En avril je prends une cabane au camp Nano !

En avril je prends une cabane au camp Nano !

Le titre de cet article évoquera certainement de nombreuses histoires aux habitués du Nanowrimo… et un peu moins aux autres. Les camps Nano sont pourtant de belles aventures à partager entre compagnons d’écriture. Les flammes de l’imagination dessinent des ombres de scénario, on fait griller nos compteurs de mots et on se réveille dans les vêtements dans lesquels on s’était couché, en négligeant de se laver les dents parce que, ho, on est en train de camper, là, on peut un peu oublier le confort quotidien, non ?

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Bref, vous l’aurez compris (ou pas) : le camp Nano c’est un moment d’écriture (presque) aussi intense que le Nanowrimo. Sauf qu’il y fait un peu moins frisquet, ce qui motive de nombreux participants à venir installer leurs stylos dans le coin.

Les différences entre le Nanowrimo et le camp Nano

Le Nanowrimo, comme son nom l’indique (pour ceux qui apprécient les acronymes) a lieu en novembre. Pendant un mois entier, des écrivains de tout l’univers (si on peut couronner des miss univers, je ne vois pas pourquoi on ne peut pas supposer que les extra-terrestres écrivent aussi) ne décollent plus de leur ordinateur. Le but : rédiger un roman de 50 000 mots en 30 jours. Pas le droit de commencer avant, ni de terminer après. Les règles sont strictes. Et le mois est intense. Très intense.

C’est un moment où vous ne répondez plus au téléphone, où vous ne mangez plus en famille que par obligation, où vous pensez écriture à longueur de journée et vous devenez un littéraire qui compte. Qui compte les mots.

J’ai adoré y participer (et aller jusqu’au bout) en 2015. C’est une période totalement inhumaine mais absolument exaltante.

Et comme les auteurs doivent être des gens un peu masos, une seule session de ce genre par an ne leur suffisait pas. Ils ont décidé de remettre ça. En modifiant quand même un peu les règles du jeu, histoire d’amener de la variété dans la torture.

C’est ainsi que les camps Nano sont nés. Le principe est toujours le même : vous avez un mois pour écrire. Sauf que c’est vous qui fixez votre objectif. Oui, si votre ambition est d’écrire 100 mots en un mois, vous pouvez le décider (quoique je ne sais pas si quelqu’un a déjà tenté d’inscrire un nombre aussi bas comme record personnel). Cette année, vous pouvez même modifier votre objectif en cours de route, si vous vous rendez compte que vous aurez un peu plus de mal que prévu à l’atteindre (si le temps d’avril est exceptionnellement beau et que vous préférez passer votre temps à vous promener dehors, par exemple).

Cette souplesse apporte un peu de souffle aux auteurs. Et, par ailleurs, les objectifs se partagent à plusieurs, à l’intérieur de cabines où l’on peut être coopté ou regroupé par hasard ou par affinités potentielles. C’est presque une colonie de vacances, où le travail de chacun fait gagner des points à tous (on dirait presque le système des points des maisons de Harry Potter, vous ne trouvez pas?).

Mon objectif pour le camp Nano 2017

Un des grands principes du Nanowrimo, c’est d’annoncer que l’on va participer. Parce qu’il est un petit peu plus dur (et humiliant) de lâcher son projet en cours de route quand on a dit à tout le monde quel merveilleux texte on allait composer sur le délai imparti.

J’annonce donc officiellement que… Tadam… je vais participer au camp Nano d’avril. J’ai rejoint une cabine composée exclusivement de femmes auteur. Ce qui est très amusant, c’est que nombre d’entre nous allons écrire dans le domaine de la SFFF… alors que la personne qui m’a invitée au départ écrit, elle, de la romance (c’est une collègue des éditions HQN).

Et comme les auteurs, c’est un peu comme une grande famille, je vous invite à visiter les pages de mes compagnes de cabane : Valery K. Baran & Hope Tiefenbrunner, Xenja, Lou MarieIsabella Mikaelson, Florence Cochet, Diana B. Rylia , Viviane Faure, Camille-Miko , Elora Martin.

Mon but, en avril, est d’arriver à un total final de 50 000 mots sur mon projet en cours. Je vous rassure tout de suite (ou pas) : je ne compte pas écrire 50 000 mots sur ce mois. J’ai déjà commencé à travailler sur mon nouveau texte. À l’heure où j’écris ces lignes (soit 1 h du matin, mes personnages n’avaient pas envie de dormir), j’en suis déjà à 9 000 mots. Et ceux qui ont déjà fait un Nano savent à quel point 1/5 de texte déjà écrit, c’est énorme !
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Et si vous voulez savoir de quoi parle ce nouveau projet… et bien je vous suggère de vous inscrire à ma newsletter !

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Pourquoi prendre un agent littéraire ?

Pourquoi prendre un agent littéraire ?

Le monde de l’édition, je le connais sous différents angles. J’ai travaillé en maison d’édition, j’ai auto-édité un livre, j’en ai publié d’autres chez des éditeurs… Je suis ce que l’on appelle maintenant un auteur hybride et je suis un peu plus consciente de mes compétences dans ce domaine.

Je sais :

  • écrire
  • corriger
  • communiquer sur les réseaux sociaux
  • gérer de la logistique
  • aller à la rencontre des lecteurs sur des salons

Par contre, je ne suis absolument pas une commerciale. Me vendre reste un acte assez difficile pour moi, que ce soit pour convaincre une librairie de présenter mes titres ou pour séduire un éditeur. Il faut savoir dire « je suis la meilleure, mon livre est absolument génial » sans avoir l’impression de raconter une nouvelle fiction. Ce n’est pas le rôle dans lequel j’excelle.

Je devais donc trouver une autre manière de rentrer en contact avec ceux qui veulent me lire…

Percer dans l’édition

Vous savez combien de titres paraissent chaque année, tous réseaux confondus ? Et combien de manuscrits sont envoyés à des éditeurs sans jamais réussir à se transformer en livres ?

Beaucoup.

Beaucoup trop.

(et c’est là que vous voyez que je suis une littéraire, et pas une matheuse : j’ai toujours été incapable de retenir des chiffres. Si ces derniers vous intéressent, vous en trouverez quelques-uns dans cet article).

Pour être lu par une maison d’édition, il est possible :

  • d’envoyer son manuscrit par la poste
  • d’utiliser son réseau pour être mieux présenté
  • de rencontrer un professionnel de cette maison lors d’un salon littéraire et de nouer le contact.

Je ne fais pas partie de ceux qui disent que l’envoi par la poste ne sert à rien. Mon conte pour enfants paru chez Hemma, tout comme Le Secret du vent, chez HQN, ont été découverts de cette manière. Il faut de la patience, et un bon texte, mais ça reste un circuit qui fonctionne.

Sauf que… Sauf que, justement, il ne faut pas être trop pressé. Dans le monde de la SFFF, une maison d’édition reconnue l’est aussi pour les longs délais de ses réponses aux auteurs. Plus d’un an pour recevoir même un refus, ça peut être usant.

l'auteur doit être patient - Mélanie De Coster

 

L’agent littéraire : un modèle anglo-saxon ?

J’ai grandi, en tant que personne comme en tant qu’auteur, en puisant dans l’univers littéraire anglo-saxon. Un monde où les agents littéraires sont omni-présents. Même les réussites des écrivains qui m’ont marqué, comme Stephen King ou JK Rowling, doivent beaucoup à leurs agents.

Pour moi, très tôt, il a donc été logique de souhaiter être représentée par un agent. Or, cette spécificité culturelle était encore loin d’être développée en France il y a quelques années. Pire, certains affirmaient même que les éditeurs rejeterraient le poulain d’un agent plutôt que de lui prêter attention.

Faisons immédiatement une pause : j’ai beaucoup de mal à croire qu’un éditeur voudrait passer à côté d’un auteur talentueux et d’un titre intéressant. Qu’il soit ou non présenté par un agent.

Dans mes débuts en tant qu’écrivain, je n’avais pas d’autres options que de proposer mes textes à des agents anglophones. Mais comme j’écris en français, j’avais quand même peu de chances de les intéresser.

Quelques années plus tard, on a commencé à parler aussi d’agents littéraires en France. Mais ceux-là non plus ne se seraient alors pas retournés sur moi : ils ne suivaient que les auteurs déjà bien installés et reconnus, si possible avec quelques best-sellers à leur actif. Nous ne jouions pas vraiment dans la même cour…

agents littéraires - mélanie De Coster

 

Et puis, l’année dernière, j’ai appris qu’un syndicat des agents littéraires se formait en France. Avec une charte qui leur est propre. (depuis, ce syndicat en a rejoint un autre, le Sfaal).

À l’époque, j’ai donc repris mon bâton de pèlerin virtuel et j’ai été frapper à la porte des agents d’auteurs regroupés au sein de ce syndicat.

Les agents littéraires en France de nos jours

Je ne vais pas vous mentir : nombre des agents du syndicat continuent de ne prendre dans leurs écuries que les auteurs qui ont déjà du succès. C’est très bien pour eux, même si leur rôle alors est plus celui d’un conseiller en investissement qu’autre chose, d’après ce qui en paraît en tout cas dans la presse. Je ne les jugerai pas, mon contact avec eux a été plus que limité jusqu’à présent.

Pourtant, la donne est en train de changer dans le paysage des agents littéraires en France. On voit des auteurs reconnaître qu’ils font appel à un agent, comme Samantha Bailly, dans le but souvent essentiellement de défendre leurs droits.

Moi, je cherchais un agent à la mode anglo-saxonne : une personne qui croirait suffisamment en moi pour aller me représenter auprès des éditeurs. Même si je n’ai encore explosé aucun compteur de ventes.

l'agent littéraire, un chevalier - Mélanie De Coster

Et… Cela existe.

J’ai contacté plusieurs agents, en leur demandant s’ils pensaient que De l’autre côté des mondes pourrait convaincre un éditeur, en leur rappelant mon parcours littéraire jusque-là, et en leur précisant que je travaillais sur un nouveau projet. Et l’un de ces agents a demandé à voir ce nouveau projet. Il a été convaincu, enthousiaste même, alors que le roman n’était pas encore fini. Le livre, c’était De Biblioteca (qui prendra un jour un autre titre, je l’espère, à moins qu’Umberto Eco me le cède). L’agent, c’était Editio Dialog.

Le contact avec un agent

Je profite de cet article pour remercier Editio Dialog, dont je peux maintenant dire qu’il s’agit de mon agent. Pour son humanité, son enthousiasme, sa patience… Pour tout ce qui fait qu’un échange avec un professionnel du livre ne doit pas nécessairement être froid et mercantile. On parle ici de passion, d’art, de transformation… Et c’est aussi tout ça que je retrouve chez cet agent.

Si je devais cependant donner quelques conseils à un auteur qui souhaite contacter un agent littéraire, c’est de lui apporter de la matière. Je ne suis absolument pas certaine que mon agent aurait choisi de me représenter si je n’avais pas déjà quelques titres à mon actif. Et si je ne lui avais pas démontré que j’étais, justement, active dans ce domaine.

Je suggérerais aussi de prendre le temps de lire le contrat. Chacun peut ou non y trouver son compte. Mais il s’agit de chiffres, de droits et et devoirs, et il ne faut jamais signer un contrat sans l’avoir étudié de près.

 

Aujourd’hui, De Biblioteca est entre les mains de mon agent. Il va toucher des éditeurs par ce biais-là. J’ai envie de croire que ce sera plus rapide, peut-être plus efficace que si je l’avais envoyé moi-même. Seul l’avenir nous le dira.

 

De biblioteca… ou le roman à venir

Je l’ai déjà évoqué précédemment sur ce blog et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux en ont souvent entendu parler : De Biblioteca devrait être mon futur roman. En tout cas, c’est celui que j’ai mis un peu plus d’un an à écrire et qui ne va pas tardé à être présenté à des éditeurs par mon agent…
Il est temps de faire des présentations un peu plus complètes…

Il était une fois… Le Nanowrimo

En novembre 2015, j’ai emménagé depuis quelques mois dans une maison où je dispose (enfin !) d’un bureau juste pour moi. Vous savez : une pièce dont je peux fermer la porte et interdire l’accès pour cause de créativité débordante ?
Pour la deuxième fois de ma vie, je décide d’inscrire un projet au Nanowrimo (un booster important pour les écrivains, puisqu’il s’agit d’écrire 50 000 mots en un mois. Faites le calcul : il y a un paquet de mots à poser chaque jour sur le papier pour en venir à bout !)
Pour la première fois de ma vie, je vais au bout de ce Nanowrimo. J’en sors épuisée, incapable de penser à autre chose qu’à écrire… mais surtout ravie : je tiens un vrai bon début de roman. Bon, pour tout dire 50 000 mots, c’est un peu plus qu’un début, vu que c’est à peu près 150 pages de texte ! Mais je sais que mon roman est encore loin d’être fini : du travail m’attend.

Hiver, printemps, été… des nouvelles offres poussent

Je continue (sur un rythme beaucoup moins soutenu) à travailler sur De Biblioteca. Et je rentre en contact avec un agent littéraire. Qui me demande sur quoi je suis en train de travailler en ce moment. Je lui fais parvenir mon texte, en lui précisant bien :

  1. qu’il n’est pas fini
  2. qu’il n’est pas encore corrigé.

Peu importe, il le lit, le fait lire à d’autres personnes… et me contacte en me disant qu’ils l’adorent, qu’ils veulent le représenter et que je peux le terminer rapidement maintenant s’il vous plaît !

Je vous fais l’impasse de l’euphorie (youpi, je suis géniale) et de l’angoisse liée à la signature de ce contrat (c’est qu’il fallait que j’assure jusqu’à la fin du roman, maintenant !).

J’ai dû faire ce genre de saut… et je ne suis pas encore retombée par terre !

Nanowrimo bis… ou pas ?

Je m’engage à terminer le roman pour la fin décembre 2016. Trop fass, comme diraient mes filles. Tiens, je vais même m’inscrire au Nanowrimo pour me pousser à boucler la fin, voire à lancer un autre début de roman (oui, je sais, j’ai de l’ambition).
Je ne prolongerai pas plus longtemps ce suspens insoutenable : j’ai  bien terminé mon texte… avec un mois de retard sur les délais prévus !

Les corrections, les corrections !

Normalement, un texte, on l’écrit, on le relit, on le corrige, on le passe à ses bêtas-lecteurs, on revient encore dessus… puis ensuite en l’envoie ailleurs. Si un éditeur l’apprécie, il vous demande encore d’effectuer quelques corrections. Là, je vis tout en accéléré. À peine terminé, j’envoie De Biblioteca à mon agent, qui me le renvoie avec les corrections à effectuer. À ce stade, personne d’autre que lui et moi ne l’ont lu (sauf quelques bribes par ci par là que j’ai testé sur des forums d’auteurs, et quelques phrases postées sur mes comptes Facebook ou Twitter).
C’est une toute nouvelle manière de procéder pour moi… 
Les dernières corrections viennent d’être effectuées et j’ai renvoyé le texte à mon agent une nouvelle fois. Je suppose que ce sera ensuite au tour des éditeurs de donner leur avis. L’attente commence…

(et comme vous êtes très impatient de savoir

  1. de quoi parle De Biblioteca
  2. qui est mon agent

je répondrai à ces questions dans de prochains messages !)

Un concours pour De l’autre côté des mondes !

De l’autre côté des mondes a donc été reproposé à la vente depuis quelques jours. Le démarrage de ce livre est plutôt positif et j’en suis assez contente. On parle en tout cas de lui, et c’était ce que j’en attendais !
Pour remercier tous ceux qui me suivent, j’ai décidé de lancer un concours sur ma page Facebook : Mélanie De Coster . Il vous suffit d’aimer la page pour participer à un Memory très facile, accessible ici.
Le concours est organisé pendant tout le mois de mars, ce qui vous laisse le temps de participer et de le partager.
Vous pourrez gagner un exemplaire dédicacé de De l’autre côté des mondes !

http://shakr.cc/6p93

Et dix ans plus tard… la réédition de De l’autre côté des mondes

Et dix ans plus tard… la réédition de De l’autre côté des mondes

Je vous avais déjà parlé de De l’autre côté des mondes. Je l’avais auto-édité il y a un peu plus de 10 ans, une époque où les auteurs auto-édités fonctionnaient encore en circuit presque fermé. Je n’avais pas de réseau, pas vraiment l’âme d’une commerciale… Il avait pourtant rencontré un petit succès d’estime, mais ce n’était pas allé beaucoup plus loin.

Alors que mon projet pour mon futur roman – aka #deBiblioteca – est plutôt bien parti (un agent l’a repéré et on travaille ensemble sur la dernière version), j’ai eu envie de redonner une nouvelle chance à ce titre. Peut-être aussi l’envie de retourner vers les lecteurs en douceur, à ma manière…

 Une nouvelle couverture pour De l’autre côté des mondes

Et voilà la nouvelle couverture, réalisée pour célébrer l’anniversaire de ce titre :

De l'autre côté des mondes Mélanie De Coster nouvelle couverture

Le monde de l’auto-édition a un peu changé en dix ans. Suffisamment pour que je puisse aujourd’hui proposer très facilement le livre en version numérique ou en version papier. Ce qui veut dire aussi que de nombreux lecteurs différents auront la possibilité de découvrir ou de redécouvrir De l’autre côté des mondes.
La couverture en dit maintenant un peu plus sur le contenu du livre. L’effet de surprise concernant les personnages principaux est en partie émoussé… mais le mystère ne durait pas au-delà du premier chapitre, de toute évidence, et il me parait aujourd’hui plus pertinent de l’annoncer dès le départ : oui, les héros sont de jeunes handicapés moteurs !

Un nouveau texte ?

En ce qui concerne le texte lui-même, il ne devrait pas surprendre énormément ceux qui ont déjà lu les versions antérieures. J’ai corrigé quelques erreurs (il en traîne toujours, malgré le temps de correction que l’on peut consacrer à un texte). Mais le style n’a pas été changé… pas plus que la trame de fond !
De l’autre côté des mondes est un roman que j’ai longtemps porté en moi et en lequel je continue à croire. Il y a longtemps maintenant que je l’ai écrit… Mon prochain roman sera forcément différent au niveau de la maîtrise de l’écriture. Mais ce n’est pas une raison pour le renier, loin de là.

À qui s’adresse ce roman ?

De l’autre côté des mondes est un livre dont les héros sont adolescents. Des lycéens qui découvrent le moyen de rejoindre un monde parallèle. Le roman est donc plus particulièrement tourné vers cette tranche d’âge. Cependant, certaines scènes violentes peuvent choquer les plus sensibles (une scène en particulier…). Je pense qu’il est important de le savoir avant de le lire.
Je pense aussi que les petites cases bien ordonnées ne sont véritablement pas pour moi (il vous suffit de regarder mon espace de travail pour le comprendre… Peut-être que je vous en posterai une photo un jour !). Donc, si ce livre s’adresse aux adolescents, il peut tout à fait être lu par des lecteurs adultes aussi. À vous de le partager et de l’échanger en famille !

Le commander en version papier

Version Kindle

Version Kobo

Copier n’est pas tricher

Le plagiat, c’est le mal. On est bien d’accord. Pourtant, de manière étrange, il y a des moments où des histoires très semblables apparaissent au même moment. Ce peut être le cas pour des films aussi d’ailleurs. Cette concordance des temps très particulière ne signifie pas que les créatifs s’espionnent les uns les autres pour se piquer leurs idées mutuelles (je pense sincèrement qu’ils ont autre chose à faire. Je l’espère pour eux, en tout cas, sinon ce ne sont pas vraiment des créatifs). Personnellement, j’aurais plutôt tendance à croire qu’il existe des « idées » qui flottent dans l’air et que les auteurs de toute sorte ont des antennes très développées qui leur permettent de les capter avec un peu plus d’acuité que les autres personnes. (j’aurais encore plus tendance à croire à ça qu’aux esprits). C’est ainsi que l’on assiste à des convergences où on a l’impression que tout le monde parle de la même chose au même moment. Bien sûr, je ne nie pas pour autant les effets de mode (ne me parlez plus d’écoles de sorciers ou de vampires trop gentils pour être honnêtes, s’il-vous-plaît), mais il existe néanmoins des petits ions d’idées qui se créent et communiquent à notre insu.

L’auteur télépathe ?

Un créatif, même quand il s’appelle Thoreau, ne vit pas tout à fait isolé du monde. Il est forcément confronté aux préoccupations des gens qui l’entourent et qui vivent dans la vraie vie. Les artistes sont des gens sensibles, qui absorbent tout ce qui les entoure, ce qui les blesse parfois.
Si vous voulez faire partie des artistes les plus créatifs, il est essentiel que vous vous intéressiez à ce qui se passe autour de vous. Ne cherchez pas nécessairement à trouver des idées dans les faits divers (Flaubert l’a très bien fait, mais ce n’est pas une raison pour l’imiter), gardez juste l’esprit ouvert. Et, petit à petit, quelque chose va se dégager qui va provoquer chez vous une irrépressible envie d’écrire. Plus vous vous ouvrez à des sujets différents, plus vous serez à même de capter ces minuscules capsules d’idées qui ne demandent qu’à germer.
N’oubliez pas : les muses ne parlent qu’à ceux qui les écoutent.

Est-ce du plagiat ?

Le plagiat est plutôt mal vu de nos jours, avec raison. Il y a quelques décennies (et même un peu plus que cela) pourtant, c’était par ce biais que nombre d’auteurs se confrontaient pour la première fois à l’écriture. En se faisant la main et en cherchant à reproduire le travail réussi de maîtres accomplis, ils acquéraient des techniques qui leur étaient utiles dans leur propre écriture.
Nous vivons maintenant dans une époque où il faut être original à tout prix, ne pas faire « pareil » que les autres. Je ne vous dirais pas de copier, d’ailleurs, ce que les autres ont fait. La plupart du temps, vous ne parviendriez qu’à obtenir une pâle imitation qui ne sera même pas satisfaisante pour vous. Par contre, lisez. Beaucoup. C’est de cette manière que vous acquerrez plus ou moins inconsciemment des techniques et des outils. Même la « mauvaise littérature » peut vous apprendre ce que vous ne devez – ou ne voulez – pas faire. Prenez même des notes sur ce que vous aimez ou pas. Que ce soit dans la construction des histoires, dans les effets de style, dans la longueur des phrases… Tous les livres publiés peuvent vous servir de professeurs, ne négligez pas leurs leçons. Ce n’est pas du plagiat, c’est juste une demande de conseil qui n’est pas formulée à haute voix.

Tous les livres peuvent vous servir de professeurs, ne négligez pas leurs leçons.

3 conseils pour ne pas copier

Pour suivre votre inspiration et laisser celle des autres vous guider, voici quelques conseils simples :

  • Observez. Avec vos yeux, vos oreilles, votre nez, votre goût, votre toucher. Laissez le monde extérieur vous assaillir.
  • Déconstruisez. Vous admirez le travail de tel auteur ? Repérez ses tics d’écriture, analysez tout, ligne par ligne… Et prenez uniquement ce qui vous ressemble.
  • Soyez seul. Au moment d’écrire, oubliez tout ce qui a été fait avant. Votre cerveau continuera à l’utiliser sans que vous ne le dirigiez. N’essayez plus d’imiter : écrivez.
    3 conseils pour ne pas copier

Les bêta-lecteurs ne sont pas des bêtas

Si comme moi vous avez appris le grec ancien à l’école, vous vous rappelez que bêta est la deuxième lettre de l’alphabet dans cette langue (et alpha la première, pour ceux qui ne suivent pas). Cependant, un bêta-lecteur, c’est une personne qui connaît un petit peu plus que son alphabet en principe. Si vous ne connaissiez pas encore cette catégorie un peu particulière de lecteurs (non, ce ne sont pas personnes qui lisent uniquement des livres idiots), cet article pourrait bien vous convaincre de commencer une nouvelle collection d’amis.

Pourquoi vous allez détester votre bêta-lecteur ?

pourquoi vous allez détester votre bêta lecteur
Le bêta-lecteur, c’est LA personne qui va lire votre texte (allons, voyons un peu les choses en grand : votre roman) et qui vous dira ce qu’il en pense. C’est en principe la personne qui pointera du doigt que votre héros porte un pull rouge au début d’une scène et qu’il est devenu bleu une page plus loin. C’est aussi celui qui vous demandera pourquoi votre personnage principal a peur des chiens et à quoi sert cette information dans le livre puisqu’il ne croise jamais aucun animal. C’est également celui qui sera au regret de vous informer que votre intrigue tombe à plat au troisième chapitre ou que votre méchant en titre est complètement ridicule.
Soyons honnête avec nous-même : il y a toujours un moment où l’on déteste son bêta-lecteur. Franchement, qui a envie d’entendre toutes ces remarques négatives et de voir le moindre défaut de son œuvre surligné et mis en exergue ?
Si vous avez répondu « moi », c’est bien, vous êtes sur la bonne voie.

Ce que le bêta-lecteur n’abat pas nous rend plus fort

L’honnêteté, c’est une qualité importante. Et c’est justement celle que vous demandez à votre bêta-lecteur. Vous apprécierez certes d’avoir des amis qui encensent le moindre de vos écrits, qui se prosternent à vos pieds pour vous demander des dédicaces et qui estiment que vous êtes le meilleur auteur qui n’ait jamais existé sur Terre (quoi ? Vous n’avez pas ce genre de personnes dans vos relations ? Ah bon… Attendez un peu, si vous suivez les conseils de votre bêta-lecteur, cela pourrait arriver). Car, en reprenant toutes les petites incohérences de votre texte, votre bêta-lecteur vous aide également à l’améliorer. D’ailleurs, s’il n’est pas totalement sadique, il vous indiquera aussi les aspects positifs de ce que vous avez écrit… et peut-être même ses passages préférés (ouf ! Je suis sûre que vous commencez à vous sentir mieux).
Le rôle d’un bêta-lecteur, c’est de vous aider à améliorer encore votre texte. Pour que plus personne ne trouve rien à lui reprocher. Et il vaut certainement mieux qu’une personne vous critique que de recevoir de nombreux messages incendiaires sur ce même sujet.

Pourquoi les bêta-lecteurs vont toujours au pluriel

Depuis le début de cet article, on parle de bêta-lecteur au singulier. Dans l’idéal, pourtant, il faudrait en avoir plusieurs. Parce que toutes les personnes ne vont pas être attentives aux mêmes détails. Certains vont se concentrer sur les caractères des personnages, d’autres sur l’enchaînement des actions, d’autres sur les décors… La multiplicité des points de vue vous assure que votre œuvre est bien passée au crible.
Et que, si vous pouvez ignorer ce qu’un bêta-lecteur vous dit (oui, vous avez le pouvoir sur vos bêta-lecteurs), cela devient considérablement plus gênant si la même remarque est formulée à plusieurs reprises.
Cependant, limitez le nombre de bêta-lecteurs : plus le nombre d’avis est important, plus ils risquent de ne plus être constructif pour vous et de vous perdre. Dans l’idéal, vous restez quand même celui qui sait où il veut amener son histoire, et vous vous êtes déjà relu. L’avantage des bêta-lecteurs, c’est qu’ils ont le recul que vous n’avez plus. Mais trop de bêta-lecteurs vous éloigneront toujours plus de votre premier sentiment.

Ne soyez pas trop proche de vos bêta-lecteurs

Pour qu’un bêta-lecteur puisse réellement se montrer impartial, il est préférable qu’il ne soit pas trop proche de vous. Il aura ainsi moins de scrupule à lister ses critiques et son analyse de votre roman pourra être réellement constructive. Vous aurez également moins de mal à l’ignorer si ses remarques sont inutilement agressives et ont pour principal et unique effet de vous démoraliser. Certaines personnes mal-intentionnées ont malheureusement parfois tendance à abuser du pouvoir que confère la bêta-lecture.
Comme il n’est pas toujours facile de se constituer un réseau de bêta-lecteurs compétents, sachez que vous pouvez en trouver sur des forums d’auteurs ou laisser des annonces sur votre site et les réseaux sociaux. C’est également un très bon moyen d’élargir le cercle de vos connaissances et de profiter des conseils d’autres personnes qui, comme vous, sont des auteurs dans l’âme.

petite annonce pour chercher un bêta lecteur