépendant est avant tout un professionnel

L’auto-édition se professionnalise de plus en plus. C’est un fait. Et pourtant, on voit encore trop souvent passer des messages qui disent « oui, mais bon, en vrai les livres sont moins bien que s’ils étaient passés chez un éditeur, ça reste un truc d’amateurs, quoi ». Et là, vous savez ce que j’ai envie de répondre ?

Fake News.

Et je vais vous démontrer pourquoi.

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Comment le monde professionnel change… pour les auteurs aussi

Il y a quelques années, pas très loin dans le temps, un homme politique disait « je veux que tous les Français puissent devenir leur propre patron ». Que l’on soit d’accord ou pas avec ses propos, il faut bien être conscient que le monde du travail évolue. D’un côté, l’ubérisation de certains corps de métier inquiète, de l’autre le télétravail ne cesse de progresser, de même que le nombre de freelances.

La société se réorganise, à plein d’échelles différentes. Aujourd’hui, il n’est plus indispensable d’avoir un patron pour pouvoir travailler, l’on peut proposer ses services, ses talents, ses compétences, de manière individuelle. Ce sera le cas des graphistes, des consultants, des secrétaires, des formateurs… Certes, cela implique une prise de risques plus grande. Et une manière de travailler qui est peut-être différente, plus consciente de certains enjeux. Mais c’est une possibilité vers laquelle de plus en plus de personnes se tournent.

Et c’est aussi le cas dans le milieu culturel, et donc dans celui du livre. Avant, un auteur avait besoin d’un éditeur pour pouvoir aller à la rencontre de ses lecteurs. Aujourd’hui, ce n’est plus nécessairement le cas. Ce qui inquiète bon nombre de professionnels du secteur. Des professionnels qui affirment parfois, haut et fort, qu’eux savent faire et pas les autres. Ce qui n’est pas (plus) vrai.

Où l’on prouve que les éditeurs ne sont pas toujours indispensables

Quels sont les services qu’apporte un éditeur à un auteur ou à une autrice ?

Il va l’aider à retravailler son texte, en lui apportant un regard extérieur, son expertise, ses conseils dépourvus d’émotions parasites pour aller toujours vers le meilleur du roman.

(De plus en plus d’auteurs indépendants font appel à des correcteurs et à des bêta lecteurs extérieurs pour les aider à prendre du recul sur leur roman. Pas leurs amis, leurs voisins ou leurs cousins. Non, des personnes qui n’ont aucune raison d’être tendres avec eux, qui sont avant tout des lecteurs, et qui ont donc des avis très tranchés sur la question. Des personnes, donc, qui pourraient très bien travailler dans l’édition elles aussi, parce qu’un éditeur est avant tout un lecteur, comme eux)

Il va trouver le meilleur moyen de mettre en valeur le texte, avec une mise en page intérieure de qualité et une superbe couverture.

(Aujourd’hui, les auteurs indépendants peuvent faire appel à des graphistes pour réaliser cette tâche. Selon le budget dont ils disposent, le travail sera plus ou moins poussé. Des spécialistes se concentrent maintenant sur les maquettes, pour le papier comme pour le numérique.)

Il va lui permettre de participer à des salons littéraires et à des dédicaces pour aller à la rencontre de ses lecteurs.

(Les auteurs peuvent très bien effectuer ces démarches eux-mêmes. Tous les libraires n’acceptent pas les auteurs indépendants, ni tous les salons. Mais ces derniers sont quand même de plus en plus présents, et les lecteurs commencent à le savoir, et à l’apprécier).

Il dispose d’un réseau de distribution et de diffusion qui lui permet d’être présent dans de nombreuses libraires.

(Ce qui est, certes, un peu plus difficile pour les auteurs indépendants. Sauf que… Combien de petites maisons d’édition ne sont en réalité pas présentes sur les tables des libraires, ou juste avec un titre caché dans un coin ? Aujourd’hui, de nombreux auteurs indépendants vendent mieux leurs titres tout seuls que certaines maisons d’édition. Ce qui n’enlève rien à leur travail et à leur ferveur pour défendre les livres.)

Il a un service de communication plus efficace.

(oui, enfin s’il décide de l’utiliser pour présenter réellement le titre. Combien de maisons d’édition investissent avant tout sur leurs auteurs phares et ne font pas d’efforts de promotion pour les autres ? Un auteur indépendant va devoir se défendre tout seul, mais au moins il sait qu’il ne sera jamais la cinquième roue du carrosse de quelqu’un d’autre).

Les auteurs indépendants sont autant des pros que les éditeurs alors ?

Surprise : oui. Peut-être pas tous au même niveau. Oui, il y a toujours des auto-édités qui auront des couvertures qui font mal aux yeux et des fautes d’orthographe tous les paragraphes, ainsi que des histoires bancales. Mais on a tous vu aussi des titres pitoyables chez certains grands éditeurs, donc ce critère de qualité n’est plus vraiment valable.

Surtout parce que de plus en plus d’auteurs indépendants se professionnalisent, font appel à des prestataires extérieurs pour les aspects de leur travail qu’ils maîtrisent moins. On est là face à une démarche professionnelle, comme tout indépendant qui se respecte. Et qui devrait, donc, être respecté par les autres aussi.

Il n’existe pas de label de bon goût qui permettrait de dire qu’un éditeur a plus raison que d’autres lecteurs. Surtout quand ils sont nombreux. Rappelez-vous : de un, c’est de l’art, donc c’est forcément subjectif. De l’autre, ce n’est pas toujours l’éditeur qui va lire le manuscrit d’un auteur et le refuser au départ. C’est peut-être un stagiaire qui est au comité de lecture pour l’été. Si le travail est fait, et bien fait, alors le roman d’un auteur indépendant a autant de valeur que celui d’un éditeur.

Pourrait-on tous se passer des éditeurs, alors ?

Tout le monde ne serait pas d’accord sur cette question. Mais je ne pense pas que tout le monde peut être auteur indépendant. De même que tout le monde ne peut pas être son propre patron. Certains auront besoin d’être plus encadrés, d’autres n’auront pas le budget, l’énergie ou juste l’envie d’endosser les multiples casquettes d’un indépendant.

Passer par un éditeur, c’est plus confortable. Et c’est agréable aussi d’être pris en main par quelqu’un qui va vous dire « contente-toi d’écrire, mon grand, je me charge du reste ».

Parfois, aussi, il y a la conscience qu’une autre personne saura mieux donner toutes ses chances et toute sa puissance à un titre qu’on n’est capable de le faire soi-même.

C’est pour cela aussi que j’alterne, personnellement, entre l’édition dite traditionnelle et l’édition indépendante. Parce que, si j’aime pouvoir tout décider et prendre en main les choses de mon côté, ça me fait aussi du bien, parfois, de souffler et de laisser les rênes à d’autres personnes. Car c’est épuisant (tout autant qu’exaltant) d’être indépendant.

Mais je n’estime pas pour autant que mes titres chez les éditeurs ont plus de valeur que ceux que je publie moi-même. C’est juste une autre manière de déléguer, de faire confiance. Une relation professionnelle différente.

Et c’est bien cela qu’il faut se dire : un auteur n’est pas juste un artiste déconnecté du monde réel. De plus en plus, c’est également un professionnel. Indépendant ou non, mais un professionnel.

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Sortie de De Biblioteca

Il est sorti. Mon nouveau livre, celui dont je vous parle depuis des mois et des mois… Mais vous voulez peut-être en savoir plus sur De Biblioteca. C’est ici que ça se passe…

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De quoi ça parle ?

Dans un monde post-apocalyptique, il faut tout réapprendre pour survivre. Et quand même les anciens n’ont plus les connaissances de base, qu’il n’y a plus aucune énergie ni électricité (et donc pas d’accès à Wikipedia pour savoir comment cultiver des pommes de terre), le seul endroit où le savoir est accessible, c’est où ? Dans les livres !

Et qui détient le maximum de livres ? Les bibliothécaires.

Dans De Biblioteca, ils sont donc devenus les maîtres du monde, contrôlant l’accès au savoir, et formant un ordre qui fait rêver les jeunes. Ils ont pensé à tout, ces bibliothécaires, forcément : pour ne pas prendre de risques, ils sont même les seuls qui ont le droit de se battre.

Enfin… jusqu’au jour où des rebelles décident de tenter de renverser le pouvoir en place.

Qui sont les héros ?

Le personnage principal est un jeune adolescent. Il n’a pas encore appris à lire (dans ce monde, la lecture se mérite, et n’est donc enseignée qu’aux adultes), il vit dans les quartiers pauvres de son village (son père en a été chassé des années plus tôt, pour avoir commis des actes interdits par les bibliothécaires), et traîne dans la bibliothèque locale avec ses amis et la complicité bienveillante de la bibliothécaire en poste. Quand celle-ci se fait enlever par des mercenaires sanguinaires, il décide de partir à sa recherche, en espérant devenir un héros.

Dans sa quête, il va rencontrer tous ceux qui vivent en marge de la société idéale des bibliothécaires, tous ceux qui ne rentrent pas dans les cases. Une pisteuse-combattante qui ne s’en laisse pas conter, un vieil homme bourru, un gamin réservé…

Et c’est quoi comme type de livre ?

Un roman pour adolescents (et plus), avec de l’action, des combats au bâton, des livres censurés, des réflexions sur la société…

Vous allez sentir la poussière du chemin, la sueur des batailles, vivre les angoisses et les incertitudes des héros.

Bref, ce n’est pas un roman avec des chatons mignons et des licornes magiques… (ou alors il faut vraiment bien chercher).

Pour vous mettre dans l’ambiance, j’ai même crééune playlist sur Spotify(vous voyez que je pense à vous, mes chatons)

Je veux en savoir plus

Vous êtes gourmands d’infos, hein.

Alors quelques petites anecdotes pour la route :

  • le roman a été commencé pendant le nanowrimo de 2015, c’était mon premier nano terminé. Et je suis très contente qu’il sorte pendant un autre nanowrimo.
  • Il est présélectionné pour le PLIB 2019
  • il mesure 324 pages (et le travail a duré des heures !)
  • c’est un tome unique
  • je vois mes bibliothécaires comme des mélanges entre Indiana Jones et Giles (dans Buffy)
  • les meilleures scènes de combat sont réalisées par des femmes (girlpower!)
  • il n’y a pas d’histoire d’amour dedans (du moins pas de romance, parce que l’amour peut prendre des tas de formes, comme vous le verrez)
  • pour une fois, les rebelles ne sont peut-être pas du bon côté

Ok je suis convaincu(e), on l’achète où ?

De Biblioteca est disponible partout. Sérieusement. Vous pourrez le commander dans n’importe quelle librairie(l’éditeur est Aconitum, l’ISBN est 978-2378370558), il est commandable en ligneaussi (ne vous laissez pas abuser si on vous annonce qu’il est en rupture de stock, c’est juste une ruse des bibliothécaires).

Commandez-le si vous ne le trouvez pas, les bibliothécaires ont fait main basse sur le stock et le livre n’est pas visible partout… Vous pouvez être plus forts qu’eux !

Pour le moment, il n’est pas encore disponible en numérique, mais là, c’est la faute du grand black out (plus aucune énergie n’existe, vous vous rappelez), ça devrait être modifié bientôt.

Et quand je l’ai lu, je fais quoi ?

Et bien vous le commentez, vous en parlez. Bref, vous prenez le pouvoir sur les livres à votre tour. C’est important, c’est uniquement grâce à vous que ce roman pourra exister. Je l’ai écrit, mais le reste du travail dépend uniquement de vous.

 

 

 

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Comment fonctionne le monde du livre

La polémique soulevée par la décision de Samantha Bailly, dont j’ai parlé dans mon dernier article, ne constitue finalement qu’un tout petit pan de ce qui se passe actuellement dans le monde du livre. Certaines remarques, lues ici et là, m’ont décidée à faire mon petit retour sur le sujet, du point de vue d’une autrice. Nous allons parler de constats, de faits… Et peut-être de pistes à suivre.

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1. Un auteur, ça doit manger aussi

Ça, c’est le constat numéro 1. Il m’est venu après avoir lu, dans les commentaires de certains articles de blogs ou de réseaux sociaux, que des gens s’offusquaient que les auteurs n’écrivent plus juste pour célébrer la gloire de l’imaginaire, mais aussi pour gagner de l’argent. Ce qui les transformait en vilains capitalistes.

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Soit.

Gagner de l’argent, ce serait donc mal. Et après tout, il y a peut-être du second degré dans ce commentaire. Sauf que, quand les libraires se plaignent que Samantha Bailly, en s’auto-éditant, notamment sur Amazon et pas uniquement (comme n’importe quelle maison d’édition, rappelons-le), leur fait gagner moins d’argent, ils ne se posent pas la question de savoir pourquoi elle le fait.

Tout simplement parce que, comme le mouvement #PayeTonAuteur l’a souligné, il devient de plus en plus difficile de vivre en tant qu’auteur. Chaque jour, des auteurs décident d’arrêter, parce que les conditions deviennent impossibles pour eux.

Rappelons-le : il y a moins d’argent pour les livres, donc tout le monde a du mal : auteurs, éditeurs, libraires. Et même si on veut tous travailler ensemble (quand ça se passe bien), chacun doit aussi penser à son propre estomac.

Parce que, oui, écrire la nuit après une journée de travail et après s’être occupé de ses enfants, ce n’est pas vraiment la meilleure manière de pouvoir produire un chef-d’œuvre.

Or, d’un simple point de vue biologique, un être humain a besoin d’un certain nombre d’heures de repos, mais aussi de nourriture. Et, de préférence, d’un toit sur la tête. Dans ces conditions, peut-on en vouloir aux auteurs de vouloir gagner leur vie avec leurs écrits ? Et de chercher les meilleurs solutions pour y parvenir ?

Rappelons que si vous voulez avoir des livres à lire, voire un peu d’art et de fiction autour de vous, il faut bien le financer (à votre bon cœur, m’sieurs dames).

Et : non, il n’y a pas plus de raison qu’un auteur ou une autrice produisent gratuitement que de raison de vous fournir du pain à domicile tous les jours sans que vous ne le payiez. Dans les deux cas, il y a un travail derrière. Qui doit être rémunéré. Ce ne devrait même pas être sujet à débat.

2. Les autrices et auteurs ne gagnent plus assez de sous, mais pourquoi ?

Ah, là, on va commencer à parler chiffres. C’est dangereux les chiffres, on peut leur faire dire n’importe quoi selon la manière dont on les regarde. Et selon ce qu’on oublie de dire à leur sujet aussi.

Ainsi, il existe plein de graphiques qui expliquent quelle part du prix de livre va à toutes les parties.

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Sauf que ces chiffres ne comptent pas les charges de chacun, un éditeur, un imprimeur ou un libraire fait aussi vivre d’autres personnes, etc.

C’est comme les chiffres de ventes des livres. On a vu dans mon article précédent que le Syndicat National de l’Édition signalait qu’il y avait (un peu) moins de livres vendus ces dernières années.

Entre 1 et 2 % de moins, cela semble ridicule, n’est-ce pas ?

Ce que ces chiffres ne disent pas, c’est qu’il y a aussi plus de livres différents produits. Et que donc, proportionnellement, les auteurs de ceux-ci gagnent moins qu’avant.

Allez, je vous fais un petit calcul, tout simple :

S’il y avait avant 100 livres imprimés, pour 10 titres différents, chacun vendus à 10 €, et que les auteurs de ces derniers gagnaient 10 % de droits d’auteur (ce qui arrive rarement, mais passons), l’auteur d’un livre gagnait donc : 10 % de 10 ventes, soit 10 €

Maintenant, il y a toujours 100 livres imprimés, mais pour 20 titres différents. L’auteur ne gagne donc plus que 10 % de 5 ventes, soit 5 €.

Alors que les éditeurs, les imprimeurs et les libraires, eux, gagnent toujours la même somme, puisqu’ils ne sont pas tributaires d’un seul titre. Oups.

C’est très bien, pour les lecteurs, qu’il y ait du choix. Mais les libraires ne peuvent plus tout présenter, les lecteurs ne peuvent plus tout lire… et les auteurs gagnent moins qu’avant.

3. Que va-t-il se passer pour les auteurs si rien ne change ?

À l’heure actuelle, la situation devient vraiment, vraiment très compliquée pour les auteurs et autrices francophones.

Plusieurs chemins se présentent devant eux :

  • ils font partie des best-sellers, et ça va continuer comme ça pour eux. Tant mieux pour ceux-là, ils ont travaillé aussi pour y arriver.
  • Ils ne font pas partie des best-sellers
    • ils continuent à écrire, quand ils le peuvent. En gardant un autre emploi sur le côté, ou en vivant des allocations. En sacrifiant leur temps libre, leur vie de famille, leur énergie pour continuer à écrire.
    • Ils arrêtent, parce qu’ils ne peuvent plus donner autant d’efforts à un métier assez exigeant (Amélie Nothomb le disait récemment sur France 5 « écrire, c’est aussi épuisant que de courir un marathon »)
    • ils cherchent d’autres moyens de subsister, plus rémunérateurs.

Et c’est ainsi que certains auteurs, en bande-dessinée comme dans le roman, se tournent vers l’auto-édition (qui leur permet de recevoir une part plus importante sur les chiffres de vente de leurs ouvrages). Cette décision n’est pas pour autant facile à prendre, il faut se sentir les épaules de réaliser seul un véritable éditorial, être prêt à assumer le fait qu’aujourd’hui, dans le regard de nombreuses personnes, l’auto-édition reste encore synonyme de mauvaise qualité et est donc décriée. Ce n’est pas évident pour tout le monde.

Il existe aussi d’autres pistes, comme celle du Projet Sillex, qui se proposer de mieux rémunérer les auteurs. On reste là dans un modèle éditorial, avec un livre qui sera aussi proposé aux libraires (mais uniquement ceux qui le demandent) et aux bibliothèques (ne pas oublier les bibliothèques, jamais).

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L’idée est qu’il existe de nombreux coûts dans un livre (le distribuer et le diffuser en librairies, le stocker…) et qu’il faut donc chercher à les réduire afin que les intervenants directs de ce livre en vivent mieux. (soit, cela signifie à dire que l’on va mettre au chômage les stockeurs, les distributeurs et diffuseurs… Mais il y a une réflexion plus large, et aussi écologique, derrière ce projet, que je vous invite à découvrir).

Il existe aussi des initiatives de type mécénat (je vous ai déjà parlé de ma page Tipee. Je ne suis pas la seule autrice à en avoir une. L’art a besoin d’être soutenu aussi).

Le prix du livre ne doit pas être encore augmenté, ce ne sont pas aux lecteurs de payer plus. Je ne sais pas, à l’heure actuelle, s’il existe de solution idéale à ce problème.

Je ne crois pas que la sélection naturelle, qui laissera sur le côté certains auteurs de romans, soit nécessairement la plus pertinente des pistes (car ceux qui resteront sur le carreau ne seront pas nécessairement des écrivains de mauvaise qualité, mais aussi ceux qui auront eu moins de popularité, moins de moyens ou de temps ou de talent pour leur communication. Un livre qui n’est pas extraordinaire peut engranger des millions juste grâce à du buzz, pensons simplement à 50 nuances… Quand d’autres disparaîtront dans les limbes).

Je ne crois pas non plus que l’auto-édition soit l’ennemie de l’édition ou de la librairie. C’est juste une autre forme d’artisanat (vous savez, comme vous pouvez acheter votre bol en série dans un supermarché, ou fait à la main par un artisan. Les deux ont leurs qualités et leurs défauts. Aucun n’est critiquable. Enfin du moment que la production est un minimum éthique, et qu’elle respecte des règles de base pour offrir des produits conformes à vos attentes, mais ça c’est un autre débat).

Ce que je sais, c’est qu’il faut une bonne dose d’optimisme et, même, d’une certaine forme de foi, peu importe où elle se place, pour écrire aujourd’hui. Et que nous, de l’autre côté de l’écran, nous continuons, pourtant.

Ce que je défends aussi, c’est le droit pour chacun de mener ses expériences, tant que c’est dans le respect des autres. Et que les volées de bois verts et les volets qui se claquent, sans laisser aucune place au débat, ne serviront à personne.

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Pourquoi l’auto-édition et les libraires se détestent… ou pas ?

L’automne a commencé, les feuilles tombent et avec elles les lettres d’injure. En ce moment, l’auto-édition fait débat (c’est peu de le dire) dans le milieu des libraires. Avec un mot d’ordre : si c’est vendu par Amazon, c’est le mal.

Ce qui est, selon moi, un résumé à la fois faux et très, très réducteur. Parce que j’aime les libraires, j’aime les livres, j’aime les auteurs et que j’avais envie de mettre tout ça un peu à plat, voici un (long) article sur le sujet, qui aidera peut-être (rêvons un peu) à apaiser le débat.

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Pourquoi les libraires n’aiment pas Amazon

Pour la plupart des libraires, Amazon, c’est l’ennemi absolu. Parce que les gens ont commencé à acheter des livres via ce super-marché du « tout vous est livré à domicile » et que ces professionnels, amoureux du livre pour la plupart, ont vu leurs chiffres d’affaires continuer à s’éroder.

Je dis bien « continuer ». Amazon n’est pas la seule arme qui met à mal l’économie des libraires. D’ailleurs, tous les chiffres communiqués autant par le Ministère de la Cultureque par le Syndicat National de l’édition le disent : il y a moins de ventes de livres. En 2015, seulement, ces ventes ont augmenté après cinq années à la suite de baisse.

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Et ça, ce n’est pas de la faute d’Amazon !

Mais les libraires s’inquiètent, se demandent s’ils pourront toujours exister demain et, quand on a peur, on réagit parfois de manière un peu épidermique (je les comprends, j’aurais du mal à imaginer un monde sans libraire pour me faire partager ses coups de cœur ou me conseiller).

Les libraires ont-ils raison de considérer Amazon aussi mal ?

On l’a vu précédemment, il y a moins de livres vendus. Donc, forcément, la part qui est prise par Amazon impacte la part du chiffre d’affaires des libraires.

Quand il y a moins de gâteau à se partager, les miettes prennent beaucoup plus d’importance !

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Mais plaçons juste un instant du côté du lecteur. Prenons quelqu’un au hasard, quelqu’un comme moi, qui habite à la campagne et qui ne va pas tous les jours en ville. Même pas toutes les semaines.

Quand je le peux, je préfère acheter mes livres en librairie. Vraiment. Je les commande même s’il le faut, et je suis prête à attendre. Mais, entre vous et moi, c’est du pur militantisme parce que, pour aller en librairie, je dois aller en ville juste pour ça, faire une demi-heure de route, payer un parking, repartir dans l’autre sens… Bref, ce n’est pas très pratique.

Que permet Amazon ? De commander des ouvrages depuis chez soi et de les recevoir dans sa boîte aux lettres, sans payer de frais de port.

C’est dur de lutter contre ça. Voire impossible. Mais c’est aussi un atout important pour toutes les personnes âgées qui ne peuvent pas se déplacer, pour les mères de famille qui n’ont pas envie de trimballer leurs enfants dans des magasins, pour les insomniaques qui ont des envies de lecture pendant la nuit (et je ne vous ai même pas encore parlé du livre numérique)…

Ce qui n’empêchera jamais les vrais amoureux des livres de continuer à aller en librairie. Soyons clair : c’est juste un complément. D’ailleurs, quand j’achète sur Amazon (oui, ça m’arrive), je sais exactement ce que je veux et je ne regarde pas le reste. Ce qui n’est pas le cas quand je vais en librairie (ressortir avec un seul livre ? Impossible avec tant de tentations sur les tables).

Donc, tout le monde peut y gagner.

Et comment on faisait avant, quand il n’y avait pas Amazon. Et bien, j’achetais moins de livres, tout simplement. Donc, sans Amazon, c’est tout l’écosystème du livre qui s’effondre, puisque, s’il y a moins de livres achetés, les éditeurs n’ont plus les moyens de produire de nouveaux titres, les auteurs ne gagnent plus d’argent et n’ont plus de temps pour écrire et… et les libraires peuvent mettre la clé sous la porte parce qu’ils n’ont plus de livres à vendre.

C’est ça le souci, c’est qu’il faut penser global, et pas juste à sa part de gâteau à soi !

Mais alors, il est où le débat ?

On y vient, ne vous inquiétez pas. Le petit monde du livre, ces dernières semaines, ces derniers mois même, a été secoué par pas mal de débats. Beaucoup ont été lancés par des auteurs qui en ont un peu assez de leur précarité et du manque de considération de la part de plein d’intervenants autour du livre (Cherchez le #PayeTonAuteur ou #AuteursEnColère pour en savoir plus, ce n’est pas le sujet du jour, donc je ne détaillerai pas plus cela).

Et puis d’autres ont été lancés par les libraires. Le premier à avoir retenu mon attention concernait la dernière sélection du Prix Renaudot. Parce que le jury avait osé, dans sa sélection, se tourner vers un livre auto-édité, les libraires sont montés au créneau. Tout d’un coup, c’était le mal absolu, comment osait-on ainsi détruire tout le travail des libraires. La plupart d’entre eux, outrés que l’on ose ainsi mettre en avant un titre qui s’était fait connaître grâce à Amazon, ont déclaré qu’ils refuseraient de le vendre.

Oui. Puisqu’Amazon leur fait perdre de l’argent, ils refusaient d’en gagner.

J’avoue qu’à partir de là, j’ai commencé à ne plus comprendre. Oui, je comprends leurs principes, leurs valeurs et leurs peurs mais… À la limite, je pourrais même admettre qu’ils mettent leurs principes au-dessus de leurs besoins de gagner leur vie. C’est suicidaire, mais admirable. C’est un peu limité comme raisonnement (et mal connaître la manière dont les auteurs indépendants utilisent Amazon), ça méritait une explication pour leur montrer qu’ils exagéraient un petit peu, mais soit. Après tout, ils ont le droit de ne pas vouloir de titres d’auto-édités dans leurs rayons. C’est déjà une position que beaucoup défendent.

Sauf que c’est vraiment parti en vrille quand Samantha Bailly, qui défend avec beaucoup d’énergie et de cœur les auteurs, qui a déjà de nombreux titres parus dans l’édition traditionnelle, a décidé de découvrir ce qu’il se passait du côté de l’auto-édition. Et donc de produire, en indépendante, un titre. En numérique. En précisant qu’elle n’était pas contre l’idée de le soumettre ensuite à des éditeurs papiers. Ou de chercher d’autres solutions.

Et qu’elle a reçu des lettres d’insulte. Le débat n’a pas tardé à s’enflammer, les libraires se sentant attaqués par l’expérience de Samantha Bailly et considérant que vendre sur Amazon revenait à leur faire la guerre.

Là, je me suis dit qu’il était temps de remettre les choses dans leur contexte.

Pourquoi un auteur vend sur Amazon ?

Commençons par l’ensemble des auteurs, édités dans le circuit classique comme indépendants. Ils sont sur Amazon. Tous (enfin, sauf certaines maisons d’édition qui ont choisi de ne pas être présente sur la plateforme). Ce qui permet, comme nous l’avons vu plus haut, de proposer des titres au plus grand nombre, y compris à ceux qui ne peuvent pas se rendre en librairie, ou très difficilement.

La lecture doit être accessible à tous, on ne peut donc pas les critiquer pour cela, non ? D’ailleurs, je ne crois pas avoir jamais vu un libraire refuser de prendre les titres d’un éditeur qui est également présent sur Amazon.

Allons maintenant du côté des auteurs indépendants. Qui ont passé des mois à peaufiner leurs titres. Et qui, quelles que soient leurs raisons ou leurs parcours (à ce sujet, je vous invite à lire la dernière tribune de Maliki sur l’édition traditionnelle), ont décidé de devenir indépendants.

 

 

 

 

 

Des auteurs qui n’ont donc pas toujours les moyens financer pour le faire. Et qui étudient les choix qui leur sont proposés. Soit payer un imprimeur et avoir plein de stock chez eux. Puis payer des frais de port à chaque envoi. Et espérer que des lecteurs commanderont via leur site.

Soit passer par un prestataire de services, qui leur permet d’imprimer leur livre à la demande (c’est-à-dire qu’un livre n’est imprimé que lorsqu’une commande est passée. Moins de stock, moins de perte). Et même qui l’envoie pour eux. Sans avoir besoin d’avancer de l’argent.

D’un simple point de vue économique, le choix est assez facile à faire. D’autant que, dans tous les cas, le livre peut être référencé (et donc commandé) en librairie. Soit en étant présent sur Dilicom (qui est accessible même aux auteurs indépendants), soit en passant par des services payants comme Bookélis ou Books on Demand (qui sont très efficaces dans leur domaine, mais qui prennent plus de frais sur la part que l’auteur va gagner sur chaque livre).

Donc, vendre son livre sur Amazon, ce n’est pas le vendre QUE sur Amazon, c’est simplement opter pour un distributeur qui imprime et envoie le livre à qui le veut, avec une marge raisonnable, et sans avance de frais. D’un point de vue monétaire, cela se justifie totalement. Surtout que, oh miracle, le livre peut aussi être commandé par le libraire. S’il le veut.

Mais c’est peut-être là que le bât blesse.

Où est l’auto-édition en librairie ?

Les libraires n’aiment pas les auteurs qui vendent sur Amazon en priorité (arrêtons-nous un instant ici. Je n’aime pas les généralités. Ce ne sont pas TOUS les libraires qui réfléchissent de cette manière. Juste ceux qui font le plus de bruit en ce moment).

Souvent, les mêmes libraires estiment qu’un titre auto-édité n’a, de toute manière, pas sa place dans leurs rayons puisqu’il n’est pas passé par le filtre d’un éditeur et qu’il est donc, forcément, moins bien que les autres. (oui, c’est ce que l’on appelle couramment du délit de sale gueule. Mais passons).

Dans ce cas-là, où un auteur peut-il vendre ses livres ? Ah oui, tiens, sur Amazon, qui accepte tout le monde (le pire comme le meilleur, on est d’accord).

J’ai même vu certains libraires refuser de prendre des auteurs en dédicace parce que ces mêmes auteurs avaient signé leurs livres dans des Cultura ou des Fnac (là, c’est le combat grande surface du livre contre libraire indépendant, une autre version de la guerre des libraires contre les plus grands qu’eux. Une guerre qu’ils ont tous les droits de mener, ne revenons pas dessus).

Là encore, les Cultura sont généralement plus accueillants envers les auteurs indépendants, du moins pour des dédicaces, que certains libraires. Et nous sommes, nous auteurs, des êtres humains : on aime bien les gens qui nous aiment bien.

Cela dit, quand je le peux, je vais faire des dédicaces chez des libraires indépendants. Je les aime d’amour, vraiment. Je suis totalement dans mon univers chez eux. Mais j’ai plus souvent eu droit (et mes confrères le confirmeront sans doute) à des reniflements de mépris qu’à des bras grands ouverts. Et c’est dommage. Pour tout le monde.

Comment peut-on s’en sortir ?

De mon point de vue, on a donc des libraires qui en veulent aux auteurs indépendants de vendre leurs livres sur Amazon mais qui :

  • ne veulent (ou ne peuvent) pas les prendre sur leurs tables ;
  • refusent parfois de commander les titres quand des lecteurs viennent les demander (parce qu’ils ne nous connaissent pas et qu’ils n’ont pas le temps, l’énergie, l’envie ou autres de chercher).

De l’autre côté, nous avons donc des auteurs qui ne demandent rien d’autre que d’être lus, qui seraient ravis d’être présentés en librairie et qui choisissent la manière dont ils font imprimer et expédier leurs livres pour que cela leur coûte le moins cher possible (ce qui permet aussi de proposer des tarifs plus intéressants aux lecteurs. Sans pour autant empêcher le libraire de gagner sa vie, vu qu’il a droit aussi à une remise comme dans l’édition traditionnelle quand il passe commande).

Ce n’est donc pas une guerre. Il n’y a aucune attaque de la part des auteurs. Si les libraires acceptent de baisser leurs boucliers, ils s’en rendront compte très vite. Parce que quand on se ferme en se croyant attaquer, cela génère des tensions qui n’ont aucune raison d’exister.

Aujourd’hui, pour gagner sa vie, un auteur n’a pas d’autre choix que d’être sur Amazon (on parle bien de gagner sa vie, pas juste d’être militant pour une cause, aussi juste puisse-t-elle être). Ce qui n’empêche absolument pas les libraires de gagner leur vie aussi, y compris avec des auteurs auto-édités.

J’espère que des libraires liront ceci, que cela les aidera un peu mieux à comprendre que les auteurs indépendants ne sont pas en train de lutter contre eux. Et que nous pourrons, ensemble, continuer à défendre le monde du livre.

 

éditions, Image(s)

Et voilà… Image(s)

Il y a des histoires qui ont plusieurs vies. Image(s) en fait partie.

ttire image

Il était une fois

Il était une fois une étudiante parisienne dont le studio est situé tout près des marchés aux puces de Saint-Ouen (oui, cette étudiante, c’était moi).

À cette époque, j’écrivais surtout des nouvelles. Et l’une d’elles s’est incrustée dans ma tête, elle ne voulait pas se limiter à l’espace trop exigu que j’accordais aux nouvelles à l’époque. Ce devait être un roman. Ce serait un roman. Et c’est ainsi qu’une première version, qui s’appelait alors Comme une image, est née.

Au fil du temps, Comme une image a connu diverses versions, et divers titres. Il a même été question d’en faire un scénario (Christophe, si tu me lis, je suis toujours partante pour ce projet!).

Aujourd’hui, sort une version remaniée, qui correspond mieux à ce que j’aime écrire maintenant, sous le titre de Image(s).

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Quelles sont les particularités de Image(s) ?

C’est vrai, vous vous demandez peut-être pourquoi lire ce livre. Et la réponse vous disant : parce que c’est Mélanie De Coster qui l’a écrit n’est peut-être pas suffisante pour vous.

Alors, que trouverez-vous dans ce roman ?

  • Une stagiaire journaliste, tellement déterminée à réussir qu’elle en commet quelques maladresses
  • un écrivain bien mystérieux qui adore raconter des histoires
  • de nombreuses histoires dans l’histoire (j’avoue que je me suis régalée sur cette partie)
  • du suspense : qui sont les méchants ? Est-ce que quelqu’un va s’en sortir vivant ?
  • Une histoire courte, sans temps morts

Mais il y a encore plus, non ?

Ah, on voit que vous me connaissez bien.

Comme je vous le disais, dans Image(s), il y a des histoires dans l’histoire. Et cela se lit, mais aussi se voit. Dans la mise en page intérieure, vous verrez des notes, des lettres échangées par les personnages, des machines à écrire qui cherchent à vous induire en erreur (seulement dans la version papier pour ce dernier effet).

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Et bien oui, j’aime bien jouer sur la mise en page, vous commencez à le comprendre !
En tout cas, ce roman est d’ores et déjà disponible en format papier et numérique. Et vous pourrez bientôt également le commander chez votre libraire préféré !

 

Ecolo et auteur, c'est possible ?
éditions, Vie d'auteur

Écolo et auteur, c’est possible ?

J’écris des livres. Et je m’intéresse à la préservation de notre planète. Est-ce qu’il y a un rapport entre les deux ? Pour moi, oui. Je vais vous expliquer pourquoi. Et, surtout, comment je le mets en pratique.

Ecolo et auteur, c'est possible ?

Un auteur est-il une personne responsable ?

J’écris des livres. Avant tout parce que j’aime raconter des histoires (et que mes personnages m’infligeraient mille tortures si je les abandonne). Mais j’ai toujours aussi été consciente de ma responsabilité en tant qu’autrice.

Quand j’étais (beaucoup) plus jeune, j’étais incapable de mettre en scène un véritable méchant. C’est une des raisons pour lesquelles j’aurais sans doute beaucoup de mal à écrire du polar. Pour moi, créer un personnage qui soit vraiment, intrinsèquement et profondément mauvais, prêt à commettre des atrocités, c’était impossible. C’était comme d’amener volontairement sur la planète quelque chose de mauvais. Pourquoi vouloir faire ça au monde ?

Pour la folie, merci de repasser plus tard-2.jpg

J’ai (un peu) évolué sur ce pan de l’écriture, mais il n’en reste pas moins que je sais que ce que j’écris porte aussi un message. Parce que les livres nous apprennent aussi la vie. Je suis sincèrement persuadée que je tiens mon esprit ouvert et mon empathie de tous les romans que j’ai pu lire. Et je tiens à transmettre ces notions dans mes textes aussi.

Je préfère qu’un lecteur me dise « je ne regarde plus les personnes en fauteuil roulant de la même manière grâce à votre roman » que « j’ai appris comment découper un corps en cinq parties grâce à vous ».

(et je ne critique absolument pas ceux qui mettent en scène des meurtriers, c’est juste qu’ils me font trop peur pour que j’aie envie de rentrer dans leur tête)

Quel est le lien entre l’écriture et l’écologie ?

Si le contenu de mes textes est important, ce qui les entoure l’est tout autant. Et je ne vous parle pas de l’image de couverture, de la manière dont je communique ou des séances de dédicace. Ni même de la mise en page du livre.

Mais, tout simplement, de l’objet dans ce qu’il a de plus pur : le papier. Et la manière dont il est choisi et imprimé.

Parce que oui, j’aime bien les arbres, mais j’aime tout autant les livres papier. Et que je ne suis pas prête, je l’avoue, à renoncer aux deuxièmes au profit des premiers.

Ce qui ne m’empêche pas de chercher un moyen pour protéger la planète tout en produisant mes livres. Et donc, toujours dans un esprit responsable, de montrer « le bon exemple » (oui, j’étais l’aînée de ma famille, le bon exemple, c’est un concept que je connais très bien).

C’est quoi un livre écolo ?

Un livre écolo, c’est un livre qui utilise des procédés un peu moins cra-cra que les autres pour arriver sur le marché.

Pour ma part, en tant qu’autrice indépendante, j’ai regardé un peu ce que les imprimeurs proposaient. Et si j’ai décidé de faire imprimer mes livres par BOD, c’est :

  • pour que vous puissiez les commander facilement en librairie
  • pour qu’ils soient imprimés sur un papier FSC

    logo-fsc-forets-pour-tous-pour-toujours

Ce label FSC signifie que « le produit est fabriqué à partir d’un minimum de 70 % fibres de bois issues de forêts certifiées FSC et/ou de fibres recyclées post-consommateur, et de 30 % maximum de Bois contrôlé (control wood) et/ou de fibres recyclées pré-consommateur. »

Du bois issu de forêts gérées de manière responsable, c’est plutôt pas mal, et ça correspond assez à mon engagement. Dans l’impression sur demande (qui évite des stocks de livres imprimés pour rien puis jetés quand plus personne n’en veut, et donc un gaspillage de ressources conséquent), cette option supplémentaire était importante pour moi.

Et moi j’y gagne quoi en tant qu’autrice indé ?

Personnellement, et comme je tiens à être transparente avec vous, je gagne moins d’argent avec un livre imprimé via BOD que si je le mets en ligne directement sur Amazon.

Mais le double avantage cité plus haut (vous pouvez faire vivre votre libraire en commandant mes livres chez lui ET je contribue à la préservation de la planète) vaut, pour moi, ce léger sacrifice.

Cette forêt existe peut-être grâce à nous !.jpg

La question que je me pose, c’est si, pour vous, en tant que lecteur, c’est un détail qui a aussi son importance ?

 

 

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