Tu fais quoi ce week-end ? J’écris en groupe

Tu fais quoi ce week-end ? J’écris en groupe

Quand j’ai annoncé que j’allais passer le week-end près de la forêt de Brocéliande (waw ! ) mais que je resterais enfermée devant mon ordinateur, certains n’ont pas compris mon enthousiasme. Et pourtant, pour moi, ce n’était pas loin d’être le week-end idéal. Voilà pourquoi…

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Comment régler le problème majeur d’un auteur ?

Vous voulez savoir quel est le problème numéro 1 d’un auteur ? Non, ce n’est pas trouver des idées (loin de là). Ni même l’accord du participe passé (non, mais franchement, vous nous prenez pour qui?) Et c’est rarement un problème de robinet (quoique parfois de train, pour aller sur des salons littéraires).

Non, le problème principal que rencontrent la plupart des auteurs, c’est le manque de temps. Parce qu’il est très difficile de nos jours de vivre de l’écriture (plus de 80 000 auteurs déclarant leurs revenus touchent moins de 8 800 euros de droits d’auteur par an, ce qui correspond à 80 % des auteurs dits professionnels) et que la grande majorité des auteurs et autrices en France ont donc un travail en plus. Ainsi qu’une vie de famille, pour certains d’entre eux.

Quand vous vous plaignez d’avoir une vie tellement chargée que vous n’avez même pas le temps de lire un livre, pensez qu’eux doivent trouver les heures nécessaires pour l’écrire (et qu’elles sont beaucoup, beaucoup plus nombreuses que le temps que vous consacrerez à les parcourir)

Pour trouver du temps pour écrire, nous avons donc généralement la possibilité de :

  • ne pas dormir la nuit
  • nous lever très tôt le matin (dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne)
  • refuser toute vie sociale

Autant vous dire que lorsque l’on nous propose de nous libérer un créneau dans notre emploi du temps juste pour écrire, nous sommes plutôt enthousiastes. En tout cas, moi, je l’ai été. Et voilà comment je me suis retrouvée un week-end entier à partager une table avec plein d’ordinateurs.
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Comment ça se passe un week-end d’écriture ?

Pour bien prévoir votre week-end d’écriture, vous devez avoir :

  • de quoi écrire. Ordinateur ou carnet de note, au choix de l’usager.
  • Du carburant. Thé, café, trucs salés et sucrés à grignoter.
  • Un casque, pour vous isoler du bruit éventuel ou pour ne pas déranger les autres avec de la musique.

Et c’est tout ! L’Association des Auteurs Indépendants du Grand Ouest, dont je fais partie, a fourni tout le reste : un gîte, de la nourriture, de l’électricité (ainsi que des jeux de société et de la bonne humeur, beaucoup de bonne humeur).

Dans tout cela, vous mettez donc une grande table, des prises électriques en suffisance et des gens déterminés à travailler. Et, très vite, vous verrez plein de têtes penchées vers des écrans qui se remplissent de mots à mesure que le temps passe. Avec des petits bruits de clavier pour rythmer leur avancée.

Et le résultat est à la hauteur : certains ont terminé un scénario, d’autres ont finalisé leurs corrections, écrit de nouveaux chapitres, tracé les grandes lignes de leurs histoires à venir. Quand on veut travailler, et que l’on est là pour ça, on est assez efficace.

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1 694 mots en deux heures de travail, pas mal, non ?

Et vous ne pouviez pas faire ça chez vous ?

Vous avez déjà essayé de travailler depuis chez vous. D’ignorer complètement ce gros tas de poussière qui vous éternue au nez à chaque fois que vous passez devant. Comme votre enfant qui veut absolument vous montrer son dernier dessin. Ou votre vieille tante qui doit vous raconter au téléphone sa dernière opération.

Il est très difficile d’arriver à consacrer un week-end entier, sans se laisser distraire ni avoir mauvaise conscience, à l’écriture. Et puis, il faut bien le dire : de nombreux écrivains sont des procrastineurs (et ce n’est pas Lionel Davoust qui me contredira). Donc les bonnes excuses pour faire autre chose (y compris traîner sur les réseaux sociaux, hum…) ne manquent pas dès qu’il s’agit d’écrire. La moindre scène qui bloque peut nous entraîner dans des mécanismes de défense incroyablement étudiés.

Ce qui ne peut pas être le cas quand vous avez payé pour vous enfermer devant votre ordinateur ! Imaginez un peu le sens de la culpabilité exacerbée qu’entraînerait le fait d’avoir sciemment décidé de négliger votre famille et gaspillé vos deniers pour, au final, n’avoir rien de tangible à produire ! Non, vraiment, le fait de décider de passer un week-end à l’extérieur, consacré à l’écriture, est terriblement plus efficace que de tenter le même travail chez soi.

Sans compter que…

Il y a des bénéfices secondaires

Avez-vous été attentif pendant la lecture de cet article ? Si oui, vous vous rappelez que je vous ai parlé de bonne humeur. Si non, ce n’est pas grave, je vais vous expliquer un peu plus en détail ce qu’il en est.

D’abord, la bonne compagnie. Vous passez le week-end en compagnie de personnes qui partagent les mêmes objectifs, angoisses, volontés… que vous. Vous êtes sur la même longueur d’ondes. Vous vous comprenez. Rien que ça, déjà, ça n’a pas de prix.

Ensuite, la facilité. Vous n’avez à vous occuper de rien. Vous êtes là pour écrire, point. Ok, vous allez préparer les repas (plus ou moins, oups, j’ai souvent été distraite de ce point de vue-là). Voire faire un peu de vaisselle. Mais en groupe, ce qui est déjà plus sympa. Et les courses comme les menus ont été établis à l’avance. Vous avez juste à vous laisser porter (et à vous concentrer sur l’écriture, yeah)

Ensuite bis, les bons moments. Je ne vais pas prétendre que l’on a écrit 24 h/24 non stop. Déjà parce qu’il faut dormir, même un peu. Ensuite parce qu’il faut manger (voir le point précédent). Et puis aussi parce que le cerveau ne peut fonctionner en surtension en permanence sans griller. Ce qui occasionne d’ailleurs des conversations souvent très délirantes (les lamas ! Les cloportes ! La décapitation ! Seuls les initiés comprendront…) Et que tout ça, c’est plutôt chouette. Les repas duraient d’ailleurs un peu longtemps tellement nous discutions. Mais ça ajoute un bonus non négligeable à l’esprit du week-end.

 

Bref, au cas où vous ne l’aurez pas compris, c’est le genre d’expérience que tout auteur devrait vivre au moins une fois dans sa vie. Ou une fois dans l’année. Ou une fois par mois ?

Photo by Jessica Castro on Unsplash

 

 

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Et voilà… Image(s)

Et voilà… Image(s)

Il y a des histoires qui ont plusieurs vies. Image(s) en fait partie.

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Il était une fois

Il était une fois une étudiante parisienne dont le studio est situé tout près des marchés aux puces de Saint-Ouen (oui, cette étudiante, c’était moi).

À cette époque, j’écrivais surtout des nouvelles. Et l’une d’elles s’est incrustée dans ma tête, elle ne voulait pas se limiter à l’espace trop exigu que j’accordais aux nouvelles à l’époque. Ce devait être un roman. Ce serait un roman. Et c’est ainsi qu’une première version, qui s’appelait alors Comme une image, est née.

Au fil du temps, Comme une image a connu diverses versions, et divers titres. Il a même été question d’en faire un scénario (Christophe, si tu me lis, je suis toujours partante pour ce projet!).

Aujourd’hui, sort une version remaniée, qui correspond mieux à ce que j’aime écrire maintenant, sous le titre de Image(s).

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Quelles sont les particularités de Image(s) ?

C’est vrai, vous vous demandez peut-être pourquoi lire ce livre. Et la réponse vous disant : parce que c’est Mélanie De Coster qui l’a écrit n’est peut-être pas suffisante pour vous.

Alors, que trouverez-vous dans ce roman ?

  • Une stagiaire journaliste, tellement déterminée à réussir qu’elle en commet quelques maladresses
  • un écrivain bien mystérieux qui adore raconter des histoires
  • de nombreuses histoires dans l’histoire (j’avoue que je me suis régalée sur cette partie)
  • du suspense : qui sont les méchants ? Est-ce que quelqu’un va s’en sortir vivant ?
  • Une histoire courte, sans temps morts

Mais il y a encore plus, non ?

Ah, on voit que vous me connaissez bien.

Comme je vous le disais, dans Image(s), il y a des histoires dans l’histoire. Et cela se lit, mais aussi se voit. Dans la mise en page intérieure, vous verrez des notes, des lettres échangées par les personnages, des machines à écrire qui cherchent à vous induire en erreur (seulement dans la version papier pour ce dernier effet).

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Et bien oui, j’aime bien jouer sur la mise en page, vous commencez à le comprendre !
En tout cas, ce roman est d’ores et déjà disponible en format papier et numérique. Et vous pourrez bientôt également le commander chez votre libraire préféré !

 

C’est quoi une lecture de l’été ?

C’est quoi une lecture de l’été ?

Si l’on se base sur la chaleur ressentie actuellement, nous sommes bien en été (d’ailleurs, je devrais aller me baigner plutôt que de passer mes journées à écrire, non ? Ah bon, non alors…)

Mais je me suis demandée, surtout, ce que c’était une lecture de l’été. Il y a eu le webzine de Littérature Mag (il est gratuit, profitez-en!), qui s’était déjà penché sur la question, mais je n’allais pas m’arrêter là.
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Et, en premier, des chiffres sur la lecture en été

Je ne suis pas la première à m’être penchée sur le sujet. Mais, étrangement, je n’ai pas réussi à retrouver des chiffres sur la lecture estivale après 2016. Est-ce à croire que, depuis deux ans, les gens ne lisent plus l’été ? Non, ce n’est pas vrai.

Pour différentes raisons : le mois de juillet fait partie des pics de ventes de romans (même si la fin décembre reste la meilleure période pour les libraires).

Ainsi, le mois de décembre 2017 a représenté 17% du chiffre d’affaires annuel des maisons d’édition et les seules semaines 50 et 51 ont concentré 11% des ventes.

Meilleures périodes de ventes de livres

Chaque année (sauf en 2018, donc), Opodo interroge les voyageurs sur leurs habitudes de lecture. Si 15 % des personnes interrogées lisent seulement pendant les vacances, 55 % lisent plus pendant cette période que pendant le reste de l’année.
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Il y a donc des affaires à faire en été. Mais nous n’allons pas nous baser uniquement sur un point de vue commercial. Une question importante se pose : que lisent les gens ?

La lecture idéale de vacances, c’est quoi ?

Toujours selon Opodo, les gens aiment lire principalement des livres de fiction, d’aventure (et un peu de suspense)

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Ce qui n’empêche pas le polar de compter parmi les genres préférés des Français : en 2017, vous avez été 6,5 millions à en acheter au moins un !

Quand on étudie, par contre, les titres qui se vendent le plus en été, on voit surtout :

  • du poche (moins lourd à porter)
  • des lectures captivantes (polar et feel good en tête de liste)
  • des auteurs têtes d’affiche (et oui…)
  • et un peu de classiques pour les lecteurs les plus courageux

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Vous commencez certainement à voir les tendances qui se dessinent. Même si on parle surtout de ventes pour adultes, et qu’il manque certainement tout le pan de la SFFF dans ces chiffres (s’il y en avait plus en présentation dans les librairies, il y en a plus qui se vendraient. CQFD), ces données confirment un peu l’impression générale qui se dégage de ce que l’on voit sur les plages (ou les parcs) en juillet-août.

Mais prenons-nous les choses dans le bon ordre ?

Ce qui se vend… et ce qui se montre

Je pense que mon précédent paragraphe vous a déjà mis sur la piste. Ce qui se vend, mathématiquement, c’est aussi ce qui se voit le plus. Tous les éditeurs de formats poche lancent des opérations promotionnelles chaque été (deux livres achetés, un offert ou un tote-bag pour l’achat de deux livres). Donc ils prennent d’autant plus de place sur les tables des libraires.

Et ce qui se retrouve en poche, ce sont les titres qui ont déjà bien marché précédemment. Donc, sans grande surprise, les têtes d’affiche (même si l’on a déjà vu des romans cartonner en poche alors qu’ils n’avaient pas réussi à se faire connaître en grand format. Comme toujours, il faut se méfier des généralités).

Mais il faut bien reconnaître qu’une légère frilosité de la part des libraires à l’encontre de la littérature de genre (et surtout SFFF, en l’occurence) ne fait pas monter le thermomètre des ventes estivales dans ce domaine. Et que seuls certains éditeurs, comme Bragelonne, osent sortir des opérations spéciales en cette période.

L’été, les gens achètent beaucoup sur leur lieu de vacances. Ils n’ont pas l’énergie de chercher plus loin quand ils se retrouvent en panne de lecture. Donc, forcément, les livres qui vont le plus se vendre sont ceux qui ont la plus grosse force de frappe commerciale.

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Sauf pour les livres numériques, où la donne change un petit peu…

Le livre numérique l’été

Partir en vacances avec une liseuse, c’est le bon plan. Déjà, c’est plus léger dans la valise (ouf). Vous emmenez plusieurs livres simultanément. Et, avec une petite connexion internet, vous pouvez même vous procurer un nouveau titre d’une simple pression du doigt (oui, même depuis le bord de la piscine… La classe!)

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Donc, ce qui signifie que c’est aussi là où d’autres auteurs peuvent se démarquer. Ce n’est sans doute pas pour rien qu’Amazon lance à cette période son concours des plumes indépendantes. Même si la notion de popularité reste prégnante pour ce concours, c’est aussi l’occasion de découvrir plus facilement des livres que vous ne voyez pas partout (ouf).

Ce qui nous amène à un nouveau point…

Mais que vais-je donc faire dans cette galère ?

Tous ces chiffres et toutes mes bonnes intentions m’ont convaincue de me lancer dans une nouvelle aventure.

Donc, oui, moi aussi je me lance dans la catégorie des livres d’été. De deux manières différentes :

  • en lecture gratuite, sur Wattpad.
    C’est mon nanocamp de l’été, un défi relevé et une aventure un peu étrange puisque j’écris « en direct » tous les jours (ou presque) un nouveau chapitre d’une fanfiction sur Harry Potter, avec une romance homosexuelle. Je n’ai jamais fait ça auparavant (ni écrit sur WattPad, ni de la fanfiction) mais l’été, c’est aussi l’occasion de tester de nouvelles choses, non ?
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  • Avec une parution
    Je ne suis pas une lectrice de polars. Par contre, un petit suspense de temps en temps fait toujours plaisir. Dans quelques jours, vous aurez donc droit à un roman à suspense, plutôt orienté young adult (on ne se refait pas), sorti spécialement pour l’été. Il sera disponible en format papier et numérique, sur Amazon (et commandable en librairie).
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Voilà, vous savez tout. Et moi, maintenant, j’ai aussi envie d’en savoir plus : qu’est-ce que vous allez lire et qu’est-ce que vous allez tester cet été ?

 
Photo by Michael Liao on Unsplash

Mettre des mots sur la dépression

Mettre des mots sur la dépression

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un sujet très personnel. C’est un thème que je n’aborde pas souvent, dont je n’ai pas spécialement envie de parler. Il s’agit de la dépression. Parce que je vois de plus en plus de personnes autour de moi en souffrir, parce que mon fil Twitter est rempli de personnes en pleine dépression. Parce que je me dis que c’est important aussi d’en parler, pas pour moi, mais pour peut-être aider d’autres personnes à se sentir moins seules et moins démunies.

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Accepter l’idée que l’on est déprimé

Pendant des années, je ne disais pas que j’étais déprimée. « Hé, la dépression, c’est quand tu n’arrives pas à sortir de ton lit, que tu ne manges plus et que tu n’as plus un seul moment où tu souris ». Du moins, c’est l’idée que j’en avais. Et ce n’était pas tout à fait comme cela que je le vivais. J’avais des moments d’éclaircie, donc je ne devais pas être déprimée, ce devait être autre chose.

Jusqu’au jour où je me suis retrouvée à l’hôpital parce que, finalement, cette autre chose prenait beaucoup trop de place dans ce qui était censé être ma vie.

Et là encore, j’ai refusé l’idée. « Non, maintenant, ça va aller mieux, promis je ne recommencerai pas ». Je suis du style à tenir mes promesses. Celle-là aussi. Et j’en ai parfois salement bavé… Mais je suis toujours là.

Des bas, des hauts… et encore des bas

Je ne sais pas si ma manière de vivre ma dépression est classique. Oui, il y a encore des jours où j’arrive à sourire. Oui, j’ai encore envie de vivre certaines choses. Oui, je parviens à apprécier de chouettes moments.

Quand ces moments positifs se font de plus en plus rares, quand tout ce qui me reste en tête, autour de moi, c’est juste une brume noire de désespoir, de désinvestissement et de désabusement, quand cette période dure… C’est en général là où je me décide à consulter.

Je n’aime pas parler de ma dépression. Même à mon médecin. Parce que j’ai l’impression que si je dis vraiment ce que j’ai dans la tête, la manière dont je vois le monde et la vie, je vais juste réussir à décourager tout le monde et à générer une vague de suicide. Parce que, je ne vois toujours pas comment on peut avoir envie de vivre…

Et pourtant, je continue.

Un jour à la fois

Il paraît que je me pose trop de questions. Que je me fais des films, que je réfléchis trop. Je devrais sans doute plus me laisser porter. Mais je n’y arrive pas.
Non, c’est faux.

J’y arrive. Par moments. Quand je suis en train d’écrire et que je m’extrais du monde. Quand j’arrive à réellement être dans un moment, sans tout analyser, sans penser plus loin. Ce sont des moments de répit. Et je les savoure.

Je ne veux pas dire que chaque jour est un combat. Parfois, j’en passe plusieurs sans me demander une seule fois pourquoi je continue. D’autres jours, j’ai vraiment besoin de me repasser la liste des raisons qui me maintiennent au monde. Même si, dans mes pires moments, elles me semblent absurdes. Parce que je parviens encore à me rappeler que ce n’est pas toujours le cas.

Il faut vivre un jour à la fois. C’est ma seule manière de ne pas m’enfoncer.

Pourquoi il faut en parler

C’est dur de reconnaître que l’on va mal. Cela ne fait pas partie de notre culture, les autres n’ont pas envie de l’entendre. Moi, j’ai tendance à jouer les super-woman, toujours souriante, active, déterminée, optimiste. Ce n’est pas seulement l’image que je veux donner de moi, c’est ainsi que j’ai envie d’être.

Mais, je l’avoue, quand j’apprends que d’autres personnes, parfois des femmes que j’admire, avouent qu’elles aussi ressentent cet abandon du goût de vivre, ça me permet de me dire « ça va, je ne suis pas si anormale, je ne mérite pas d’être clouée au fond d’un cachot pour mes idées sombres ».

C’est aussi pour cela que j’en parle aujourd’hui. Pour que tous ceux qui me lisent puissent se dire qu’ils ne sont pas seuls. Ce n’est pas grand-chose, mais je crois que chaque petit geste a son importance.

Et il faut en parler. Parce que c’est une maladie (même si une part de mon cerveau continue à susurrer que ce sont les autres qui sont malades de ne pas comprendre à quel point rien n’a de sens). Et que les maladies, on les soigne. D’une manière ou d’une autre.

Je ne suis pas guérie. J’ai eu des périodes de rémission. Je ne sais pas si j’en sortirai complètement un jour. Mais je suis toujours là. Et vous aussi !

Photo by Cherry Laithang on Unsplash

Mon compte-rendu des Imaginales

Mon compte-rendu des Imaginales

Il y a un petit moment que je ne vous ai pas écrit de compte-rendu de mes salons, mais Les Imaginales méritent bien un petit article !

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L’expédition vers Epinal

Tout a commencé il y a quelques mois, quand j’ai contacté les collègues auteurs et autrices de l’Aigo en leur demandant s’ils voulaient participer aux Imaginales (mon rêve depuis 3 ans au moins!). Avec ceux, ou plutôt celles, qui étaient prêtes à parcourir la France de l’Ouest à l’Est, nous avons donc doucement préparé notre expédition.

La réservation d’un logement, dans un gîte un peu ancien, mais où nous étions au calme et bien installées.

Le remplissage du coffre de la voiture : jouer à tétris avec des cartons plein de livres, ça fait un peu plus mal aux bras que sur nos antiques consoles !

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Puis la route. Parce qu’il faut compter plusieurs heures pour un trajet de cette ampleur. Entre 6 et 8 h de trajet, en comptant les arrêts, les détours par la forêt (il semble que nous nous soyons perdues à l’aller). Heureusement, Audrey Pleynet, Myriam Caillonneau et moi avons pu nous relayer au volant. Et surtout, nous avons discuté pendant des heures d’écriture et de littérature. Le séjour commençait bien !

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Les rencontres

Ça, c’est la partie que j’ai préférée. On a rencontré beaucoup, beaucoup de monde au salon. D’abord, les personnes avec lesquelles nous partagions notre stand, bien sûr. Puis ceux d’en face (merci pour le scotch), qui avaient suivi notre périple sur Facebook (nous avions créé un événement sur le site juste pour partager notre aventure). Puis les stands d’à côté. Puis d’un peu plus loin. Mon carnet d’adresses (et de livres à lire) s’est bien rempli !

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Au fur et à mesure des quatre jours, notre stand, généreusement équipé en café, eau fraîche et ventilateurs, grâce à Romain Vivies, est devenu le lieu de passage incontournable du salon.

J’ai aussi pu voir enfin en vrai quelques personnes avec lesquelles j’avais échangé sur les réseaux sociaux. Et même une fan qui est venue me voir (merci Laura!) dès le jeudi matin, et qui m’a permis de faire ma première dédicace !

J’ai aussi pu discuter avec d’autres auteurs et autrices, rencontrés parfois lors de précédents salons, et ça aussi c’était plus que sympa.

Le salon

En lui-même, le salon des Imaginales vaut vraiment le déplacement. Vous allez y rencontrer uniquement de véritables passionnés de l’Imaginaire, qui ont traversé toute la France pour y assister (bon sang, quatre jours à parler de fantastique et d’écriture, c’était le meilleur week-end de ma vie!).

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J’ai vu des gens déguisés (j’adore le steam-punk, je dois absolument écrire un livre dans cet univers pour pouvoir porter des costumes de ce style), du body painting.

J’étais trop souvent sur le stand pour pouvoir assister aux nombreuses conférences mais je pourrai les visionner grâce à ActuSF (et vous aussi), ça compensera un peu !

En plus, un détail que l’écolo en moi a apprécié : il y avait des toilettes sèches, des navettes électriques gratuites pour les visiteurs qui s’étaient garés loin, et des éco-cups à la place des gobelets jetables !

Notre emplacement

Nous n’étions pas situées, comme nous l’avions d’abord souhaité, dans la Bulle du Livre. En même temps, il y a fait tellement fait chaud que le lieu, le samedi après-midi, ressemblait surtout à une étuve !

Notre stand était dehors, nous avions plus d’air, et près d’une fontaine qui servait d’indicateur géographique.

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La tente était grande, nous ne manquions pas d’espace, et nous avons surtout pu y tenir de longues discussions avec les lecteurs qui venaient jusqu’à nous.

Et vous pourrez même voir une petite vidéo du stand en action ici.

La logistique

Nous avions pris des salades à emporter pour chaque jour à midi. Et nous nous contentions souvent de grignoter le soir. Ce n’était donc pas vraiment un régime très sain (même si nous mangions des fruits dans la journée). Ami lecteurs, vous avez le droit d’amener de quoi grignoter aux auteurs en dédicace !

Par contre, nous avons beaucoup bu. Du café, donc, de l’eau, bien sûr. Et, pour moi, du thé, évidemment !

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J’ai testé et validé ma gourde achetée chez GaspaJoe : je la remplissais avant de partir, le matin à 8h, et j’avais du thé chaud jusqu’à 16 h (ensuite elle était vide). Je ne regrette donc absolument pas mon investissement.

Le speed dating

Je m’étais également inscrite pour participer au speed dating des Imaginales. Cet événement est l’occasion de présenter son roman, en quelques minutes, à des éditeurs. Plusieurs d’entre eux se sont montrés intéressés par Forever Young, mon projet en cours. Ce qui était très enthousiasmant (ouf, mon idée n’est pas nulle), très enrichissant, et un véritable challenge : allais-je réussir à parler de moi sans bafouiller ?

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L’ambiance était très bienveillante, tant de la part des organisatrices qui nous ont maternés pendant tout le temps qu’ont duré les rencontres, que de la part des éditeurs, qui étaient patients avec nous, que de la part des autres auteurs. Nous étions vraiment là pour nous encourager les uns les autres, et ça, ça mérite un gros câlin virtuel à tous !

Par contre, maintenant, il faut que je me dépêche de terminer mon roman, et de le corriger. J’ai la pression !

Les outils testés

Pour ce salon, j’avais réalisé quelques investissements.
Dans un kakemono, d’une part. J’en suis très contente même si je pense que, pour le prochain, je mettrai plutôt une phrase d’accroche en hauteur, et pas sous la couverture.

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Dans un boîtier Sum-up, aussi, un outil très pratique pour accepter les règlements en carte bancaire. Hormis un petit couac de mise à jour le jeudi soir, ce boîtier s’est avéré très pratique.

J’avais aussi prévu des badges qui devaient être offerts en cadeau. Au final, on m’a plus souvent demandé si on pouvait les acheter seuls… Néanmoins, ce peut aussi être une idée, d’avoir des goodies pas chers en vente en plus.

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Mes regrets

J’ai adoré ce salon, vraiment. Ce sont quatre jours intenses et qui pourtant passent trop vite. J’aurais voulu que cela continue encore, parce qu’on n’a pas fait le tour de tout ce que l’on avait à se dire pendant ce week-end.

Je regrette aussi de ne pas avoir pu assister aux conférences, même si je sais que je vais pouvoir les visionner.

Je regrette de ne pas avoir pu faire dédicacer mes livres par certains auteurs que j’aime vraiment beaucoup : Gabriel Katz avait tout le temps du monde devant lui, de même que Christelle Dabos, pour ne citer que certains de ma liste.

Mais je crois bien que ce sont là mes seuls regrets. Ce qui n’est pas si mal au final.

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En tout cas, ces quatre jours m’ont à la fois épuisée et remplie d’énergie pour la suite. Je sais que d’autres dédicaces m’attendent, à la fin de cette semaine, pour commencer, puis cet automne ! Et peut-être que je recroiserai, de ci, de là, quelques visages entraperçus à Épinal…

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Des idées de cadeaux pour les mamans liseuses

Des idées de cadeaux pour les mamans liseuses

La fête des mères s’approche. Dangereusement. Alors, oui, c’est une fête commerciale, on est bien d’accord. Mais est-ce que c’est une raison pour ne pas offrir de cadeaux ? Non, il faut toujours offrir des cadeaux.

Si vous manquez d’idées, voici quelques pistes qui pourraient plaire aux mamans qui aiment lire de votre entourage…

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Une liseuse

Oui, je sais, les vrais livres, c’est le top. Mais tant qu’on n’a pas testé de liseuse, impossible de se rendre compte à quel point c’est pratique. Utile. Indispensable. En plus, pour quelques euros à peine, vous pourrez y télécharger en avance plein de romans d’auteurs indépendants. Si ce n’est pas le top, ça !

Un abonnement à une box de lecture

Recevoir des livres chaque mois, pendant plusieurs mois, avec en plus des petits cadeaux surprise… Qui est capable de résister à cette tentation ?

Il y a les box françaises, comme Once upon a book, Mille et un livres , la Kube

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Puis les box venues d’un peu plus loin, pleine de goodies qui font rêver : Owlcrate, Fairyloot, Illumicrate…

Et je dois certainement en oublier

Un abonnement à un magazine

Des magazines qui font du bien, comme Flow, d’autres qui informent sur notre société, comme Causette, ou qui parlent de styles littéraires qui leur plaisent, comme Blogger’s. Bref, quelques pages à feuilleter, qui arrivent régulièrement dans leur boîte aux lettres, c’est plutôt bien, non ?

(hum, si vous n’avez pas compris vu mes choix que je suis une fan de littérature Young Adult, je ne vais plus pouvoir le cacher plus longtemps!)

Des livres

Oh ben oui, tiens, on n’y avait pas pensé. Vous savez que mon éditeur a choisi de présenter Le Secret du vent dans sa sélection spéciale Fête des Mères. Mais il y en a plein d’autres qui pourront vous satisfaire, dans tous les styles.

Moi, en ce moment, j’aurais envie d’offrir Histoires du soir pour filles rebelles à toutes les mamans de petites filles de mon entourage, par exemple !

Des badges pour afficher son amour de la lecture

Les badges, les pins… Vous aviez vu que cela revenait à la mode ? Il y a des créateurs, des créatrices, sur Etsy et ailleurs, qui en proposent de nombreux sur le thème de la lecture.

badge pour lectrice

Personnellement, j’en suis un certain nombre sur Instagram et je suis bluffée par leurs propositions !

Des marque-pages

Non, on n’a jamais trop de marques-pages. Pour lire plusieurs livres en même temps, mon enfant !

marque page hedwige

En ce moment, la grande tendance, ce sont les marque-pages magnétiques, comme ceux présentés sur cette page. Un marque-page à l’effigie de son personnage préféré, qui peut y résister (et en plus, les tarifs sont vraiment minimes).

 

Voilà, je crois que vous avez déjà quelques pistes pour trouver le cadeau idéal pour cette fête des mères (et ça vaut aussi pour les lectrices qui ne sont pas maman!). Si vous avez d’autres idées à ajouter, n’hésitez pas à les indiquer dans vos commentaires…

 

Photo by Leandro Cesar Santana on Unsplash