Comment s’est passé mon premier salon en tant qu’autrice ?

Comment s’est passé mon premier salon en tant qu’autrice ?

Qui dit sortie de nouveau livre, dit aussi campagne de communication pour le montrer. Et il n’y a rien de plus efficace que d’aller directement à la rencontre des lecteurs. C’est avec cette conviction que j’ai commencé à remplir mon calendrier de dates de signatures…

La première d’entre elles s’est déroulée ce samedi 11 novembre à la librairie Richer, à Angers. L’occasion pour moi de revenir sur mes émotions et les faits liés à cet événement.

Avant le salon

Tout a commencé par une rencontre. Non, il ne s’agit pas d’une histoire d’amour, mais bien de la manière dont j’ai eu l’occasion de participer à un salon littéraire pour la première fois. Lors d’un échange avec l’un des libraires de chez Richer (dont nous préserverons l’anonymat. Disons juste qu’il s’appelle N. et qu’il est célébré en Belgique le 6 décembre…), j’ai parlé de la sortie du Secret du vent. Et c’est ainsi que N. m’a invitée à me joindre à Richer 49, un salon qui regroupe des auteurs venus uniquement du Maine et Loire.

Très enthousiaste, j’ai contacté-relancé-harcelé (rayez la mention inutile) mon éditeur pour que les livres arrivent à temps à la librairie. Et j’ai aussi pu venir avec des exemplaires de De l’autre côté des mondes (il est tellement beau avec sa nouvelle couverture qu’il méritait sa place sur la table).

Pour la petite histoire, mes livres ne sont jamais arrivés… Heureusement que j’avais du stock à la maison que j’ai pu amener le jour-même de la séance de dédicace.

Quelques heures avant

Alors que j’étais jusque-là plutôt confiante, la nuit précédent la signature, j’ai cumulé des rêves étranges sur le sujet. Dans l’un d’entre eux, Little Finger m’obligeait à vendre des produits pour lui en même temps. (pour ceux qui ne le connaissent pas, Little Finger fait partie des personnages de Game of Thrones avec lequel il vaut mieux ne pas être en affaires).

little finger

J’ai aussi rêvé que les autres auteurs s’étalaient sur la table et ne me laissaient pas de place, que j’étais payée avec des bons pour des tours en montagne russe (moi qui ai horreur de cela)… Bref, quand je me suis levée ce matin, j’étais loin d’être rassurée !

J’ai lancé un appel sur ma page Facebook pour demander des encouragements. Et je remercie encore tout ceux qui ont répondu à ma demande et dont j’ai senti la confiance et l’affection auprès de moi tout au long de la journée.

J’ai aussi eu l’occasion de covoiturer avec une autrice voisine (coucou Laure Manel), ce qui a bien contribué à faire baisser mon trac.

L’arrivée sur place

Et nous voilà aux portes de la librairie. Les tables sont bien installées. Il y a mon nom et mes livres dessus. Je suis à quelques pas de l’entrée, accueillie avec un cadeau du libraire (un beau stylo) et coachée par une « nounou » qui nous distribuera tout au long de la journée boissons chaudes (du thé pour moi, évidemment) et grignotages. L’accueil était vraiment extraordinaire.

De 15 h à 19h, je n’ai pas vu le temps passer. J’ai discuté avec mes voisins de table, j’ai présenté mes titres lors d’une table ronde, j’ai rencontré de nombreux lecteurs, dont la plupart me découvraient. Et quelle émotion !

C’est le moment où j’ai envie de remercier Héloïse, qui ne parvenait pas à se décider entre Le Secret du vent et De l’autre côté des mondes (et qui a pris les deux ! C’est aussi pour ça que j’essaye que mes livres ne coûtent pas trop chers, pour qu’ils soient accessibles à tous), ou encore le frère de Sylvie qui m’a acheté ce roman pour l’offrir à sa sœur, cette grand-mère qui voulait un titre pour son petit-fils et tous ceux qui se sont arrêtés et avec qui j’ai échangé !

thank.gif

Le début d’une tournée

À la fin de la journée, j’étais sur mon petit nuage. Moi qui sors généralement épuisée des moments que je passe avec d’autres personnes, je suis repartie avec un tel niveau d’énergie que j’ai mis des heures à m’endormir une fois le soir venu.

Pour la première fois, j’ai compris ce que peut ressentir une rockstar à l’occasion d’une tournée. Oui, la comparaison est peut-être exagérée, mais c’est exactement le sentiment que j’avais !

Peut-être que je ne dirai plus cela après cinquante séances du même style… Seuls les briscards des séances de dédicace pourraient me le confirmer. Mais j’ai vraiment adoré ces échanges… et je suis repartie avec l’envie d’en faire plein d’autres.

Ce qui tombe très bien, puisque d’autres dates sont déjà prévues :

– le 25 novembre à la médiathèque de Goven

– le 2 décembre au Super U de Mazé

– le 3 décembre au salon du livre populaire à Elven

– le 7 avril au Festival ImaJn’ère à Angers (et voici d’ailleurs deux photos prise par eux lors de ce salon)

Mélanie De Coster - Richer 49

Mélanie De Coster Richer 49

D’autres dates sont encore en préparation, ne manquez pas de vous inscrire à ma newsletter pour les découvrir ! J’ai hâte de vous rencontrer…

Enregistrer

Publicités
Le Secret du vent sort en version papier

Le Secret du vent sort en version papier

Il y a des moments clés dans la vie d’un auteur. Aujourd’hui, c’est celle de la sortie papier du Secret du vent. Elle a été précédée de nombreuses autres étapes.

lancement secret du vent

Un éditeur a sélectionné le titre

Nous sommes en 2012. Je déménage dans une région inconnue, que je me plais à découvrir. J’ai un peu plus de temps pour moi, un réel espace bureau. Je me remets à écrire un peu plus sérieusement. Et, sans vraiment trop y croire, j’envoie un manuscrit à une maison d’édition. Oui, à une seule. (je vous avais dit que je n’y croyais pas trop)

HQN à cette époque ouvre ses portes, et recherche de nouveaux auteurs, tous genres confondus. Je me dis que je n’ai rien à perdre à tenter l’aventure…

Le temps passe.

Et puis, un jour, je reçois un message sur mon téléphone « bonjour, nous avons lu avec attention votre manuscrit, L’île de la sorcière, et nous souhaiterions l’éditer. Est-il toujours disponible ? »

Je vous passe les sauts de joie un peu partout dans la maison, l’appel surexcité à mon chéri et la grosse respiration prise avant d’appeler l’éditeur.

joie2

Mon roman, qui s’appelait donc à l’époque L’Île de la sorcière, reçoit plein de compliments. J’entends qu’il s’agit de bit-lit qui sort des poncifs du genre, qu’il est vraiment intéressant et qu’ils sont enthousiastes à l’idée de le présenter. Il sortira uniquement en numérique dans un premier temps, puis, si le succès est au rendez-vous, la parution papier pourra être envisagée.

Des hauts et des bas

Tout était bien parti pour le titre qui allait s’appeler Le Secret du vent. Même si, entre temps, l’éditrice avec laquelle j’étais en contact est remplacée et que la maison d’édition a l’air de se tourner de plus en plus vers la romance. Mon contrat était signé et tout le monde (moi la première) avait envie d’y croire.

Le titre sort, en numérique donc. J’ai quelques doutes sur sa couverture et je ne suis pas certaine que le positionnement sur l’histoire d’amour (qui ne constitue qu’une partie de l’histoire) soit vraiment adéquat. Mais je fais confiance.

1ebd0-hqn_le_secret_du_vent

Le livre s’est vendu. Mais jamais suffisamment pour envisager la parution en papier. Je suis en partie responsable : j’étais persuadée à l’époque que c’était la maison d’édition qui se chargeait de la communication et de la promotion, et je suis restée inactive de ce point de vue-là.

Ils ont pourtant fait ce qu’ils pouvaient, ressortant même l’ouvrage dans un format Bundle avec une autre couverture.

4226b-hqn_clairdelune_1couv

J’ai pourtant quelques bonnes critiques. Et de plus en plus de personnes me demandent s’il sortira un jour en papier…

Prendre l’imprimeur par les cornes

Après beaucoup d’hésitation, je me décide à contacter HQN pour savoir s’il est possible d’envisager que je récupère les droits papiers de ce roman. Je n’ai rien à leur reprocher, mais je veux tenter une autre approche pour mon titre.

On se met d’accord et le livre s’apprête à repartir pour une nouvelle aventure.

À ce moment-là, la question s’est posée : auto-édition ou recherche d’un éditeur classique ? Qui accepterait de récupérer uniquement les droits papiers du livre ?

J’ai préféré ne pas perdre mon temps et mon énergie et faire, cette fois, ce que moi je voulais pour ce titre.

C’est ainsi que j’ai opté, après plusieurs échanges avec une graphiste, pour une couverture qui me plaît vraiment.

Secret du vent couv web

Et que j’ai même travaillé les pages intérieures pour proposer un livre qui soit aussi un bel objet à manipuler !

J’ai aussi revu le texte de la quatrième de couverture pour aller vers l’univers que je voulais vraiment mettre en avant dans ce roman.

Comment survivre sur une petite île de Bretagne quand on est une sorcière ? En refusant d’accepter ses pouvoirs.

C’est le choix que Gwenaëlle a fait des années plus tôt.

Mais le vent souffle, les légendes se réveillent… Et le passé de Gwenaëlle et de celles qui l’ont précédée la rattrape.

Alors que les éléments se déchaînent et que les événements se précipitent, comment assumera-t-elle son héritage ?

Et j’ai même concocté un petit booktrailer :

Et comme j’ai envie de lui donner un maximum de chance, Le Secret du vent peut même être commandé directement en librairie (il suffit de donner à votre libraire son titre et son auteur).

Dans les semaines qui viennent, je vais aussi participer à un certain nombre de séances de dédicaces. Essentiellement dans ma région mais je ne suis pas opposée à l’idée de me déplacer ailleurs.

Le Secret du vent est maintenant prêt à s’envoler !

Rencontres au clair de lune

Les éditions HQN m’avaient donc fait confiance pour Le Secret du vent… et ils l’ont prouvé en le rééditant dans le cadre d’un « coffret » collectif paru en automne dernier (oui, oui, pour Halloween… Une bonne occasion pour frissonner en douceur) : Rencontres au clair de lune

Vous y retrouverez Le Secret du vent mais aussi les textes d’autres auteurs qui ont édité des textes fantastiques chez HQN.
Vous ne trouvez pas que la couverture donne envie de se blottir sous un plaid bien épais une nuit de pleine lune et de savourer sa lecture ?

le Secret du vent

Le Secret du vent est la seule romance que j’ai écrite à ce jour… sur fond de fantastique bien sûr.

 Résumé : Une île bretonne entourée de brume… Des secrets de famille murmurés par le vent… Le souvenir de tragédies gravé dans la roche…
Maël est revenu. Maël, mon Maël, est de retour sur l’île. Enfin. Mais son arrivée réveille les vieilles histoires et rallume les braises des rancœurs passées. Je le sens bien : on murmure sur mon passage, les regards se teintent de suspicion et mes talents de guérisseuse ne sont plus considérés avec bienveillance. Je ne devrais pas me rapprocher ainsi de lui, je le sais, c’est dangereux. Mais c’est plus fort que moi. Il est mon phare dans la brume, et avec la tempête qui approche, j’aurai plus que jamais besoin de lui… 

Pour ce roman, que j’ai situé dans l’île de Sein, même si je ne la nomme jamais, je me suis longuement documentée sur la vie des insulaires et sur quelques traditions bretonnes. L’univers que j’ai créé est plein de brume et de mystère, comme de rites ancestraux qui se répètent de génération en génération. En le lisant, vous découvrirez le secret des origines d’une jeune femme rousse aux pouvoirs particuliers.

Édité chez HQN