Des idées de cadeaux pour les mamans liseuses

Des idées de cadeaux pour les mamans liseuses

La fête des mères s’approche. Dangereusement. Alors, oui, c’est une fête commerciale, on est bien d’accord. Mais est-ce que c’est une raison pour ne pas offrir de cadeaux ? Non, il faut toujours offrir des cadeaux.

Si vous manquez d’idées, voici quelques pistes qui pourraient plaire aux mamans qui aiment lire de votre entourage…

fête des mères maman qui aime lire

Une liseuse

Oui, je sais, les vrais livres, c’est le top. Mais tant qu’on n’a pas testé de liseuse, impossible de se rendre compte à quel point c’est pratique. Utile. Indispensable. En plus, pour quelques euros à peine, vous pourrez y télécharger en avance plein de romans d’auteurs indépendants. Si ce n’est pas le top, ça !

Un abonnement à une box de lecture

Recevoir des livres chaque mois, pendant plusieurs mois, avec en plus des petits cadeaux surprise… Qui est capable de résister à cette tentation ?

Il y a les box françaises, comme Once upon a book, Mille et un livres , la Kube

owl crate

Puis les box venues d’un peu plus loin, pleine de goodies qui font rêver : Owlcrate, Fairyloot, Illumicrate…

Et je dois certainement en oublier

Un abonnement à un magazine

Des magazines qui font du bien, comme Flow, d’autres qui informent sur notre société, comme Causette, ou qui parlent de styles littéraires qui leur plaisent, comme Blogger’s. Bref, quelques pages à feuilleter, qui arrivent régulièrement dans leur boîte aux lettres, c’est plutôt bien, non ?

(hum, si vous n’avez pas compris vu mes choix que je suis une fan de littérature Young Adult, je ne vais plus pouvoir le cacher plus longtemps!)

Des livres

Oh ben oui, tiens, on n’y avait pas pensé. Vous savez que mon éditeur a choisi de présenter Le Secret du vent dans sa sélection spéciale Fête des Mères. Mais il y en a plein d’autres qui pourront vous satisfaire, dans tous les styles.

Moi, en ce moment, j’aurais envie d’offrir Histoires du soir pour filles rebelles à toutes les mamans de petites filles de mon entourage, par exemple !

Des badges pour afficher son amour de la lecture

Les badges, les pins… Vous aviez vu que cela revenait à la mode ? Il y a des créateurs, des créatrices, sur Etsy et ailleurs, qui en proposent de nombreux sur le thème de la lecture.

badge pour lectrice

Personnellement, j’en suis un certain nombre sur Instagram et je suis bluffée par leurs propositions !

Des marque-pages

Non, on n’a jamais trop de marques-pages. Pour lire plusieurs livres en même temps, mon enfant !

marque page hedwige

En ce moment, la grande tendance, ce sont les marque-pages magnétiques, comme ceux présentés sur cette page. Un marque-page à l’effigie de son personnage préféré, qui peut y résister (et en plus, les tarifs sont vraiment minimes).

 

Voilà, je crois que vous avez déjà quelques pistes pour trouver le cadeau idéal pour cette fête des mères (et ça vaut aussi pour les lectrices qui ne sont pas maman!). Si vous avez d’autres idées à ajouter, n’hésitez pas à les indiquer dans vos commentaires…

 

Photo by Leandro Cesar Santana on Unsplash
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Chronique n°51 : Le Secret du vent (Mélanie De Coster)

Chronique n°51 : Le Secret du vent (Mélanie De Coster)

une nouvelle chronique très enthousiaste. merci Amandine

Des quatre personnes installées cd jour-là autour de la table, seule Malène remarqua que la soupe servie était chaude, alors qu’à aucun moment, Gwenaëlle n’avait allumé de feu sous la casserole.

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Interview de Mélanie de Coster

une nouvelle interview est en ligne

Notre passion au fil des pages

pixiz-14-11-2017-22-39-47– Bonjour, comment allez vous ?

Bonjour, je vais très bien merci. J’ai pleins de projets en ce moment, et ça me donne toujours la pêche !

– Pouvez vous nous parler un petit peu de vous, votre parcours ?

Je m’appelle Mélanie De Coster, j’ai 40 ans (oups) et j’écris des romans. Je viens de Belgique, j’ai vécu à Paris, dans le sud de la France, maintenant près d’Angers.

J’ai toujours écrit, mais cette région me porte particulièrement parce que je n’ai jamais été aussi productive que depuis que je m’y suis installée.

– Présentez nous un peu votre/vos romans

Mes romans tournent souvent autour de l’univers fantastique. C’est un monde dans lequel je me sens à l’aise. Déjà parce que j’en lis beaucoup, mais aussi parce que je peux en définir moi-même les limites.

De l’autre côté des mondes parle d’un groupe de jeunes handicapés moteurs qui découvrent un…

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Écolo et auteur, c’est possible ?

Écolo et auteur, c’est possible ?

J’écris des livres. Et je m’intéresse à la préservation de notre planète. Est-ce qu’il y a un rapport entre les deux ? Pour moi, oui. Je vais vous expliquer pourquoi. Et, surtout, comment je le mets en pratique.

Ecolo et auteur, c'est possible ?

Un auteur est-il une personne responsable ?

J’écris des livres. Avant tout parce que j’aime raconter des histoires (et que mes personnages m’infligeraient mille tortures si je les abandonne). Mais j’ai toujours aussi été consciente de ma responsabilité en tant qu’autrice.

Quand j’étais (beaucoup) plus jeune, j’étais incapable de mettre en scène un véritable méchant. C’est une des raisons pour lesquelles j’aurais sans doute beaucoup de mal à écrire du polar. Pour moi, créer un personnage qui soit vraiment, intrinsèquement et profondément mauvais, prêt à commettre des atrocités, c’était impossible. C’était comme d’amener volontairement sur la planète quelque chose de mauvais. Pourquoi vouloir faire ça au monde ?

Pour la folie, merci de repasser plus tard-2.jpg

J’ai (un peu) évolué sur ce pan de l’écriture, mais il n’en reste pas moins que je sais que ce que j’écris porte aussi un message. Parce que les livres nous apprennent aussi la vie. Je suis sincèrement persuadée que je tiens mon esprit ouvert et mon empathie de tous les romans que j’ai pu lire. Et je tiens à transmettre ces notions dans mes textes aussi.

Je préfère qu’un lecteur me dise « je ne regarde plus les personnes en fauteuil roulant de la même manière grâce à votre roman » que « j’ai appris comment découper un corps en cinq parties grâce à vous ».

(et je ne critique absolument pas ceux qui mettent en scène des meurtriers, c’est juste qu’ils me font trop peur pour que j’aie envie de rentrer dans leur tête)

Quel est le lien entre l’écriture et l’écologie ?

Si le contenu de mes textes est important, ce qui les entoure l’est tout autant. Et je ne vous parle pas de l’image de couverture, de la manière dont je communique ou des séances de dédicace. Ni même de la mise en page du livre.

Mais, tout simplement, de l’objet dans ce qu’il a de plus pur : le papier. Et la manière dont il est choisi et imprimé.

Parce que oui, j’aime bien les arbres, mais j’aime tout autant les livres papier. Et que je ne suis pas prête, je l’avoue, à renoncer aux deuxièmes au profit des premiers.

Ce qui ne m’empêche pas de chercher un moyen pour protéger la planète tout en produisant mes livres. Et donc, toujours dans un esprit responsable, de montrer « le bon exemple » (oui, j’étais l’aînée de ma famille, le bon exemple, c’est un concept que je connais très bien).

C’est quoi un livre écolo ?

Un livre écolo, c’est un livre qui utilise des procédés un peu moins cra-cra que les autres pour arriver sur le marché.

Pour ma part, en tant qu’autrice indépendante, j’ai regardé un peu ce que les imprimeurs proposaient. Et si j’ai décidé de faire imprimer mes livres par BOD, c’est :

  • pour que vous puissiez les commander facilement en librairie
  • pour qu’ils soient imprimés sur un papier FSC

    logo-fsc-forets-pour-tous-pour-toujours

Ce label FSC signifie que « le produit est fabriqué à partir d’un minimum de 70 % fibres de bois issues de forêts certifiées FSC et/ou de fibres recyclées post-consommateur, et de 30 % maximum de Bois contrôlé (control wood) et/ou de fibres recyclées pré-consommateur. »

Du bois issu de forêts gérées de manière responsable, c’est plutôt pas mal, et ça correspond assez à mon engagement. Dans l’impression sur demande (qui évite des stocks de livres imprimés pour rien puis jetés quand plus personne n’en veut, et donc un gaspillage de ressources conséquent), cette option supplémentaire était importante pour moi.

Et moi j’y gagne quoi en tant qu’autrice indé ?

Personnellement, et comme je tiens à être transparente avec vous, je gagne moins d’argent avec un livre imprimé via BOD que si je le mets en ligne directement sur Amazon.

Mais le double avantage cité plus haut (vous pouvez faire vivre votre libraire en commandant mes livres chez lui ET je contribue à la préservation de la planète) vaut, pour moi, ce léger sacrifice.

Cette forêt existe peut-être grâce à nous !.jpg

La question que je me pose, c’est si, pour vous, en tant que lecteur, c’est un détail qui a aussi son importance ?

 

 

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Comment écrire plusieurs livres en même temps ?

Comment écrire plusieurs livres en même temps ?

Depuis que je me suis remise réellement à l’écriture, les projets ne cessent de venir frapper à la porte de mon cerveau. Ils tentent d’attirer mon attention en faisant des cabrioles, en engageant des majorettes et en me promettant monts et merveilles. Je résiste tant bien que mal à leur pouvoir d’attraction en leur répondant de prendre un ticket et de se placer dans la file d’attente.

Mais parfois, il y en a qui sont plus insistants que d’autres. Et que se passe-t-il quand je cède ?

ecrire plusieurs livres en même temps

Savoir varier les tâches

Je crois que je serais incapable de rédiger deux romans d’envergure en même temps. Pour le roman que je suis en train d’écrire, mes personnages me collent à la peau, leur univers m’encercle. Je me sens un peu comme ces acteurs et actrices qui disent que leur rôle les poursuit dans leur vie quotidienne tout le temps du tournage.

C’est exactement ça. Je suis totalement imprégnée de mon roman, qui occupe une grande partie de mes pensées, même quand je ne suis pas en train de l’écrire.

Par contre, il y a d’autres types de projets d’écriture que je suis capable de mener à bien en même temps. À condition que :

  • il s’agisse de formats d’écriture totalement différents
  • que les univers n’aient rien à voir les uns avec les autres
  • que le ton, comme les personnes à qui je destine ces textes, n’aient pas grand-chose en commun.

Ainsi, à l’heure actuelle, je travaille sur :

  • un roman young adult
  • un court roman pour jeunes lecteurs
  • un guide

Trois projets bien distincts. Qui ne me demandent pas nécessairement la même implication. Et c’est là que la répartition du travail commence.

Jongler avec les priorités

Clairement, pour moi, en ce moment, le roman young adult a ma priorité. C’est lui qui m’occupe le plus et qui tient le plus de place dans mes pensées. C’est sur lui que je vais travailler en premier quand je me mets devant mon ordinateur. Je me suis fixée des objectifs, une date pour le terminer. C’est le plus gros des projets et il a la première place.

À partir du moment où cette préséance est établie, je peux, sans m’en vouloir, laisser les autres projets patienter dans les tiroirs jusqu’au moment où j’ai l’envie/le temps de m’occuper d’eux. Attention, patienter ne veut pas dire se laisser oublier. Je m’astreins à m’occuper d’eux plus ou moins régulièrement (un projet qui traîne trop longtemps au fond d’un dossier d’ordinateur finit souvent dans les limbes et ce n’est pas mon but).

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Cette variation de projets me permet d’avancer sur chacun d’eux en fonction de mes humeurs du moment (oui, il y a des jours où il est bien plus facile d’écrire un guide que de rédiger une scène d’action. Et parfois c’est l’inverse).

Utiliser différents outils

Mon cerveau, ce pauvre outil que je malmène bien souvent avec mes idées tarabiscotées, a besoin de savoir clairement sur quoi il est en train de travailler. Je ne vais pas lui compliquer la tâche en mélangeant les genres en permanence.
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(oui, mon cerveau est plus grand à l’intérieur)

Afin de ne pas créer de confusion, et de lui indiquer sans équivoque sur quel projet il doit avancer, j’utilise des outils physiques totalement différents pour ces trois projets.

Mon roman est sur Scrivener, le livre pour enfants est dans un carnet papier et le guide se construit pour le moment sur un logiciel de carte mentale. Trois manières totalement différentes de me confronter au travail, qui me mettent directement dans l’ambiance nécessaire pour chacun d’eux.

C’est un peu de l’ordre des rituels (comme de me préparer une tasse de thé pendant que j’allume mon ordinateur pour écrire) mais c’est assez efficace.

Mais pourquoi écrire plusieurs livres en même temps ?

Il y a des gens impatients qui attendent déjà mon prochain roman et qui se demandent pourquoi je mets autant de temps à le terminer (surtout les chanceux qui connaissent sa thématique et les personnages principaux). Savoir que je travaille en parallèle sur d’autres projets alors que je pourrais consacrer tout mon temps d’écriture à ce roman peut devenir assez horripilant pour eux (non, ne me frappez pas, ou alors uniquement en me lançant des carrés de chocolat!)

C’est tout simplement dans ma nature. En vieillissant, on apprend à mieux se connaître. Et je sais maintenant que je m’ennuie horriblement quand je fais trop souvent la même chose. Je ne suis pas encore (loin de là) au stade où je m’ennuie en écrivant un roman, mais j’aime tester de nouvelles choses, de nouvelles manières de travailler. Varier les plaisirs et les pratiques est tout aussi agréable pour moi que de me perfectionner dans certaines d’entre elles (et, oui, je parle toujours de littérature).

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Pour tout vous avouer, je pense même m’atteler prochainement à la construction d’un livre interactif en ligne (comme les livres dont vous êtes le héros). Mais je sais que l’espace mental nécessaire pour en venir à bout n’est pas disponible pour le moment, il faut d’abord que je termine un de mes projets en cours. Ca viendra, ne vous inquiétez pas, et je vous tiendrai au courant.

 

Et vous, est-ce que vous travaillez sur plusieurs projets en même temps ? Quelles sont vos astuces pour y parvenir ?

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Photo by Annie Spratt on Unsplash

De l’autre côté des mondes de Mélanie De Coster

Une nouvelle critique pour De l’autre côté des mondes. merci à Aurelala

Les lectures d'Aurelalala

Couverture et résumé :

Un roman de littérature fantastique déjà repéré pour la qualité de son scénario !

Quand des handicapés moteurs deviennent les sauveurs d’un monde parallèle…

« Les temps changent » affirme l’Homme aux Noix.

Les Bâclés ne le contrediront pas : ils étaient rejetés par tous, ils ont été proclamés sauveteurs de l’humanité. Dans un monde parallèle, certes, mais ce n’est qu’un début.

Pour mener à bien leur mission, ils devront éviter des ombres armées de griffes, trouver des fermes invisibles, apprivoiser des êtres de légende… Apprendre, aussi, à reconnaître leurs amis.

Merlin, leur professeur, sera leur guide dans leur traversée vers cet autre monde. Il sait que son aide ne sera pas suffisante. Et surtout, il ignore encore qui hurle dans la nuit, et quels animaux se créent dans les secrets des châteaux.

Les Bâclés avancent…

Mon avis :

L’histoire démarre avec une classe spéciale pour handicapés, mise…

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Pourquoi des héros en fauteuil roulant ?

Pourquoi des héros en fauteuil roulant ?

Ma première réponse à « pourquoi des héros en fauteuil roulant » c’est : et pourquoi pas ? Non, réellement, qui a dit que les héros devaient forcément être beaux, riches et musclés pour attirer les foules ? Ah oui, peut-être l’éditeur qui m’a dit, quand je lui ai fait lire le manuscrit de De l’autre côté des mondes : « personne ne va s’intéresser à un groupe de personnages. Et encore moins s’ils sont en fauteuil roulant ».

pourquoi des héros en fauteuil roulant

Comment on choisit ses personnages

Dans certains cas, on choisit ses personnages. On décide qu’ils auront telle apparence, tel caractère, qu’ils raffolent du chewing-gum et qu’ils détestent la cannelle… Parfois, ce sont eux qui nous choisissent. J’avoue que c’est souvent le cas pour moi.

Je ne me dis pas, avant d’écrire : tiens, je vais montrer un homme noir, histoire de rajouter un peu de diversité dans mon histoire. Les personnages s’imposent à moi, ils apparaissent, je les décris comme je les vois, j’apprends à les connaître et à détailler leurs caractères, leurs goûts. Pour moi, ils sont réellement vivants et, d’ailleurs, parfois leurs actes me surprennent.

Mais ça, c’est parce que j’écris sans plan

Alors pourquoi des fauteuils roulants dans mon roman

C’est une question qui revient souvent. Ainsi que la suivante « mais vous avez des personnes handicapées dans votre entourage proche ? ». En réalité, non. Mais je n’ai pas non plus découvert de faille pour voyager dans un monde parallèle. C’est ça, être auteur : être capable d’interroger le réel, de le transcender et d’imaginer des choses que l’on n’a pas vécues.

Un peu de documentation ne fait jamais de mal, cela dit !

Cette histoire, j’en ai tracé les premiers mots il y a bientôt vingt ans. Et, dès le début, mes personnages étaient handicapés. Je trouvais ça intéressant de me demander comment on pouvait sentir jusque dans sa chair le malaise de l’adolescence, l’impression d’être différent, seul… et passer ensuite dans un monde différent où tout devient possible.

Dans la vie, tout le monde est handicapé

Le rejet, la différence, ce sont là des thèmes qui me parlent et me touchent profondément. Et il faut bien reconnaître que le monde public, l’environnement scolaire, n’est pas toujours très tendre, ni très facilitateur dès qu’il y a un handicap.

Est-ce que le handicap est tout ce qui caractérise mes personnages ?

Pendant un certain temps, quand je présentais mon roman, je n’insistais pas sur le fait que les personnages étaient en fauteuil roulant. Pour moi, il s’agissait simplement de jeunes, certes un peu fragiles mais comme beaucoup d’entre eux, qui voyageaient vers un autre univers et y vivaient de nombreuses aventures.

Puis, d’autres personnes m’ont fait remarquer que c’était une caractéristique forte du roman. Les personnages tétraplégiques ne sont pas les plus nombreux en littérature fantastique. Et certains considéraient cela comme novateur, comme un souffle d’air frais. Une manière de dire « hé ho, tout le monde peut vivre des aventures. Même des handicapés. »

Le handicap ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt

C’était, et ça reste, important pour moi que ce ne soit pas la seule chose qui les détermine. Mes personnages ont des caractères bien distincts, des sensibilités qui leur sont propres, ils sont tous différents. Le handicap n’est pas ce qui les résume !

Pourquoi les choses changent quand ils découvrent ce monde parallèle

Aujourd’hui, si je devais réécrire ce roman, peut-être que mes personnages emmèneraient leurs fauteuils avec eux dans le monde parallèle.

Mais la différence entre les deux univers pousse aussi mes héros à mieux se découvrir. Ils comprennent de nombreuses choses sur eux-mêmes et sur leurs forces justement parce qu’ils ont l’occasion de découvrir ce qu’ils pourraient faire s’ils n’étaient plus sanglés sur un fauteuil et dépendant de lui.

Et ce contraste est un des moteurs du roman.

Est-ce que c’est important d’avoir des personnages « différents » ?

Je crois que tous les personnages ont des failles, plus ou moins importantes. C’est cela aussi qui nous permet de nous intéresser à eux.

Je crois aussi que les romans transmettent des messages. Oui, s’il faut des romans avec des personnages féminins forts, avec des héros de couleurs diverses, avec des étrangers, des handicapés, des homosexuels… pour que le monde arrête de les regarder de travers, c’est important d’en écrire.

Il ne faut pas oublier que l’on se construit avec les livres, et que l’on construit aussi son empathie grâce à eux.

À ce sujet, je vous invite à lire le très bon article de Jo Ann von Haff : comment ajouter de la diversité dans ses romans.

La différence, c'est là où se niche la beauté intérieure

Est-ce que ça veut dire que je choisirai délibérément de placer ce type de personnages dans mes prochains livres ? Je ne sais pas. Parce que les personnages décident eux-mêmes, d’une part, et aussi parce qu’il ne faut pas qu’un tel procédé semble ampoulé, mal venu, sans raison d’être.

Mais… même si je ne fais pas de la littérature militante, le message que je transmets avec mes livres est important pour moi. Et, pour tout vous dire, comme je me sens de plus en plus concernée par ces sujets, il est fort possible que l’information circule au sein des personnages en attente d’auteurs et que quelques-uns viennent me voir. Ou se soient déjà introduits dans mes prochains romans.

J’aurais une question pour vous, sur ce sujet : quel type de personnage regrettez-vous de ne pas voir plus souvent dans les romans ?

 

Cet article a pu être écrit grâce aux Tipeurs :

Lameecarlate – Rodolphe

Devenez un mécène