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qu'est-ce que la vraie littérature
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Qu’est-ce que la vraie littérature ?

Après avoir rencontré sur un certain nombre de salons du livre des personnes qui toisaient des romans en disant « non, je ne lis pas ça, moi, je dis des VRAIS livres », je me suis demandé, à juste titre, ce qu’était la vraie littérature. Essayons de faire un point là-dessus.

qu'est-ce que la vraie littérature

Ce qui, a priori, n’est pas de la littérature

Si l’on se fie au jugement a priori de ces lecteurs, on peut d’ores et déjà éliminer de la littérature :

  • la science-fiction, le fantastique et la fantasy (SFFF) ;
  • les romances ;
  • le policier ;
  • le jeunesse et le young adult.

Ce qui, avouons-le, représente un certain nombre de romans. Mais cela permet un tri rapide : la vraie littérature, c’est la littérature dite « blanche ».

Vraie littérature-2

Qu’est-ce qui caractérise la littérature blanche ?

En gros, la littérature blanche, ce serait… tout ce qui n’est pas listé plus haut. Et, pour certains, ce serait considéré comme mieux écrit. Oui, on ne se contente pas de raconter une histoire, nous messieurs dames, on a du style.

Soit.

J’avoue que le style, c’est important. J’achète certains livres juste parce que je connais le style de leurs auteurs et que je sais que leur style va me plaire. Des livres où l’on sait par avance que ce sera bien écrit, qu’il y aura des métaphores incroyables, du texte qui nous fait mettre la tête dans un sac en se disant qu’on n’écrira jamais aussi bien.

Maintenant, soyons aussi honnêtes : dans la littérature blanche, il y a aussi des ouvrages qui sont beaucoup plus loin de remporter mon adhésion. Du triturage de cervelle qui donne mal à la tête, des envolées lyriques qui tombent à plat, et même des phrases tellement plates qu’on peut en superposer plusieurs et toujours les passer sous la porte.

Mais, aux yeux de certains lecteurs (et critiques littéraires), cela reste de la vraie littérature, parce que c’est de la littérature blanche. Que reprochent-ils donc aux autres livres : de raconter des histoires ou de manquer de style ? Creusons un peu le sujet.

Y a-t-il du style dans la littérature de genre ?

Si la vraie littérature est considérée comme mieux écrite, cela veut-il dire que les romans de SFFF, les romances ou le jeunesse ne font aucun effort de style ?

(Permettez, je me gausse un instant et je reviens…)

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Qui a déjà lu, et apprécie, ces livres sait que c’est loin d’être le cas. Même un album pour les petits peut être d’une poésie incroyable, Pef jongle avec les mots dans le Prince de Motordu, et je ne compte plus les romans qui m’ont fait vibrer tellement ils étaient bien écrits. Les titres de Chloé Bertrand transmettent une émotion à fleur de peau, ceux deBenjamin Alire Sáenz aussi, j’ai vu des constructions de phrase incroyables, une inventivité folle comme dans La Horde du Contrevent de Damasio ou La Maison des feuilles de Mark Z. Danielewski, d’autres auteurs qui ont des vrais tons, qui savent jouer avec les images comme avec les sons…

Bref, il y a bien du style dans la littérature dite « de genre » (celle qui n’est pas vraie). Alors, c’est le type d’histoires racontées qui ne plairait pas… Voyons ça de plus près.

Et si la fausse littérature racontait de fausses histoires, contrairement à la vraie ?

Pour les non-amateurs du genre, la science-fiction ce sont des combats de vaisseaux spatiaux, la fantasy c’est des dragons et tout ça, de toute manière, c’est pour les enfants.

On pourrait donc, éventuellement, comprendre qu’ils ne considèrent pas cela comme de la vraie littérature, qui est plus intellectuelle, plus réfléchie, qui parle des vraies choses de la vie… Sauf que, à y regarder de plus près, de nombreux ouvrages de SFFF ou d’anticipation, se cachent sous des bandeaux de littérature blanche. Audrey Pleynet en a cité quelques-uns dans cet article, cette liste sur Babelio vous en présente d’autres.

Il semblerait donc que l’on puisse faire de la littérature blanche, donc vraie, et de l’imaginaire en même temps. Où va donc le monde ?

On nous aurait menti ?

Mais alors, c’est quoi, la vraie littérature ?

Tout récemment, je lisais une critique de film de science-fiction qui se terminait par ces mots « ce film prouve le potentiel romanesque de la science-fiction ». Pour rappel la définition de romanesque

romanesque :qui utilise les recettes du roman le plus traditionnel et fait appel à l’imagination, au rêve, au sentiment.

Ce qui laisserait encore entendre qu’il subsiste un doute sur le fait que la science-fiction puisse faire de bons romans. Ce pourrait être ça, la vraie littérature, les bons romans, tout simplement. Sauf qu’un bon roman pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre.

Et d’ailleurs, puisque nous en sommes aux définitions :

littérature :Usage esthétique du langage écrit. Ensemble des productions intellectuelles qui se lisent, qui s’écoutent.

Donc, en fait, tout livre est de la littérature, de la vraie littérature, dès lors que quelqu’un le lit ou l’écoute, et y trouve quelque chose de joli. Alors, oui, ce qui vous plaît n’est peut-être pas ce qui me plaît. Mais s’appuyer sur une vue de l’esprit (erronée, qui plus est) qui affirme que certains romans sont de la vraie littérature et d’autres non, ce n’est pas joli-joli… Et cela, ce n’est pas la preuve d’un bel esprit.
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« L’attraction de la Terre »_ Mélanie De Coster

Une très belle chronique d’Aurelie, qui fait partie des personnes qui étaient tellement enthousiastes à l’idée de retrouver Gwenaëlle que cela a donné lieu à un deuxième livre !

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Hello <3,

Après avoir survécu aux premiers jours de cette canicule ; je reprends du service sur le blog pour vous présenter, le dernier roman que j’ai lu. Il s’agit de « L’attraction de la terre » de Mélanie de Coster, c’est le second tome du « Secret du Vent »(je vous laisse vous référer à la chronique !)

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512EaFcCHLL._SX195_ « Le Secret du Vent » le tome 1

Auteur :Mélanie De Coster

ISBN :9781095869987

Prix :15,50 euros 

(Pas d’éditeur car ce roman est auto-édité)

Résumé : 

« La magie grandit sur l’île de Sein. Celle de Gwenaëlle, qui ne se satisfait plus de son rôle de protectrice. Celle de Max, attiré malgré lui par le seul être de son entourage qui déteste le surnaturel. Et celle des sorcières qui vont les attaquer … »

Mon avis : 

 Dans ce second tome, nous retrouvons Gwenaëlle, qui est mariée à Maël et qui résident sur…

Voir l’article original 491 mots de plus

éditions, HQN, L'Attraction de la terre, Le Secret du vent

L’Attraction de la terre, mon nouveau roman

Mon nouveau titre, L’Attraction de la terre, sort dans moins de 10 jours, il est donc temps de vous en dire un peu plus à son sujet. Vous allez tout savoir : de quoi il parle, bien sûr, mais aussi les coulisses du projet et comment il a été travaillé. Et vous aurez même une information en plus si vous lisez bien tout !

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De quoi parle L’Attraction de la terre ?

L’Attraction de la terre, comme Le Secret du vent, se déroule sur l’île de Sein. Ça, c’est pour le cadre géographique, qui a été ici encore plus travaillé. Il y a des vrais morceaux de Bretagne dedans, avec la mer Celtique, quelques passages qui se situent à Audierne et à Brest… Je commence à connaître de mieux en mieux ce petit bout de territoire et ses spécificités. Quelques-unes se retrouvent dans le roman, et certaines anecdotes devraient vous amuser. J’avoue que c’est un plaisir de creuser ainsi dans les caractéristiques d’un endroit pour mettre un peu de réel dans une histoire qui est totalement inventée.

Dans ce livre, vous allez retrouver Gwenaëlle, l’héroïne duSecret du vent (ou faire sa connaissance, puisque j’ai écrit les deux livres pour qu’ils puissent se lire de manière individuelle. Mais j’y reviendrai par la suite). Elle a pris quelques années, son couple s’est laissé happer par le quotidien, et elle est à cet âge où l’on se demande si la vie qu’on mène est bien celle dont on rêvait. Elle est donc en pleine croisée des chemins… et les événements vont venir la bousculer.

Ces événements tournent autour de Max. Max, c’est son fils adoptif. Si Gwenaëlle a appris à maîtriser ses pouvoirs de sorcière, lui tente plutôt de les étouffer. Les seuls moments où il les utilise, c’est quand il doit ranger sa chambre ! Max a 16 ans, et c’est un adolescent typique… ou presque. Car Max vit très isolé sur cette petite île qu’il n’a jamais quittée. Il se sent seul, différent des autres, et il refuse de s’avouer que ses pouvoirs magiques ne sont pas sa seule différence.

Quand Antonin, de quelques années son aîné, revient sur l’île et que Max se sent irrépressiblement attiré par lui, ce dernier devra pourtant reconnaître ce qui (ou qui) fait battre son cœur plus vite que d’ordinaire.

Ce n’est pas si facile pour lui. D’une part, parce que nous sommes dans les années 80, et que l’homosexualité vient à peine d’être dépénalisée (et qu’il n’est pas évident de se construire différemment quand on vit dans une communauté isolée, sans contact avec l’extérieur). De l’autre parce que des sorcières l’attaquent, bien décidées à l’éliminer (quitte à faire beaucoup de dégâts autour de lui au passage… Mais c’est pour la bonne cause, diraient-elles).

Il y a même de la musique des années 80 dans le roman… et j’ai concocté une playlist spéciale pour retrouver les titres que mes personnages écoutent

Voilà donc un petit aperçu de ce qui se passe dans L’Attraction de la terre… (avec quelques loutres en plus !)

Pourquoi avoir choisi de parler de ces thèmes ?

Dans Le Secret du vent, sous couvert d’une histoire d’amour et de magie, j’avais beaucoup parlé de la vie dans un endroit isolé, de la difficulté de se sentir différent, de l’envie d’être accepté et non plus jugé… Pour moi, c’était l’un des principaux aspects du roman (bon, j’avoue, il y avait aussi beaucoup de tempêtes et d’événements surnaturels… Je me suis fait plaisir aussi).

Le jugement que l’on peut avoir sur les autres est un thème qui revient souvent dans mes romans, je ne vais pas le nier. Dans ce roman, il y a un peu plus d’action que dans Le Secret du vent (certaines lectrices qui l’ont lu en avant-première, et là aussi je reviendrai là-dessus plus tard, ont particulièrement apprécié les scènes de batailles). Max se retrouve donc plus exposé à sa propre crainte du regard des autres qu’à leurs critiques (bon, sauf en ce qui concerne les femmes qui veulent le tuer… qui, elles aussi, véhiculent toujours les mêmes clichés de « on veut détruire ce qui est différent de nous, sans se poser de questions »).

C’était important aussi pour moi de montrer que, parfois, on s’empêche de vivre des choses importantes pour nous parce qu’on a trop peur de ne pas être dans le moule qui est attendu. J’aime bien raconter des histoires qui font voyager, qui font vibrer, qui font rêver… mais, derrière, elles transmettent toujours un message.

Donc, oui, L’Attraction de la terreparle d’une histoire d’amour entre garçons. Et ce n’est pas le thème principal non plus. Parce que l’amour, quel qu’il soit, n’est qu’une des facettes de notre vie. Et là, dans la vie de Max, l’attaque des sorcières qui cherchent à le tuer occupe quand même beaucoup de place.

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En ce qui concerne Gwenaëlle (on ne va pas l’oublier non plus), je crois que j’avais envie aussi de montrer à quel point on peut se perdre, justement, à trop tenter de se fondre dans ce fameux moule. Gwenaëlle a un chemin à faire. Elle a une quarantaine d’années, mais elle n’a pas encore fini d’évoluer, contrairement à ce qu’elle croit. Et ça aussi, c’est important à dire : il n’est jamais trop tard pour devenir qui vous avez envie d’être !

Comment j’ai travaillé ce roman ?

Quand j’avais écrit Le Secret du vent, j’avais terminé sur une fin ouverte. Je n’avais pas envie de quitter tout de suite Gwenaëlle, et je savais déjà que d’autres sorcières, un peu moins sympas qu’elle, patientaient dans l’ombre.

J’avais laissé tout cela en attente, pourtant. Puis, de plus en plus de lecteurs m’ont demandé cette suite. Avec de plus en plus d’insistance. Et comme je suis une faible femme, je n’ai pas su résister à la tentation.

J’ai donc commencé à réfléchir à la suite de ce roman. Très vite, il est apparu important pour moi que ce deuxième tome puisse se lire indépendamment du premier. Il y a des liens entre les deux titres, évidemment, des événements ou l’apparition de certains personnages qui seront plus compréhensibles en ayant toutes les données en main. Mais il peut très bien se lire tout seul parce que, si le premier tome était celui de Gwenaëlle, celui-ci est le tome de Max. Elle est présente, et bien présente, mais c’est son aventure à lui dont il est question.

J’ai donc travaillé ce roman en laissant chacun parler à tour de rôle. Ils vivent la même histoire, mais chacun de leur côté, et c’est une forme de construction qui était assez intéressante. Les chapitres sont très courts, aussi, pour que chaque lecteur puisse rapidement retrouver son personnage préféré (je me demande qui remportera le plus votre adhésion ?).

Même la maquette a été travaillée

Pour ce roman, comme le premier tome est édité en numérique chez HQN, et en auto-édition pour le papier, je n’ai pas eu à réfléchir longtemps sur le type d’édition que j’allais choisir : l’auto-édition s’est imposée d’office.

Afin d’être certaine de vous offrir la meilleure qualité de texte possible, j’ai donc fait appel à plusieurs bêta-lecteurs (que je remercie mille fois et plus). J’ai été confortée dans certains choix, j’ai modifié d’autres aspects en suivant leurs remarques… Bref, le livre fini a subi un travail éditorial réel (plusieurs de ces bêta-lecteurs travaillent dans le milieu du livre… et tous sont avant tout des lecteurs).

Comme j’aime bien que les livres soient beaux aussi, j’ai repris la maquette pour y insérer des illustrations intérieures (ça, c’est un petit cadeau fait à moi comme aux lecteurs du format papier).

Illustration JPEG copie

Comme je voulais qu’il y ait un esprit de continuité entre les deux tomes, la couverture a été réalisée par la même graphiste que celle qui a réalisé le format papier du Secret du vent.

Une île, de la magie, de l'amour...

Et voilà donc, maintenant vous en savez un peu plus sur L’Attraction de la terre. J’ajouterai qu’il sort le 29 mai. Et, si vous avez eu le courage de tout lire jusqu’au bout, je peux aussi d’ores et déjà vous révéler qu’il y aura un troisième tome !

 

 

 

conseils d'écriture, Vie d'auteur

Un auteur peut-il parler d’autres communautés que la sienne ?

Depuis quelque temps déjà, je vois passer bon nombre de messages de personnes noires ou queer s’offusquant que des auteurs (et cela vaut aussi pour les acteurs et réalisateurs, d’ailleurs) mettent en avant des personnages de ces communautés sans pour autant en faire partie. Ce sujet m’interroge, réellement, et j’avais envie d’en parler un peu plus longuement.

communautés

Photo by Audrey M Jackson on Unsplash

Faut-il être noir pour parler des noirs ?

Comme bon nombre d’auteurs et d’autrices de fiction, je n’écris pas que sur des sujets que je maîtrise parfaitement ni uniquement sur des situations que j’ai déjà vécues (désolée, je n’ai jamais été une sorcière sur une île bretonne dans les années 70, pas plus que je n’ai vécu dans un monde sans électricité et dirigé par les bibliothécaires).

Parce qu’il faut bien se rappeler que c’est de cela qu’il s’agit : une histoire inventée avec des personnages qui le sont tout autant.

D’ailleurs, les auteurs de SFFF (science-fiction, fantasy, fantastique) seraient bien embêtés s’ils ne pouvaient pas parler à la place des extra-terrestres et des elfes.

J’avoue cependant que c’est là faire un peu preuve de mauvaise foi : les elfes, jusqu’à preuve du contraire, ne constituent pas une minorité existante de notre société, brimée et parfois conspuée. Donc, nous pouvons imaginer tout ce que nous voulons sur eux, ils ne seront jamais blessés par nos propos. Ce qui ne sera pas le cas de toutes les communautés.

Pourquoi cela pose-t-il problème ?

Il pourrait être très facile de dire : « c’est bien beau, tout ça, mais justement, c’est de la fiction, on parle de ce que l’on veut et puis c’est tout ».

Ce n’est cependant pas ce que ressentent certaines communautés. Qui ont l’impression que des artistes (parce que c’est aussi le cas pour les films) soit utilisent leurs particularités « parce que ça fait bien et que c’est à la mode », soit en parlent sans connaître réellement tout ce qu’eux ont traversé. Parfois, des maladresses sont commises, des erreurs sont transmises. Parce que ce ne peut être qu’une vision de l’extérieur.

Un autre souci est aussi que ces personnes ont souvent vécu du rejet. Et que laisser d’autres parler en leur nom (le #ownvoices exprime ce fait), c’est encore une nouvelle manière d’être mis à l’écart (les chiffres montrent qu’il y a moins d’auteurs noirs publiés que de blancs).

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Chiffres d’après une étude portant sur les éditeurs américains, (https://ccbc.education.wisc.edu/books/pcstats.asp)

 

Ce n’est pas de la faute des artistes, mais ces communautés ont ce sentiment que d’autres prennent leur place. Et qu’ils ne peuvent donc même pas parler eux-mêmes de ce qu’ils vivent (encore une histoire malsaine de suprématie, en résumé).

Ne faut-il laisser la parole qu’aux personnes issues de ces communautés ?

Nous allons maintenant creuser un peu plus ce sujet.

Est-ce qu’un artiste prend la place d’un autre ?

À mon petit niveau, il m’est facile de dire que je ne prends la place de personne. La véritable question est pourtant plus vaste : est-ce que, si aucun auteur blanc ne parlait de la vie de noirs, les auteurs de cette communauté auraient plus de chance de pouvoir faire éditer leur livre ?

Est-ce qu’on ne pourrait pas plus se dire que chacun a quelque chose à gagner du succès de l’autre ?

Est-ce que ceux qui vivent ces problèmes ne sont pas les mieux placés pour en parler ?

C’est certain. Une expérience vécue est toujours plus pertinente qu’une expérience imaginée. Mais le propre d’un auteur, c’est aussi de savoir transcender sa propre expérience : je n’ai jamais été homme, je n’ai jamais été tétraplégique, et pourtant je peux imaginer ce que c’est de le vivre.

Ce qui n’empêchera pas, peut-être, des maladresses, malgré tout le soin que je mettrai à me documenter. Mais est-ce que je ne jouerais pas plus le jeu des classes dominantes en me taisant sur ces sujets ?

Pourquoi mettre un personnage LGBT+ ou racisé dans un roman si cela n’apporte rien à l’histoire ?

J’ai récemment vu passer des critiques qui s’offusquaient de voir une petite fille blonde remplacée par une noire dans un livre pour enfants, alors que rien n’était changé à l’histoire. Ce n’était pourtant pas des critiques racistes. Au contraire. Il était plutôt question de récupération (le fameux « ils le font parce que ça donne une meilleure image d’eux ») et certains se demandaient si c’était vraiment indispensable.

Ou encore ce genre de tweet (qui est peut-être ironique, mais qui correspond à un sentiment que je vois souvent passer)

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J’avoue que ce genre de raisonnement me pose souci. Je pencherais plus du côté de l’avis de Jo Ann Von Haff, qui dit « mettez de la diversité dans vos romans ». Parce qu’il n’est pas normal de considérer automatiquement qu’un personnage est blanc ou hétérosexuel. De continuer à dire que c’est la norme et que les autres caractéristiques ne doivent être utilisées que pour faire avancer une cause.

Je pense, très sincèrement, que montrer un décor de fiction avec des personnages de tous genres, cela contribue tout autant à faire avancer le débat et les mentalités. Et oui, on peut être homosexuel et vivre une vie rocambolesque sans que la question de la sexualité ne soit un point central. C’est ça, ce qui devrait être la norme pour moi. Si on continue à procéder uniquement autrement (même si c’est important aussi pour l’éclairage que cela apporte), on continuera à penser qu’il y a un problème à être différent.

Comment faudrait-il alors agir pour respecter chacun ?

Je pense qu’il faut continuer à parler de ces sujets. De toutes les manières possibles. La preuve en est qu’il n’y a pas encore assez de personnages de couleurs, racisés ou queer dans les livres, quelle que soit la tranche d’âge à laquelle ils sont destinés. Il en faut plus, parce que cela fait partie de notre monde.

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Mais il faut le faire avec soin. Se documenter me semble un minimum. Parce que, oui, le personnage noir n’est pas uniquement destiné à être un personnage secondaire, il peut (et il doit) aussi être le héros et, forcément, ce qu’il aura vécu va influencer sa personnalité. Même si cela ne doit pas toujours être l’enjeu principal du roman.

On parle de plus en plus de sensitivity readers, des lecteurs qui vont alerter un auteur ou un éditeur quand les propos contenus dans le roman peuvent poser problème. Et c’est très bien aussi de pouvoir avoir ce regard supplémentaire (même si faire des généralités peut aussi être dangereux : il n’y a pas qu’une manière de vivre une expérience ou de la ressentir et, de même qu’il y a plusieurs bêta lecteurs, il faudrait plusieurs sensitivity readers sur un même ouvrage).

Il s’agit donc avant tout de ne pas rester enfermé dans sa tour d’ivoire, et d’aller à la rencontre de l’autre, pour qu’il puisse transmettre son vécu, sa sensibilité. Parce que, à mon sens, empêcher des auteurs blancs et hétéros de s’exprimer sur ces personnages, c’est aussi prendre le risque qu’ils disparaissent à nouveau du paysage éditorial. Chacun a son mot à dire, de même qu’un homme peut aussi parler de féminisme. Oui, il n’a pas vécu la même chose qu’une femme, mais il peut être conscient qu’il y a des problèmes et vouloir contribuer à faire évoluer les choses. Ce n’est pas de la récupération. C’est juste que faire évoluer les mentalités doit se faire main dans la main.

 

 

 

 

éditions, Vie d'auteur

Pourquoi l’auteur indépendant est avant tout un professionnel

L’auto-édition se professionnalise de plus en plus. C’est un fait. Et pourtant, on voit encore trop souvent passer des messages qui disent « oui, mais bon, en vrai les livres sont moins bien que s’ils étaient passés chez un éditeur, ça reste un truc d’amateurs, quoi ». Et là, vous savez ce que j’ai envie de répondre ?

Fake News.

Et je vais vous démontrer pourquoi.

auteur pro

Comment le monde professionnel change… pour les auteurs aussi

Il y a quelques années, pas très loin dans le temps, un homme politique disait « je veux que tous les Français puissent devenir leur propre patron ». Que l’on soit d’accord ou pas avec ses propos, il faut bien être conscient que le monde du travail évolue. D’un côté, l’ubérisation de certains corps de métier inquiète, de l’autre le télétravail ne cesse de progresser, de même que le nombre de freelances.

La société se réorganise, à plein d’échelles différentes. Aujourd’hui, il n’est plus indispensable d’avoir un patron pour pouvoir travailler, l’on peut proposer ses services, ses talents, ses compétences, de manière individuelle. Ce sera le cas des graphistes, des consultants, des secrétaires, des formateurs… Certes, cela implique une prise de risques plus grande. Et une manière de travailler qui est peut-être différente, plus consciente de certains enjeux. Mais c’est une possibilité vers laquelle de plus en plus de personnes se tournent.

Et c’est aussi le cas dans le milieu culturel, et donc dans celui du livre. Avant, un auteur avait besoin d’un éditeur pour pouvoir aller à la rencontre de ses lecteurs. Aujourd’hui, ce n’est plus nécessairement le cas. Ce qui inquiète bon nombre de professionnels du secteur. Des professionnels qui affirment parfois, haut et fort, qu’eux savent faire et pas les autres. Ce qui n’est pas (plus) vrai.

Où l’on prouve que les éditeurs ne sont pas toujours indispensables

Quels sont les services qu’apporte un éditeur à un auteur ou à une autrice ?

Il va l’aider à retravailler son texte, en lui apportant un regard extérieur, son expertise, ses conseils dépourvus d’émotions parasites pour aller toujours vers le meilleur du roman.

(De plus en plus d’auteurs indépendants font appel à des correcteurs et à des bêta lecteurs extérieurs pour les aider à prendre du recul sur leur roman. Pas leurs amis, leurs voisins ou leurs cousins. Non, des personnes qui n’ont aucune raison d’être tendres avec eux, qui sont avant tout des lecteurs, et qui ont donc des avis très tranchés sur la question. Des personnes, donc, qui pourraient très bien travailler dans l’édition elles aussi, parce qu’un éditeur est avant tout un lecteur, comme eux)

Il va trouver le meilleur moyen de mettre en valeur le texte, avec une mise en page intérieure de qualité et une superbe couverture.

(Aujourd’hui, les auteurs indépendants peuvent faire appel à des graphistes pour réaliser cette tâche. Selon le budget dont ils disposent, le travail sera plus ou moins poussé. Des spécialistes se concentrent maintenant sur les maquettes, pour le papier comme pour le numérique.)

Il va lui permettre de participer à des salons littéraires et à des dédicaces pour aller à la rencontre de ses lecteurs.

(Les auteurs peuvent très bien effectuer ces démarches eux-mêmes. Tous les libraires n’acceptent pas les auteurs indépendants, ni tous les salons. Mais ces derniers sont quand même de plus en plus présents, et les lecteurs commencent à le savoir, et à l’apprécier).

Il dispose d’un réseau de distribution et de diffusion qui lui permet d’être présent dans de nombreuses libraires.

(Ce qui est, certes, un peu plus difficile pour les auteurs indépendants. Sauf que… Combien de petites maisons d’édition ne sont en réalité pas présentes sur les tables des libraires, ou juste avec un titre caché dans un coin ? Aujourd’hui, de nombreux auteurs indépendants vendent mieux leurs titres tout seuls que certaines maisons d’édition. Ce qui n’enlève rien à leur travail et à leur ferveur pour défendre les livres.)

Il a un service de communication plus efficace.

(oui, enfin s’il décide de l’utiliser pour présenter réellement le titre. Combien de maisons d’édition investissent avant tout sur leurs auteurs phares et ne font pas d’efforts de promotion pour les autres ? Un auteur indépendant va devoir se défendre tout seul, mais au moins il sait qu’il ne sera jamais la cinquième roue du carrosse de quelqu’un d’autre).

Les auteurs indépendants sont autant des pros que les éditeurs alors ?

Surprise : oui. Peut-être pas tous au même niveau. Oui, il y a toujours des auto-édités qui auront des couvertures qui font mal aux yeux et des fautes d’orthographe tous les paragraphes, ainsi que des histoires bancales. Mais on a tous vu aussi des titres pitoyables chez certains grands éditeurs, donc ce critère de qualité n’est plus vraiment valable.

Surtout parce que de plus en plus d’auteurs indépendants se professionnalisent, font appel à des prestataires extérieurs pour les aspects de leur travail qu’ils maîtrisent moins. On est là face à une démarche professionnelle, comme tout indépendant qui se respecte. Et qui devrait, donc, être respecté par les autres aussi.

Il n’existe pas de label de bon goût qui permettrait de dire qu’un éditeur a plus raison que d’autres lecteurs. Surtout quand ils sont nombreux. Rappelez-vous : de un, c’est de l’art, donc c’est forcément subjectif. De l’autre, ce n’est pas toujours l’éditeur qui va lire le manuscrit d’un auteur et le refuser au départ. C’est peut-être un stagiaire qui est au comité de lecture pour l’été. Si le travail est fait, et bien fait, alors le roman d’un auteur indépendant a autant de valeur que celui d’un éditeur.

Pourrait-on tous se passer des éditeurs, alors ?

Tout le monde ne serait pas d’accord sur cette question. Mais je ne pense pas que tout le monde peut être auteur indépendant. De même que tout le monde ne peut pas être son propre patron. Certains auront besoin d’être plus encadrés, d’autres n’auront pas le budget, l’énergie ou juste l’envie d’endosser les multiples casquettes d’un indépendant.

Passer par un éditeur, c’est plus confortable. Et c’est agréable aussi d’être pris en main par quelqu’un qui va vous dire « contente-toi d’écrire, mon grand, je me charge du reste ».

Parfois, aussi, il y a la conscience qu’une autre personne saura mieux donner toutes ses chances et toute sa puissance à un titre qu’on n’est capable de le faire soi-même.

C’est pour cela aussi que j’alterne, personnellement, entre l’édition dite traditionnelle et l’édition indépendante. Parce que, si j’aime pouvoir tout décider et prendre en main les choses de mon côté, ça me fait aussi du bien, parfois, de souffler et de laisser les rênes à d’autres personnes. Car c’est épuisant (tout autant qu’exaltant) d’être indépendant.

Mais je n’estime pas pour autant que mes titres chez les éditeurs ont plus de valeur que ceux que je publie moi-même. C’est juste une autre manière de déléguer, de faire confiance. Une relation professionnelle différente.

Et c’est bien cela qu’il faut se dire : un auteur n’est pas juste un artiste déconnecté du monde réel. De plus en plus, c’est également un professionnel. Indépendant ou non, mais un professionnel.

Vie d'auteur

De retour de Livre Paris

Et voilà, c’est fait, je peux le dire : j’ai participé, en tant qu’autrice, à Livre Paris. Ce salon présente une envergure certaine (une chatte n’y retrouverait pas ses petits… et d’ailleurs, ce n’était pas toujours évident de voir tout le monde) mais je suis très heureuse d’y avoir participé. Tellement que j’ai oublié de prendre des photos ! Ce qui ne m’empêchera pas de vous en raconter un peu les coulisses.

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Chapitre 1 : l’annonce

Tout commence il y a quelques mois, quand mon éditeur m’annonce qu’il aura un stand sur ce salon. J’avais renoncé à y participer en tant qu’indépendante, par rapport aux frais que cela engendrerait (car il faut que vous le sachiez, les stands ne sont pas toujours gratuits sur les salons. Une des raisons pour laquelle je ne serai pas non plus, à mon grand regret, aux Imaginales cette année).

L’éditeur me demandait si je voulais profiter de l’occasion pour participer. Autant vous dire que j’ai répondu « oui » très vite (moi, enthousiaste ? Mais non, ça ne m’arrive jamais voyons).

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Chapitre 2 : la préparation

Ma présence était donc confirmée sur le salon. Il me fallait donc en informer les gens qui me suivaient déjà, et qui pourraient être présents sur place.

J’ai donc commencé à dire sur les réseaux sociaux : coucou, je serai là.

J’ai très bien fait, puisque… (ah non, ça se sera pour un chapitre suivant!). Cela dit, certains n’avaient quand même pas vu passer l’info et m’ont dit, après le salon « ah bon, mais tu étais là ? ». Comme quoi, on ne peut jamais assez communiquer !

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Ensuite, j’ai fait imprimer des marque-pages spécialement pour l’occasion. Il était temps : De Biblioteca n’avait pas encore de marque-pages à son effigie ! Il se sentait seul, le pauvre…

Chapitre 3 : le départ

Les jours qui précèdent le salon, l’effervescence monte. À tel point que j’ai fini par faire une liste des choses à emmener avec moi pour ne rien oublier ! (et pourtant, vu tous les salons que j’ai faits dernièrement, je n’aurais plus besoin de liste en principe. Mon sac est toujours prêt, avec des stylos et des marque-pages, l’essentiel quoi!)

J’achète des réserves de chips et de M&M’s pour me préparer à affronter les trajets et les longues heures sur le stand.

Je change d’hébergement à la dernière minute parce que la personne qui devait m’accueillir était tombée malade (et là, je dois quand même dire qu’il faut remercier les gens qui m’entourent. J’ai toujours du mal à demander des services, mais je sais qu’il y a des gens autour de moi, même loin, qui me dépanneront si j’en ai besoin. Et ça, croyez-moi, c’est précieux).

Mon éditeur m’informe ensuite qu’il n’a presque plus de stock de mon livre (on est en train de parler réimpression, là!), et me demande de venir avec un peu de ce que j’ai chez moi. Vous m’imaginez, dans le train et le métro, avec ma valise, mon sac spécial dédicaces, et un autre sac de livres ? Et bien je l’ai fait !

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Chapitre 4 : Le salon

Je me suis donc levée à l’aube vendredi matin pour être sur le pont pour les premières dédicaces de la journée. Les portes du salon ne s’ouvrent pas avant 10 heures… même pour les auteurs !

Je me rue donc dans les allées pour arriver à l’heure, salue quelques têtes au passage (y compris quelqu’un qui m’a reconnu dans la file d’attente à l’entrée, une autrice qui passait me voir pour débuter sa journée…). L’ambiance était déjà donnée : sur place, on va se retrouver avec du monde qu’on aime.

Mon stand était au bout du mondedu salon. L’avantage, c’est que cela m’a permis d’avoir de longues discussions avec ceux et celles qui sont venus me voir. Car certains et certaines m’avaient notée sur leur liste de gens à voir, ayant bien noté que je serais présente !!! On a parlé de tout : d’éducation, de sport, de livre… C’était trop, trop bien.

Quand je n’étais pas en dédicace, j’allais voir les copains et copines (et j’ai encore acheté quelques livres, mais j’ai été raisonnable). Parfois, on reconnaissait quelqu’un qu’on suivait déjà sur les réseaux sociaux « cette tête me dit quelque chose » et on échangeait quelques phrases avant de se laisser emporter par la marée de la foule, et ne plus se revoir. Parfois, on voyait une tête apparaître au loin, en se disant qu’il fallait aller la saluer, puis elle disparaissait dans la marée humaine. Parfois, certains stands semblaient disparaître, avalés par un triangle des Bermudes spécifique à Livre Paris.

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Et j’ai pu expérimenter quelques techniques de survie pour ce type d’événements.

Chapitre 5 : les techniques de survie

Non, parce qu’il ne faut pas rigoler, je suis sûre qu’il y a des morts à chaque salon, écrasés par le poids des livres achetés par exemple ! Ou prêts à faire dédicacer leurs livres avec leur sang après avoir fait le pied de grue pendant plus d’une heure dans une file d’attente.

De mon côté j’ai :

  • trouvé des toilettes plus discrètes que les autres (ou je n’ai jamais du patienter pour avoir une place) ;
  • évité la queue au stand de nourriture en venant avec mes sandwichs le matin ;
  • superbement ignoré les stars qui rameutaient les foules pour aller faire signer des livres par des auteurs qui avaient du temps pour discuter (c’est plus sympa) ;
  • mis des bonnes chaussures parce qu’on marche beaucoup au salon ;
  • réparti mes achats sur plusieurs jours pour ne pas entièrement me déboîter l’épaule ;
  • pris des raccourcis par des endroits vides quand je devais rejoindre mon stand (un entrepôt froid et isolé, caché derrière des rideaux blancs…) ;
  • choisi d’arriver tôt le matin, et de rester tard le soir, quand la foule s’est dispersée.

Il fallait au moins tout ça pour survivre !

Chapitre 6 : le bilan

C’est le moment où on se dit : alors, ce salon, bien ou pas ? C’est une discussion qu’on a beaucoup entre auteurs.

Livre Paris, c’est une grosse machinerie. Il m’a permis de rencontrer des gens qui ne font presque que ce salon-là sur l’année. Donc, ça, c’est positif. Par contre, humainement, je crois que je préfère les salons de taille plus restreinte, à l’ambiance plus humaine. C’est tout bête, mais sentir qu’on existe pour les organisateurs, cela compte aussi énormément (et cela crée aussi une autre ambiance pour le public, plus chaleureuse).

Ce salon était une expérience. Et je le referais sans doute si on me le propose. Mais, je l’avoue, d’autres salons gardent encore la première place dans mon cœur (enfin, les premières places, même).

Néanmoins, je suis ravie de tous les échanges que j’ai pu avoir sur ce salon, des têtes venues d’ailleurs que j’y ai retrouvées, des rencontres qui ne peuvent avoir lieu que là.

Et vous, c’est quoi votre salon préféré ?