Une femme qui a des…

Une femme qui a des…

Écrire un roman qui présente un personnage féminin fort, ce ne devrait pas être une mission si compliquée à notre époque. C’est du moins ce que je pensais il y a encore peu de temps.

En travaillant sur mes derniers projets, dont Lettres du Kansas (qui vient d’être envoyé en bêta-lecture…), je me suis pourtant interrogée sur la représentativité féminine dans la littérature. Et laissez-moi vous dire qu’il y a encore du chemin à faire !

Créer des personnages féminins

Où sont les femmes ?

Vous croyez que les filles sont bien présentes dans les livres, les films que vous regardez, lisez, ou que vous partagez avec vos enfants ? Et bien, d’un simple point de vue mathématiques, ce n’est peut-être pas si simple. Je sais, il paraît que les filles ne sont pas douées pour le calcul, ça doit être pour cette raison que l’on ne s’est pas rendue compte plus tôt des données suivantes.

disney princess pourcentage talk

Vous avez vu ces pourcentages ? Même dans les dessins animés où les personnages principaux sont des filles, ce sont encore les hommes qui tiennent le plus le crachoir ! (et après, on viendra nous dire que les femmes sont bavardes !)

Ces chiffres viennent d’une étude réalisée par deux chercheuses américaines. Elles s’y interrogent aussi sur la répartition des rôles (les hommes sont ceux qui ont le plus souvent le droit à la parole) ou sur l’importance donnée respectivement à l’apparence et aux capacités des héroïnes (heureusement, ce dernier point prend de plus en plus de place dans les dessins animés).

Mais cette étude évoque Disney et on est sur un site qui parle de littérature. Alors, qu’en est-il dans les livres ?

Cette vidéo montre comment on peut trier les livres d’une bibliothèque pour enfants… et le peu qui laissent véritablement place à des héroïnes féminines dignes de ce nom.

Une étude récente relayée par Le Guardian relève que, sur 5 000 livres étudiés, un quart d’entre eux ne présentent pas de personnages féminins et moins de 20% des femmes y exercent un métier, contre plus de 80% pour les hommes.

Et ce sont avec ces images que les enfants d’aujourd’hui grandissent…

Inquiétant, non ?

La place des filles dans les livres : une différence entre avant et maintenant ?

Les choses évoluent. J’ai envie de le croire. Dans les ouvrages actuels, ceux destinés à la jeunesse essentiellement, j’ai l’impression que l’on voit de plus en plus apparaître des personnages féminins qui ont un véritable rôle à jouer. Je pense à Divergente, Hunger Games, Oksa Pollock… Maintenant, c’est peut-être juste parce que, en tant que fille, je suis spontanément plus attirée par ces ouvrages.

Je me suis donc demandée si la situation avait vraiment connu une avancée entre les livres que je lisais enfant, dans les années 80, et ceux qui paraissent maintenant.

À l’époque, côté représentations féminines, nous avions :

  • Claude et Annie, du Club des 5. Soit un garçon manqué absolu et une pleurnicheuse. Un peu cliché, non ?
  • Fifi Brindacier. Rebelle, sauvage, un peu folle… Absolument irréaliste mais dont les aventures étaient fascinantes.
  • Alice, Fantômette… Des héroïnes qui résolvent des enquêtes et qui font mieux que les adultes ou les garçons autour d’elles. Ah, ça fait du bien.
  • Dorothy, du Magicien d’Oz, qui est incapable de se débrouiller toute seule…

Et je crains, que, côté personnages principaux avec un minimum d’impact (et de succès, soyons francs), ce soit à peu près tout pour l’époque.

les livres pour filles ?

Donc, oui, de ce point de vue-là, il y a quand même du mieux. Du moins au niveau des romans jeunesse, parce que, du côté des albums, la représentativité des genres ne soit pas encore gagnée. Je vous invite à lire cette page et à parcourir les liens listés pour vous faire une opinion sur la question. Et si vous cherchez des ouvrages à faire lire à vos enfants, vous pourrez puiser dans la liste fournie par Mighty Girl (la liste est en anglais, mais de nombreux titres ont été traduits en français).

Je discutais par ailleurs du sujet avec d’autres personnes récemment (sur ma page Facebook) et certains déploraient que la situation ne soit pas tellement meilleure pour les romans adultes. On se retrouve trop souvent avec des variantes de Claude et Annie… Quel dommage !

Créer des personnages féminins, c’est si difficile ?

Je suis actuellement sensible à ce sujet. Mais j’avoue que ça n’a pas toujours été le cas non plus. Si j’analyse mes romans déjà publiés, je dois bien reconnaître que les filles qui y sont présentées sont souvent en retrait. Même celle de Le Secret du vent, qui a du mal à prendre son destin en mains. Je peux donc déjà dire ce que ne sera plus pareil pour la suite (le personnage central de De Biblioteca est un garçon mais les personnages secondaires féminins ne se laissent pas marcher sur les pieds. Et pour les romans suivants, je vais encore plus loin. Mais il vous faudra attendre encore plus longtemps pour les lire…)

J’ai donc été particulièrement heureuse de lire cet article qui explique, brièvement, comment construire un personnage féminin qui ne soit pas pâlot. En plus du test de Bechdel, qui y est évoqué, il est aussi possible de s’appuyer sur celui de Mako Mori. L’ouvrage doit contenir :

  • au minimum un personnage féminin
  • qui possède son propre arc narratif
  • et dont le but n’est pas d’assister un homme.

Si on en est encore à se poser ces questions, à devoir faire ces tests pour évaluer le potentiel d’une femme dans une histoire, c’est qu’il y a encore un problème sur la représentativité féminine.

Résultat de recherche d'images pour "create a strong female character"

Une héroïne ne doit pas nécessairement se battre contre le monde entier pour valoir la peine que l’on s’intéresse à elle ! Ce qui fera la différence, ce sera une fille (ou une femme) qui est capable de réflexion, qui a des valeurs, mais aussi des failles et qui doit puiser dans sa force intérieure (peu importe la manière dont elle s’exprime) pour avancer au quotidien. Un personnage fort n’est pas celui qui se bat contre une armée, c’est celui qui traverse des épreuves et qui en tire des leçons.

Ah, et cela n’est pas encore évident non plus pour tout le monde mais une fille n’a pas besoin de vivre une romance pour exister ! (bon, ok, ça fait vendre, mais j’aimerais bien un peu plus de livres où l’héroïne décide de rester seule et que cela sonne comme une victoire).

Créer de véritables personnages féminins

 

Rappelez-vous : les lecteurs sont surtout des lectrices. Le nombre de femmes écrivains est exponentiel. On devrait quand même pouvoir faire mieux que de laisser le second rôle aux personnages qui nous représentent, non ?

 

 

Réussir son marathon d’écriture : la méthode en 5 points

Réussir son marathon d’écriture : la méthode en 5 points

Vous vous rappelez de ce vieux film On achève bien les chevaux ? On y suivait deux personnes prêtes à danser jusqu’à épuisement total de leurs forces (et au-delà) pour gagner une somme d’argent.

Parfois, je me dis que participer à un Nanowrimo ou à un camp Nano, ce pourrait presque être considéré comme la même épreuve. Voilà comment j’ai survécu au Nanocamp d’avril

Réussir son marathon d'écriture, la méthode en 5 points pour le Nanowrimo

1. Pour écrire, il faut s’entraîner

La philosophie du Nanowrimo, c’est qu’en écrivant tous les jours, on est plus productif, et plus à même de rester dans le fil de l’histoire. Je serais assez d’accord sur ce point : si je reste trop longtemps loin de mon récit, mes personnages crient moins fort à mon oreille pour me faire avancer.

Mais écrire tous les jours, c’est un exercice qui demande de l’assiduité. Et si de nombreux participants démarrent l’expérience avec une certaine ferveur, trop abandonnent en cours de route.

Pour réussir son Nanowrimo, je recommanderais de ne pas attendre novembre pour se mettre à écrire. Autorisez-vous à écrire à de nombreuses autres périodes de l’année. Peut-être pas avec autant d’énergie que pendant le Nano (tenir ses 1660 mots quotidiens peut vite s’avérer compliqué quand la vie vient frapper à la porte) mais au moins de manière régulière.

Vous y gagnerez même en dextérité sur le clavier, ce qui peut être utile pour les Word War !

De mon côté, je vis souvent la période du Nano comme un gros coup de chauffe pour démarrer une nouvelle histoire… et j’essaye de ne pas trop laisser le moteur refroidir ensuite.

2. Vive les fractionnés

Les Word War. Les guerres de mots. Il faut en vivre au moins une dans sa vie. Voici le récit d’une de ces guerres par un vétéran :

Une word war, une guerre des mots... Le récit d'un vétéran

« Tout commence à un moment précis. L’heure est fixée à l’avance, on sait quand la guerre commence, comme quand elle finit. On croit être préparé, mais on ne l’est jamais vraiment. Quand l’heure sonne, on se retrouve face à son écran blanc. Le compteur de mots est à zéro et il faut le remplir le plus vite possible sur un délai limité. Vous savez combien de mots vous êtes capable d’écrire en 10 minutes, vous ? Moi, je l’ai appris. Puis j’ai appris qu’on ne sortait pas toujours vainqueur de ce genre de combat. Vous croyez qu’être le plus rapide à remplir sa page suffit à gagner la guerre des mots… Mais c’est plus qu’une question de célérité. Il faut que les yeux restent fixés, soit sur le clavier, soit sur l’écran. On n’a plus le temps de réfléchir, de choisir le bon mot, la bonne munition, d’évaluer son angle d’attaque. Il faut juste abattre les mots les uns à la suite des autres, et espérer qu’ils resteront en vie jusqu’à la relecture. C’est épuisant, c’est intense, c’est… C’est quand la prochaine ? »

Une guerre des mots, c’est le meilleur moyen de faire grimper son compteur de mots sur un temps limité. On compare ensuite son score avec celui de ses adversaires. Il n’y a rien à gagner, rien à perdre, juste un roman qui prend de l’ampleur en un temps record.

Participer à une Word War quand on a l’impression que son histoire stagne un peu, ou qu’on a pris du retard par rapport à son objectif, est une très bonne manière de rattraper le temps perdu. De manière générale, on apprend aussi que profiter de la moindre pause pour écrire peut réellement être productif. Oui, même si on n’a que deux fois dix minutes par jour pour soi, on peut écrire un roman en quelques mois.

Sur le dernier NanoCamp, j’ai calculé que deux WW par jour, d’un quart d’heure chacune, m’aidait à atteindre, à peu de mots près, mon objectif quotidien. Je n’en ai pas fait beaucoup, mais de temps en temps, c’est assez intéressant.

3. Gardez les yeux bandés

Quand on parle Nano, on parle de premier jet. C’est-à-dire une histoire qui nécessitera obligatoirement une relecture, et une réécriture… Le but, cependant, c’est de ne pas gaspiller toute son énergie à peaufiner chaque page avant de passer à la suivante. Chacun a une manière différente d’aborder l’écriture. Mais de temps en temps, juste avancer sans se poser de questions, en se laissant porter par l’histoire, peut être très rafraîchissant. D’ailleurs, en Nano, toutes les techniques sont permises : vous pouvez avancer totalement à l’aveuglette ou tracer au préalable le plan détaillé de votre récit. Tout ce qui vous est conseillé, c’est de NE PAS vous relire. Jamais. Sous peine de mort imminente du souffle créatif (et ça, c’est très très grave).

J’ai un peu triché sur le dernier Nanocamp, puisque j’ai alterné des phases de recherche et des phases d’écriture. Je pouvais le faire puisque j’avais fixé moi-même mon objectif (à 40 000 mots… alors qu’il en faut 50 000 pour le Nanowrimo). Mais par contre, je n’ai jamais relu mon texte pour le retravailler. Je le ferai après (et ça risque d’être aussi épique que l’écriture elle-même, mais ça… c’est une autre histoire).

4. Savoir s’entourer

Vous savez ce que tout participant à un Nanowrimo doit faire, juste après son inscription ? Annoncer au monde entier qu’il va nanoter pendant un mois ! Parce que quand on dit, en public, qu’on va tenter une expérience un peu folle comme celle-là, on se sent un petit peu plus obligé d’aller jusqu’au bout. Par conséquent, vos proches deviennent aussi vos soutiens (et commencent à accepter plus facilement votre besoin de vous isoler pour écrire).

Mais c’est aussi l’occasion de partager l’émulation d’autres auteurs. Et de s’encourager les uns les autres à avancer dans l’écriture de ce fameux roman. Rappelez-vous : on est toujours plus fort à plusieurs !

La cabin que j’ai eu l’occasion de rejoindre pour le dernier Nanocamp était pleine d’entrain et d’énergie. On se soutenait, on se poussait à écrire, même juste quelques dizaines de mots… Et on était tous fiers, le 1er mai, d’avoir terminé dans les temps et réussi notre pari !

5. Gardez l’envie

Participer à un Nanowrimo demande beaucoup d’énergie. Mais cela doit rester un plaisir. Si pour vous, vous installer devant votre bureau et tenter d’aligner les mots est une torture, arrêtez tout de suite de vouloir devenir un écrivain. Trouvez autre chose pour exprimer votre créativité. Parce que si vous n’éprouvez pas cet élan de joie à savoir que vous êtes en train de donner vie à un monde, si vous n’êtes pas émerveillé par chacun de ses nouveaux reflets, vous ne tiendrez pas pour un marathon d’écriture comme le Nano.

Moi, pendant ce Nanocamp, j’ai été ébahie par les réactions de mes personnages. Certains jours, je me demandais si j’avais raison de parler d’eux, s’ils présentaient un quelconque intérêt… Mais ils continuaient à m’émouvoir, à m’intriguer, à m’impressionner… Et je crois bien que j’aurais été incapable de les laisser partir avant la fin. C’est cela que vous devez ressentir. Pas moins.

Voilà comment je suis venue à bout du dernier Nanocamp

Winner du Camp Nanowrimo 2017

Maintenant, si vous êtes prêt, je vous préviens : le prochain Nanocamp est en juillet !

Quand la créativité va, tout va !

Quand la créativité va, tout va !

La créativité… Un concept un peu flou, auquel je réfléchis pas mal en ce moment. J’en ai même fait le sujet d’une petite vidéo sur ma chaîne YouTube… Mais c’était surtout une vidéo qui se basait sur ma propre expérience avec cette espèce de chose improbable, cette idée sauvage que personne ne peut capturer et qui nous saute parfois dessus sans que l’on soit prévenu. Oui, la créativité, c’est un peu un animal fantasmagorique, à mi-chemin entre la muse et l’exercice contraignant. J’ai pourtant eu envie de creuser un peu plus loin encore dans ce qui fait que la créativité est ce qu’elle est…

Quand la créativité va, tout va ! par Mélanie De Coster

Une définition ?

Comme toute littéraire qui se respecte, quand je veux mieux comprendre un concept, je regarde ce que d’autres en disent. Déjà, d’après le CNTRL, ce mot n’existe qu’au singulier. Il n’y aurait donc qu’une seule forme de créativité ? Je n’en serais pas aussi persuadée…

Mais voyons plutôt sa définition…

créativité = pouvoir qu’a un individu de créer, c’est-à-dire d’imaginer et de réaliser quelque chose de nouveau.

Donc, quand j’écris, que j’invente un nouveau monde et que je le rends réel pour les autres, c’est un pouvoir.

Je le savais bien, que j’aurais dû faire partie de l’école du Pr. Xavier !

Plus sérieusement, si c’est un pouvoir, cela signifie, je suppose, que tout le monde ne l’a pas (et un grand pouvoir implique de grandes responsabilités…)

Or, j’aurais tendance à croire que la plupart des gens peuvent être créatifs. Ils ont en tout cas ce potentiel en eux. Pas tous au même niveau, pas en l’exprimant tous de la même manière… Mais c’est bien présent, plus ou moins là, pas très loin…

Et du côté de la science ?

cerveau créatif contre cerveau logique ?

La science aussi s’est penchée sur la créativité. Si, si. Il semblerait que les travaux dans ce domaine se soient multipliés depuis 1883 et qu’il y ait eu de nombreuses études, des tests, des simulations… C’est que ces petits scientifiques en blouses blanches ont bien envie de savoir ce que c’est que ce fameux pouvoir.

Ils n’ont pas réussi non plus à le mettre en cage, ni à le synthétiser (la créativité, c’est que du naturel). Ils ont juste pu déterminer qu’il y a des phases de créativité plus ou moins actives, notamment selon les âges de la vie. Et que la faculté de créer, d’inventer, d’imaginer était modifiée par les facteurs environnementaux. On touche là au point suivant.

La créativité, ça se nourrit !

On est beaucoup plus créatif quand on a les outils pour l’être. La plupart des grands écrivains vous répéteront qu’il faut beaucoup lire. Lire, encore et encore, avant de se mettre à écrire. Et c’est le cas, je crois, pour la plupart des arts. Que ce soit pour totalement se démarquer, pour lancer un nouveau style, pour continuer sur la lancée de ses maîtres à penser… Peu importe. C’est en se nourrissant, même inconsciemment, de tout ce qui existe (ou du moins d’une grande partie. Je n’aurais jamais la prétention de lire tous les livres du monde. C’est une tâche infinie) que l’on peut le mieux créer.

Et quand je dis se nourrir… Ce n’est pas seulement absorber ce qui se rapporte de près à notre art préféré. Tout ce qui nous entoure peut alimenter notre esprit créatif.

La musique, le vent dans les feuilles d’arbre, la dispute de nos voisins… Tout ce qui est la vie sert la vie. Même si l’on crée quelque chose de nouveau, on ne le fait pas à partir du néant. C’est peut-être pour cela, aussi, que de nombreux créatifs sont autant dans l’observation. C’est leur manière de respirer le monde qui les entoure pour en créer un nouveau.

duras.png

Les gens créatifs seraient-ils différents des autres ?

Tout le monde est unique. Absolument tout le monde. Et chacun se sent différent des autres, particulier, pas dans le moule. Donc, oui, un artiste, un créatif, c’est aussi différent des autres. Comme les autres.

Mais peut-être en effet qu’ils voient le monde un peu à leur manière. J’ai lu un article qui présentait 18 choses que les gens créatifs font différemment. Évidemment, je me suis reconnue dans ce qui était écrit. Mais je serais surtout curieuse de savoir à quel point une personne qui ne se sent PAS créative trouverait des concordances entre elle et cet article. Je veux bien votre avis dans les commentaires sur ce sujet !

Surtout qu’il n’y a pas que les artistes qui soient créatifs. Un scientifique, un cuisinier et même un commercial peuvent l’être. La créativité est même maintenant au programme des grandes écoles. Est-ce une manière de la faire rentrer dans le moule ? Est-ce qu’on va l’étouffer à force de vouloir la susciter chez tout le monde ? Je ne crois pas. Mais il y a différentes manières de travailler sa créativité.

Exercices de créativité

Je suis toujours curieuse quand je vois ce genre d’énoncé sur un sujet d’article. Et presque invariablement déçue. Alors, non, il n’y a pas de recette miracle pour transformer votre cerveau en esprit créatif d’un claquement de doigt. Par contre, oui, la créativité s’entretient. Elle a besoin d’être nourrie, je l’ai dit, mais aussi de ne pas être délaissée. Si on perd l’habitude de faire appel à elle, elle se recroqueville dans un coin et devient aussi inerte qu’une vieille prune desséchée. Mais rassurez-vous : avec beaucoup de soins et d’attention, il est possible de la réhydrater. Ou de la planter dans son jardin et de récolter plus tard ses fruits. Bref, vous voyez, rien n’est jamais perdu dans ce domaine.

Je me suis amusée à chercher à savoir ce que des gens considérés comme créatifs avaient dit sur le sujet. Et je suis au regret de vous dire qu’ils ne sont pas toujours d’accord entre eux.

D’un côté, nous avons les adeptes de la créativité forcée :

london.png

Ce sont les mêmes qui affirment qu’il faut travailler tous les jours, absolument tous les jours, pour être un artiste digne de ce nom.

Puis il y a ceux qui s’appuient sur l’inspiration

bradbury.png

Ces deux courants de pensée n’étant pas contradictoires, bien au contraire : Ray Bradbury est aussi un fervent adepte de l’écriture quotidienne.

Pour être créatif, il ne faut pas toujours attendre que l’inspiration vienne. Parfois il faut juste se mettre devant son outil de travail, et dire « ok, je vais tenter de faire quelque chose. Ce sera extra-ordinaire. Ou pas. Mais au moins j’aurai avancé. Même si je dois tout effacer à la fin de la journée parce que c’est nul. Même ce que je rate me ramène à la création. »

Parce qu’on ne peut pas toujours juste attendre que la créativité vienne sonner à notre porte, dans un joli paquet bien enrubanné. Il faut aussi lui laisser la porte ouverte et lui montrer qu’on est là pour elle.

Ce qui distinguera un tâcheron sans inspiration d’un créatif qui transforme le monde ? Ce ne sera pas uniquement le travail, ni le fait de garder un esprit ouvert… Mais ça peut certainement en faire partie…

Au final, mes recherches m’ont au moins convaincu d’une chose : la créativité, personne ne l’a encore créée. Et même si de nombreuses personnes, chaque jour, cherchent à la comprendre (vous pouvez d’ailleurs regarder les conférences TED sur ce sujet), elle ne sera jamais totalement apprivoisée. Et c’est sans doute aussi pour ça qu’elle est si belle !

N’oubliez pas de vous inscrire à ma newsletter pour recevoir des extraits exclusifs de mes derniers romans !

En avril je prends une cabane au camp Nano !

En avril je prends une cabane au camp Nano !

Le titre de cet article évoquera certainement de nombreuses histoires aux habitués du Nanowrimo… et un peu moins aux autres. Les camps Nano sont pourtant de belles aventures à partager entre compagnons d’écriture. Les flammes de l’imagination dessinent des ombres de scénario, on fait griller nos compteurs de mots et on se réveille dans les vêtements dans lesquels on s’était couché, en négligeant de se laver les dents parce que, ho, on est en train de camper, là, on peut un peu oublier le confort quotidien, non ?

Death_to_stock_photography_wild_7

Bref, vous l’aurez compris (ou pas) : le camp Nano c’est un moment d’écriture (presque) aussi intense que le Nanowrimo. Sauf qu’il y fait un peu moins frisquet, ce qui motive de nombreux participants à venir installer leurs stylos dans le coin.

Les différences entre le Nanowrimo et le camp Nano

Le Nanowrimo, comme son nom l’indique (pour ceux qui apprécient les acronymes) a lieu en novembre. Pendant un mois entier, des écrivains de tout l’univers (si on peut couronner des miss univers, je ne vois pas pourquoi on ne peut pas supposer que les extra-terrestres écrivent aussi) ne décollent plus de leur ordinateur. Le but : rédiger un roman de 50 000 mots en 30 jours. Pas le droit de commencer avant, ni de terminer après. Les règles sont strictes. Et le mois est intense. Très intense.

C’est un moment où vous ne répondez plus au téléphone, où vous ne mangez plus en famille que par obligation, où vous pensez écriture à longueur de journée et vous devenez un littéraire qui compte. Qui compte les mots.

J’ai adoré y participer (et aller jusqu’au bout) en 2015. C’est une période totalement inhumaine mais absolument exaltante.

Et comme les auteurs doivent être des gens un peu masos, une seule session de ce genre par an ne leur suffisait pas. Ils ont décidé de remettre ça. En modifiant quand même un peu les règles du jeu, histoire d’amener de la variété dans la torture.

C’est ainsi que les camps Nano sont nés. Le principe est toujours le même : vous avez un mois pour écrire. Sauf que c’est vous qui fixez votre objectif. Oui, si votre ambition est d’écrire 100 mots en un mois, vous pouvez le décider (quoique je ne sais pas si quelqu’un a déjà tenté d’inscrire un nombre aussi bas comme record personnel). Cette année, vous pouvez même modifier votre objectif en cours de route, si vous vous rendez compte que vous aurez un peu plus de mal que prévu à l’atteindre (si le temps d’avril est exceptionnellement beau et que vous préférez passer votre temps à vous promener dehors, par exemple).

Cette souplesse apporte un peu de souffle aux auteurs. Et, par ailleurs, les objectifs se partagent à plusieurs, à l’intérieur de cabines où l’on peut être coopté ou regroupé par hasard ou par affinités potentielles. C’est presque une colonie de vacances, où le travail de chacun fait gagner des points à tous (on dirait presque le système des points des maisons de Harry Potter, vous ne trouvez pas?).

Mon objectif pour le camp Nano 2017

Un des grands principes du Nanowrimo, c’est d’annoncer que l’on va participer. Parce qu’il est un petit peu plus dur (et humiliant) de lâcher son projet en cours de route quand on a dit à tout le monde quel merveilleux texte on allait composer sur le délai imparti.

J’annonce donc officiellement que… Tadam… je vais participer au camp Nano d’avril. J’ai rejoint une cabine composée exclusivement de femmes auteur. Ce qui est très amusant, c’est que nombre d’entre nous allons écrire dans le domaine de la SFFF… alors que la personne qui m’a invitée au départ écrit, elle, de la romance (c’est une collègue des éditions HQN).

Et comme les auteurs, c’est un peu comme une grande famille, je vous invite à visiter les pages de mes compagnes de cabane : Valery K. Baran & Hope Tiefenbrunner, Xenja, Lou MarieIsabella Mikaelson, Florence Cochet, Diana B. Rylia , Viviane Faure, Camille-Miko , Elora Martin.

Mon but, en avril, est d’arriver à un total final de 50 000 mots sur mon projet en cours. Je vous rassure tout de suite (ou pas) : je ne compte pas écrire 50 000 mots sur ce mois. J’ai déjà commencé à travailler sur mon nouveau texte. À l’heure où j’écris ces lignes (soit 1 h du matin, mes personnages n’avaient pas envie de dormir), j’en suis déjà à 9 000 mots. Et ceux qui ont déjà fait un Nano savent à quel point 1/5 de texte déjà écrit, c’est énorme !
Camp-2017-Participant-Profile-Photo

Et si vous voulez savoir de quoi parle ce nouveau projet… et bien je vous suggère de vous inscrire à ma newsletter !

Pourquoi prendre un agent littéraire ?

Pourquoi prendre un agent littéraire ?

Le monde de l’édition, je le connais sous différents angles. J’ai travaillé en maison d’édition, j’ai auto-édité un livre, j’en ai publié d’autres chez des éditeurs… Je suis ce que l’on appelle maintenant un auteur hybride et je suis un peu plus consciente de mes compétences dans ce domaine.

Je sais :

  • écrire
  • corriger
  • communiquer sur les réseaux sociaux
  • gérer de la logistique
  • aller à la rencontre des lecteurs sur des salons

Par contre, je ne suis absolument pas une commerciale. Me vendre reste un acte assez difficile pour moi, que ce soit pour convaincre une librairie de présenter mes titres ou pour séduire un éditeur. Il faut savoir dire « je suis la meilleure, mon livre est absolument génial » sans avoir l’impression de raconter une nouvelle fiction. Ce n’est pas le rôle dans lequel j’excelle.

Je devais donc trouver une autre manière de rentrer en contact avec ceux qui veulent me lire…

Percer dans l’édition

Vous savez combien de titres paraissent chaque année, tous réseaux confondus ? Et combien de manuscrits sont envoyés à des éditeurs sans jamais réussir à se transformer en livres ?

Beaucoup.

Beaucoup trop.

(et c’est là que vous voyez que je suis une littéraire, et pas une matheuse : j’ai toujours été incapable de retenir des chiffres. Si ces derniers vous intéressent, vous en trouverez quelques-uns dans cet article).

Pour être lu par une maison d’édition, il est possible :

  • d’envoyer son manuscrit par la poste
  • d’utiliser son réseau pour être mieux présenté
  • de rencontrer un professionnel de cette maison lors d’un salon littéraire et de nouer le contact.

Je ne fais pas partie de ceux qui disent que l’envoi par la poste ne sert à rien. Mon conte pour enfants paru chez Hemma, tout comme Le Secret du vent, chez HQN, ont été découverts de cette manière. Il faut de la patience, et un bon texte, mais ça reste un circuit qui fonctionne.

Sauf que… Sauf que, justement, il ne faut pas être trop pressé. Dans le monde de la SFFF, une maison d’édition reconnue l’est aussi pour les longs délais de ses réponses aux auteurs. Plus d’un an pour recevoir même un refus, ça peut être usant.

l'auteur doit être patient - Mélanie De Coster

 

L’agent littéraire : un modèle anglo-saxon ?

J’ai grandi, en tant que personne comme en tant qu’auteur, en puisant dans l’univers littéraire anglo-saxon. Un monde où les agents littéraires sont omni-présents. Même les réussites des écrivains qui m’ont marqué, comme Stephen King ou JK Rowling, doivent beaucoup à leurs agents.

Pour moi, très tôt, il a donc été logique de souhaiter être représentée par un agent. Or, cette spécificité culturelle était encore loin d’être développée en France il y a quelques années. Pire, certains affirmaient même que les éditeurs rejeterraient le poulain d’un agent plutôt que de lui prêter attention.

Faisons immédiatement une pause : j’ai beaucoup de mal à croire qu’un éditeur voudrait passer à côté d’un auteur talentueux et d’un titre intéressant. Qu’il soit ou non présenté par un agent.

Dans mes débuts en tant qu’écrivain, je n’avais pas d’autres options que de proposer mes textes à des agents anglophones. Mais comme j’écris en français, j’avais quand même peu de chances de les intéresser.

Quelques années plus tard, on a commencé à parler aussi d’agents littéraires en France. Mais ceux-là non plus ne se seraient alors pas retournés sur moi : ils ne suivaient que les auteurs déjà bien installés et reconnus, si possible avec quelques best-sellers à leur actif. Nous ne jouions pas vraiment dans la même cour…

agents littéraires - mélanie De Coster

 

Et puis, l’année dernière, j’ai appris qu’un syndicat des agents littéraires se formait en France. Avec une charte qui leur est propre. (depuis, ce syndicat en a rejoint un autre, le Sfaal).

À l’époque, j’ai donc repris mon bâton de pèlerin virtuel et j’ai été frapper à la porte des agents d’auteurs regroupés au sein de ce syndicat.

Les agents littéraires en France de nos jours

Je ne vais pas vous mentir : nombre des agents du syndicat continuent de ne prendre dans leurs écuries que les auteurs qui ont déjà du succès. C’est très bien pour eux, même si leur rôle alors est plus celui d’un conseiller en investissement qu’autre chose, d’après ce qui en paraît en tout cas dans la presse. Je ne les jugerai pas, mon contact avec eux a été plus que limité jusqu’à présent.

Pourtant, la donne est en train de changer dans le paysage des agents littéraires en France. On voit des auteurs reconnaître qu’ils font appel à un agent, comme Samantha Bailly, dans le but souvent essentiellement de défendre leurs droits.

Moi, je cherchais un agent à la mode anglo-saxonne : une personne qui croirait suffisamment en moi pour aller me représenter auprès des éditeurs. Même si je n’ai encore explosé aucun compteur de ventes.

l'agent littéraire, un chevalier - Mélanie De Coster

Et… Cela existe.

J’ai contacté plusieurs agents, en leur demandant s’ils pensaient que De l’autre côté des mondes pourrait convaincre un éditeur, en leur rappelant mon parcours littéraire jusque-là, et en leur précisant que je travaillais sur un nouveau projet. Et l’un de ces agents a demandé à voir ce nouveau projet. Il a été convaincu, enthousiaste même, alors que le roman n’était pas encore fini. Le livre, c’était De Biblioteca (qui prendra un jour un autre titre, je l’espère, à moins qu’Umberto Eco me le cède). L’agent, c’était Editio Dialog.

Le contact avec un agent

Je profite de cet article pour remercier Editio Dialog, dont je peux maintenant dire qu’il s’agit de mon agent. Pour son humanité, son enthousiasme, sa patience… Pour tout ce qui fait qu’un échange avec un professionnel du livre ne doit pas nécessairement être froid et mercantile. On parle ici de passion, d’art, de transformation… Et c’est aussi tout ça que je retrouve chez cet agent.

Si je devais cependant donner quelques conseils à un auteur qui souhaite contacter un agent littéraire, c’est de lui apporter de la matière. Je ne suis absolument pas certaine que mon agent aurait choisi de me représenter si je n’avais pas déjà quelques titres à mon actif. Et si je ne lui avais pas démontré que j’étais, justement, active dans ce domaine.

Je suggérerais aussi de prendre le temps de lire le contrat. Chacun peut ou non y trouver son compte. Mais il s’agit de chiffres, de droits et et devoirs, et il ne faut jamais signer un contrat sans l’avoir étudié de près.

 

Aujourd’hui, De Biblioteca est entre les mains de mon agent. Il va toucher des éditeurs par ce biais-là. J’ai envie de croire que ce sera plus rapide, peut-être plus efficace que si je l’avais envoyé moi-même. Seul l’avenir nous le dira.

 

De biblioteca… ou le roman à venir

Je l’ai déjà évoqué précédemment sur ce blog et ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux en ont souvent entendu parler : De Biblioteca devrait être mon futur roman. En tout cas, c’est celui que j’ai mis un peu plus d’un an à écrire et qui ne va pas tardé à être présenté à des éditeurs par mon agent…
Il est temps de faire des présentations un peu plus complètes…

Il était une fois… Le Nanowrimo

En novembre 2015, j’ai emménagé depuis quelques mois dans une maison où je dispose (enfin !) d’un bureau juste pour moi. Vous savez : une pièce dont je peux fermer la porte et interdire l’accès pour cause de créativité débordante ?
Pour la deuxième fois de ma vie, je décide d’inscrire un projet au Nanowrimo (un booster important pour les écrivains, puisqu’il s’agit d’écrire 50 000 mots en un mois. Faites le calcul : il y a un paquet de mots à poser chaque jour sur le papier pour en venir à bout !)
Pour la première fois de ma vie, je vais au bout de ce Nanowrimo. J’en sors épuisée, incapable de penser à autre chose qu’à écrire… mais surtout ravie : je tiens un vrai bon début de roman. Bon, pour tout dire 50 000 mots, c’est un peu plus qu’un début, vu que c’est à peu près 150 pages de texte ! Mais je sais que mon roman est encore loin d’être fini : du travail m’attend.

Hiver, printemps, été… des nouvelles offres poussent

Je continue (sur un rythme beaucoup moins soutenu) à travailler sur De Biblioteca. Et je rentre en contact avec un agent littéraire. Qui me demande sur quoi je suis en train de travailler en ce moment. Je lui fais parvenir mon texte, en lui précisant bien :

  1. qu’il n’est pas fini
  2. qu’il n’est pas encore corrigé.

Peu importe, il le lit, le fait lire à d’autres personnes… et me contacte en me disant qu’ils l’adorent, qu’ils veulent le représenter et que je peux le terminer rapidement maintenant s’il vous plaît !

Je vous fais l’impasse de l’euphorie (youpi, je suis géniale) et de l’angoisse liée à la signature de ce contrat (c’est qu’il fallait que j’assure jusqu’à la fin du roman, maintenant !).

J’ai dû faire ce genre de saut… et je ne suis pas encore retombée par terre !

Nanowrimo bis… ou pas ?

Je m’engage à terminer le roman pour la fin décembre 2016. Trop fass, comme diraient mes filles. Tiens, je vais même m’inscrire au Nanowrimo pour me pousser à boucler la fin, voire à lancer un autre début de roman (oui, je sais, j’ai de l’ambition).
Je ne prolongerai pas plus longtemps ce suspens insoutenable : j’ai  bien terminé mon texte… avec un mois de retard sur les délais prévus !

Les corrections, les corrections !

Normalement, un texte, on l’écrit, on le relit, on le corrige, on le passe à ses bêtas-lecteurs, on revient encore dessus… puis ensuite en l’envoie ailleurs. Si un éditeur l’apprécie, il vous demande encore d’effectuer quelques corrections. Là, je vis tout en accéléré. À peine terminé, j’envoie De Biblioteca à mon agent, qui me le renvoie avec les corrections à effectuer. À ce stade, personne d’autre que lui et moi ne l’ont lu (sauf quelques bribes par ci par là que j’ai testé sur des forums d’auteurs, et quelques phrases postées sur mes comptes Facebook ou Twitter).
C’est une toute nouvelle manière de procéder pour moi… 
Les dernières corrections viennent d’être effectuées et j’ai renvoyé le texte à mon agent une nouvelle fois. Je suppose que ce sera ensuite au tour des éditeurs de donner leur avis. L’attente commence…

(et comme vous êtes très impatient de savoir

  1. de quoi parle De Biblioteca
  2. qui est mon agent

je répondrai à ces questions dans de prochains messages !)

Un concours pour De l’autre côté des mondes !

De l’autre côté des mondes a donc été reproposé à la vente depuis quelques jours. Le démarrage de ce livre est plutôt positif et j’en suis assez contente. On parle en tout cas de lui, et c’était ce que j’en attendais !
Pour remercier tous ceux qui me suivent, j’ai décidé de lancer un concours sur ma page Facebook : Mélanie De Coster . Il vous suffit d’aimer la page pour participer à un Memory très facile, accessible ici.
Le concours est organisé pendant tout le mois de mars, ce qui vous laisse le temps de participer et de le partager.
Vous pourrez gagner un exemplaire dédicacé de De l’autre côté des mondes !

http://shakr.cc/6p93